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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Bonus et malus pour le Stade

Samedi 16 février 2008
Bonus et malus pour le Stade

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Perpignan 41 à 15 (mi-temps :  23 à 5)
Temps beau et agréable; belle pelouse; 19.000 spectateurs environ; arbitrage de M. Gastou (Languedoc).
Pour le Stade Toulousain : 5 essais de Nyanga (8), Heymans (10, 35), Clerc (60, 74); 3 pénalités de Du Toit (6, 18) et Courrent 80); 2 transformations de Du Toit (10, 60); 1 drop de Du Toit (58).
Pour Perpignan : 2 essais de Bozzi (40), Mas (48); 1 pénalité de Porical (55); 1 transformation de Laharrague (48).
Stade Toulousain : Clerc, Poitrenaud (puis Mermoz, 23), Jauzion (cap), Médard - Du Toit, Kelleher (puis Courrent, 69) - Lamboley, Maka, Nyanga (puis Sowerby, 52) - Millo-Chluski, Pelous (puis Bouilhou, 65) - Human (puis Poux, 45), Servat (puis Basualdo, 60), Perugini.
USAP: Porical; Martin-Aramburu, Marty, Hume, Candelon; (o) Laharrague, (m) Durand; Pérez, Chouly, Vaki; Britz, Alvarez-Kairelis; Bozzi, Ladhuie, Freshwater (cap).

Le Stade a mis à profit la venue de Perpignan à Ernest Wallon pour engranger son neuvième succès en dix matchs depuis le début de la saison. Comme cela n'avait pas été le cas ces dernières années, les Toulousains se sont nettement imposés devant les Catalans, grâce notamment à une entame de match exceptionnelle. La victoire est malheureusement ternie par la grave blessure survenue à Clément Poitrenaud, contraint de quitter l'aire de jeu en milieu de première période. Place maintenant à la réception de Brive, samedi prochain, pour une rencontre où les absents, entre internationaux et blessés, seront nombreux.
Plusieurs joueurs appelés lors des deux premiers matchs du Tournoi étaient titulaires pour ce choc au sommet de la dixième journée. Heymans (à l'arrière), Clerc et Servat débutaient, pendant que Poitrenaud (au centre) et Millo, retenus pour le "crunch" à venir face à l'Angleterre, en faisaient autant. En troisième ligne, Finau Maka était titulaire, entouré de Nyanga et Lamboley. Du Toit était préféré à Courrent à l'ouverture alors qu'en première ligne, Perugini et Human débutaient, avec Jean-Baptiste Poux en renfort sur le banc des remplaçants.

Une entame de rêve

 
C'est Perpignan qui tentait la première escarmouche de la rencontre, dès la première minute. En subtilisant une touche sur lancer toulousain, les Catalans développaient un mouvement intéressant, achevé par un drop manqué de Laharrague. Toulouse répliquait rapidement avec un joli déploiement au large,  terminé à l'aile où Maxime Médard était repris à une quinzaine de mètres. Engagé, rythmé, le début de partie était en tout cas plaisant à voir. Installés dans les 22 adverses, les Toulousains monopolisaient le ballon et finissaient par obtenir une pénalité, réussie par Du Toit de 20 mètres, légèrement désaxé sur la droite.
Bien dans le match, multipliant les temps de jeu, les hommes de Novès montraient un rugby plaisant, et marquaient logiquement un premier essai à la 8ème minute. Prise de vitesse sur une pénalité rapidement jouée, la défense usapiste ne pouvait revenir sur l'aile gauche où Clerc fixait le dernier rempart pour donner à Nyanga, qui aplatissait sans souci. La donne allait être doublée moins de deux minutes plus tard : alors que Perpignan se faisait menaçant sur un mouvement des trois quarts, une passe mal assurée était interceptée par Heymans, dont la vitesse faisait la différence sur un contre en solitaire de 80 mètres. Le Stade menait 15-0 après dix minutes de jeu, et on ne pouvait évidemment rêver à meilleure entame.
Totalement en confiance, les Stadistes tentaient énormément et réussissaient beaucoup, en proposant parfois des séquences formidables. On ne pourrait ici les citer toutes, mais certaines, avec notamment un duo Clerc-Heymans qui confirmait son exceptionnelle forme du moment, faisaient plaisir à voir et enthousiasmaient les spectateurs.
Après une nouvelle opportunité non menée à bien en raison d'un coup de pied à suivre de Jauzion dans l'en-but légèrement trop fort, les joueurs rouge et noir continuaient de plus belle. A la 18ème minute, la mêlée perpignanaise était sanctionnée et Du Toit, de quarante mètres, réussissait son coup de pied. Tout aurait été pour mieux, donc, si Clément Poitrenaud n'avait dû quitter ses partenaires aux alentours de la vingtième minute de jeu, apparemment sévèrement touché. Le Toulousain quittait la pelouse sur une civière et se blessait au moment où il s'apprêtait à retrouver l'équipe de France.
L'incident glaçait quelques minutes l'ensemble de l'assistance, et la rencontre peinait à retrouver du rythme par la suite. Perpignan manquait une pénalité (23ème), et Du Toit (depuis la ligne médiane) en faisait autant peu après. Les coéquipiers de Yannick Jauzion, du reste, commettaient des erreurs inédites depuis le début de la rencontre et se montraient moins dominateurs. En face, les Sang et Or s'enhardissaient mais gâchaient bêtement beaucoup de munitions pour se montrer réellement menaçants.
Et c'est finalement le Stade qui allait scorer, sur sa première véritable occasion depuis de longues minutes. Cédric Heymans se trouvait à la conclusion d'une séquence où s'étaient illustrés notamment Médard et Pelous, et aplatissait en coin. On jouait la 35ème minute, et les pensionnaires d'Ernest Wallon étaient en position de marquer le point de bonus offensif. Cela ne durait pas, car sur la sirène annonçant la pause, Perpignan produisait une très longue séquence et finissait par marquer un essai, grâce à Bozzi.

Perpignan attaque fort

 
La partie reprenait sur une légère emprise toulousaine, mais les deux équipes se rendaient coupables de plusieurs maladresses et se rendaient à tour de rôle le ballon. L'USAP interceptait un ballon à la 46ème minute, et sur un coup de pied à suivre de, celui-ci était victime d'un plaquage sans ballon. Toulouse s'en sortait sans carton jaune et sans essai de pénalité, mais Perpignan ne baissait pas les bras. Sur la pénal'touche consécutive, Mas s'extirpait d'un regroupement et marquait de près.
Désormais revenus dans le match, les visiteurs donnaient du fil à retordre aux Toulousains, qui ne parvenaient décidément pas à retrouver de leur superbe du premier acte. Le danger se faisait cette fois plus présent quand Porical réussissait une bien belle pénalité, depuis le milieu du terrain. Perpignan n'était plus qu'à huit points, et il fallait réagir.
Sans doute conscients du danger, Toulouse réagissait et produisait une séquence à multiples temps de jeu, terminée par un drop impeccable de Du Toit (26-15, 59ème). Moins de soixante secondes plus tard, Vincent Clerc se trouvait à la conclusion d'un contre initié par Lamboley et son équipe, un temps menacée, reprenait le large.
Ces dix points inscrits en 120 secondes allaient permettre aux Rouge et Noir de repartir de l'avant. C'est tout d'abord Clerc, sur une action une nouvelle fois amorcée par Lamboley, qui était repris par un plaquage haut à cinq mètres de l'en-but. Sur la pénal'touche, le maul stadiste n'était pas loin d'aller à dame, et venait échouer à une poignée de centimètres. Dommage, car si la victoire ne faisait plus guère de doutes à ce moment-là, les Toulousains n'étaient qu'à un essai du bonus offensif.
A la 71ème minute, une nouvelle occasion était à signaler, avec un petit coup de pied à suivre de Courrent depuis les 22, qui manquait d'être récupéré par Clerc. Toulouse appuyait, et son abnégation finissait par payer quand Du Toit réalisait un petit numéro en solo pour servir sur un plateau Vincent Clerc, qui y allait de son doublé. Si rien n'était à signaler jusqu'au coup de sifflet final, les Stadistes eurent l'intelligence de poursuivre leur domination, ce qui les mettait à l'abri d'un essai catalan qui aurait annihilé leur bonus. La mission était donc plus qu'accomplie, mais on ne pouvait évidemment s'empêcher, au coup de sifflet final, d'avoir une pensée pour le malheureux Clément Poitrenaud.

 
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