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Clerc : « Conserver cette dynamique »

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02/01/2012

Vincent, malgré des conditions difficiles, vous terminez bien l’année ?

Oui, quand on a vu le temps qu’il faisait, on a su que ça serait difficile, que ça se jouerait devant, essentiellement dans la conquête, avec une bonne gestion de la charnière. C’est ce qui s’est passé. Nous avons eu des avants qui ont été très bons, en touche comme en mêlée.

On a été un peu plus disciplinés que les Bayonnais. À certains moments, nous avons un peu plus porté le ballon et surtout, nous avons été très performants en défense. On savait qu’on ne pouvait pas faire autre chose.

Ce n’est pas le style de match des plus agréables pour un ailier ?

Non, on n’y prend pas énormément de plaisir, on touche trois ou quatre ballons maximums et on passe son temps à regarder les échanges de jeu au pied, mais ça fait aussi partie de ces matchs en plein hiver. Il y en a toujours quelques-uns, et celui-ci, je suis content que nous l’ayons gagné.

Le Stade a montré une nouvelle facette de «jeu d’hiver», qui pourrait lui permettre de bien négocier cette période ?

On l’espère. On a ces conseils et cette intelligence pour ne pas tomber dans un excès de jeu quand c’est impossible. Ça a été très bien géré, lors du match à Montpellier et celui-ci. Effectivement, dans des conditions comme celles de vendredi, il faudra un peu réduire la voilure. Parfois il y a des bons coups à jouer quand il pleut, et cela a d’ailleurs été le cas en Coupe d’Europe, mais ce week-end c’était particulièrement fermé.

Les contions de ce week-end, additionnées à l’envie des Bayonnais de venir accrocher quelques points, a restreint un peu le jeu. On a bataillé dans un jeu au pied et un duel d’avants.

Que faut-il souhaiter au Stade Toulousain en cette période de voeux ?

De conserver cette dynamique que l’on a depuis quelque temps, qui est vraiment intéressante. On prend du plaisir, les joueurs qui sont intégrés nous apportent vraiment un plus et se régale aussi. On va essayer de continuer comme ça le plus longtemps possible.

Après, on verra ce qui se passe. On prend depuis quelques mois pas mal de plaisir, mais l’équilibre est très précaire. On l’a vu en Coupe d’Europe avec cette défaite à la maison contre les Harlequins. C’est bien, mais on peut mieux faire. Il ne faut pas se relâcher, parce que ça peut aller très vite.

Mieux faire, c’est par exemple un doublé ? Est-ce que vous en rêvez ?

Honnêtement non, ça ne fait pas rêver. Un titre ça fait rêver. Après, si toutes les conditions sont réunies, si un jour on a l’opportunité de le jouer, pourquoi pas… 

Pour le moment, ça paraît tellement utopique d’arriver en fin de saison, de jouer sur les deux tableaux, être frais, avoir un effectif au complet... Si déjà, on peut gagner quelque chose, ça serait une très belle satisfaction.

L’année 2011 est-elle un bon cru à titre personnel ?

Oui bien sûr. Déjà, il y a la naissance de ma fille, ensuite il y a une demi-finale de coupe d’Europe qui a été un match génial à jouer, un titre de champion de France, un titre de vice-champion du Monde. Ça fait une année pleine, et surtout une année où l’on a pris beaucoup de plaisir.

 J’ai envie d’en revivre des comme ça régulièrement. On a senti tout le monde aller dans le même sens, se régaler sur le terrain, jouer intelligemment, d’abord avec le Stade, après avec l’équipe de France. C’est un très bon cru, comme on en a rarement.

Une image qui a marqué 2011 ?

J’avoue que non, tout va tellement vite. On passe d’une compétition à une autre à une vitesse folle. J’ai l’impression que la saison dernière et le titre son déjà très loin, alors que c’est quand même relativement proche.

On n’a pas le temps de s’arrêter et de mesurer tout ce qui se passe. Les images nous reviendront quand on se posera un peu. Pour le moment, on est tellement dans la continuité, dans l’enchaînement des saisons et des matchs que finalement, on n’a pas trop le temps de savourer.

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