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Bayonne-Stade, un an avant

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28/12/2011

 

Les temps forts de la rencontre

 



La feuille de match

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Bayonne 29 à 20 (mi-temps : 23-10 )
Temps agréable ; 18.690 spectateurs environ ; arbitrage de M. Raynal (Roussillon).
Pour le Stade Touousain : 2 essais de Johnston (32), Poitrenaud (39) ; 5 pénalités de Skrela (6, 10, 26, 60) et Bézy (70) ; 2 transformations de Skrela (32, 39).
Pour Bayonne : 2 essais de Pietersen (8), Huget (54) ; 2 pénalités de Audy (18, 50) ; 2 transformations d'Audy (8, 54).
Stade Toulousain : Médard; Clerc, Poitrenaud (puis Fritz, 71), Jauzion, Heymans; (o) Skrela (puis Bézy, 65), (m) Kelleher; Dussautoir, Sowerby, Nianga (puis Picamoles, 60) ; Albacete (puis Bouilhou, 41), Millo-Chluski; Johnston (puis Human, 54), Lacombe, Poux (puis Montès, 67).
Bayonne : Elhorga; Huget, Gerber, Gower, Pietersen; (o) Fauqué, (m) Audy; Puricelli (cap), Boutaty, Marmouyet; Flavell, Filipo; Baiocco, Roumieu, Iguiniz.
Carton jaune : Roumieu (59)


Le compte rendu

Les Toulousains réalisaient une entame de match tonitruante, symbolisée par un petit coup de pied à suivre de Skrela par dessus la ligne défensive adverse. Jauzion s'emparait du ballon, perçait, et le jeu arrivait rapidement à l'aile de Clerc, finalement repris à une quinzaine de mètres. 
Installés dans le camp bayonnais, les locaux se montraient dominateurs et avaient clairement entamés le match par le bon bout. En mêlée, l'emprise toulousaine était également manifeste, et c'est sur cette phase de jeu, précisément, que le Stade obtenait une pénalité, tentée et réussie par Skrela.

Hélas, la bonne impression laissée jusqu'alors était balayée dès le renvoi, ou presque. L'Aviron marquait en effet un essai de toute beauté, initié par un subtil coup de pied à suivre dans le dos de la défense et converti par Pietersen, plus prompt que Médard. Heureusement, là aussi immédiatement après, le Stade développait une belle attaque, avec une prise d'intervalle de Poitrenaud, qui décalait Clerc. Les visiteurs se mettaient à la faute et Skrela ramenait les siens à un point.

Les minutes défilaient, et si Toulouse faisait énormément souffrir son adversaire en mêlée, cela n'était guère récompensé par M. Raynal. Et sur pénalité, Audy augmentait l'écart, avant qu'une superbe action, côté toulousain, ne soit à deux doigts d'aller à dame. Ce que proposait le Stade était séduisant, mais après vingt minutes de jeu, un constat s'imposait : c'était bien Bayonne qui avait pris les devants (10-6).

Loin de se décourager, les coéquipiers de Thierry Dusautoir poursuivaient leur pressing, et s'ils ne se procuraient pas de réelles occasions d'essai, cela était néanmoins récompensé par une nouvelle pénalité de Skrela (9-10, 26ème). Le premier essai stadiste de la partie n'allait pas tarder, même s'il arrivait de façon assez heureuse : une touche à quinze mètres était mal négociée, mais le rebond était favorable à Dusautoir, qui s'emparait du ballon, le donnait à Johnston, dont la puissance faisait la différence. Toulouse prenait la marque (16-10).

Bien dans leur match, Toulouse inscrivait peu de temps après le deuxième essai de sa partie : Jauzion prenait un espace et donnait dans un fauteuil à Poitrenaud, qui filait entre les barres. L'écart se creusait, et ce n'était que justice au vu de la physionomie de la partie.

La pause était atteinte sur le score de 23 à 10, et il y avait des raisons à ce moment-là d'envisager la suite avec optimisme. D'abord en raison de l'ampleur du score, mais aussi parce que les joueurs de la ville rose, inspirés et appliqués, avaient réalisé quarante minutes de bonne facture.

 

Bayonne revient bien

Si le Stade se montrait toujours aussi convaincant dans les premiers instants, une magnifique contre-attaque, menée par Elhorga et achevée à deux mètres de la ligne, rappelait qu'il fallait rester vigilant. Audy, auteur d'une pénalité difficile, le confirmait peu de temps après.
Les ballons de récupération, décidément, faisaient mal aux Rouge et Noir, car sur l'un d'entre eux et au terme d'une action confuse, pour ne pas dire rocambolesque, Bayonne marquait son deuxième essai et revenait à trois points. On se prenait à regretter que, quelques minutes plus tôt, une pénalité à 22 mètres face aux barres n'ait pas été tentée...

Désormais sous pression, les Toulousains tentaient tant bien que mal de réagir, mais se montraient plus approximatifs qu'en première période. Une pénalité de Skrela venait donner un peu d'air, de même que le carton jaune infligé à Roumieu, coupable d'un acte antijeu. Mais, malgré leur supériorité numérique, les Toulousains ne parvenaient pas à mettre la main sur le ballon, et leur copie ne ressemblait en rien à celle rendue après quarante minutes de jeu.

Sans briller, Toulouse marquait pourtant une nouvelle pénalité à la 70ème, qui le mettait à l'abri d'un essai transformé. Plus rien de notable n'allait intervenir et le Stade s'imposait sans laisser le bonus défensif à son adversaire. Mais on ne pouvait que regretter que les hommes de Guy Novès n'aient pas pu tenir la cadence, après une très belle première mi-temps.

 

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