• ERCC
  • Peugeot
  • Orange
  • LNR
Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Agen / Stade Toulousain

Grâce à un essai de McAlister à la dernière seconde, Les Toulousains ont engrangé leur quatrième succès consécutif en Top 14 Orange aux dépens d'Agen, vendredi (24-23).

A Agen (Armandie) - Stade Toulousain bat SU Agen 24 à 23 (mi-temps : 14-3 )
Temps beau et chaud ; belle pelouse ; 12.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Lafon (Lyonnais)
Pour le SU Agen : 1 essai de Fonua (55) ; 5 pénalités de Barnard (18, 51, 59, 65, 68) ; 1 drop de Barnard (72).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Donguy (17), McAlister (32, 80) ; 1 pénalité de McAlister (43) ; 3 transformations de McAlister (17, 32, 80).
Agen : Tian, Vaka, Pelesasa, Robinson, Dulin – (o) Barnard, (m) Marchenaud – Badenhorst, Fono, Monribot – Senekal, Faaoso – Muller, Narjissi, Schwalger.
Carton jaune : Ahotaeiloa (76)
Stade Toulousain : Poitrenaud – Matanavou, David, Fritz (puis Jauzion, 61), Donguy – (o) Mcalister, (m) Bezy – Nyanga, Sowerby, Bouilhou (puis Nicolas, 71) – Maestri, Lamboley (puis Boukerou, 58) – Montes (puis Falefa, 51), Guinazu (puis Basualdo, 51), Hoeft.
Carton jaune : Fritz (50)

Le Stade Toulousain s'est imposé à Agen lors de la cinquième journée du Top 14. Face à une équipe qui n'avat pas chuté à domicile durant toute l'année 2011, la prouesse mérite d'être soulignée, d'autant plus en raison des circonstances que l'on connaît en ce début de saison. Ce succès, et c'est encore plus important, est aussi le quatrième consécutif et permet aux Rouge et Noir de consolider leur place dans le peloton de tête du championnat. Alors que ce n'est autre que Clermont, leader invaincu de la compétition, qui se rend au Stadium samedi prochain, voilà qui promet un choc de tout premier plan.

McAlister marque en contre


On assistait à une bonne entame de la part des deux équipes. Le jeu était rythmé, et chaque formation cherchait à exploiter la moindre possibilité pour envoyer du jeu. Globalement, la possession était plutôt en faveur des Toulousains, et je jeu au pied de McAlister, en ce début de partie, faisait des merveilles.
La conquête, en revanche, ne constituait pas le point fort des visiteurs, puisqu'en l'espace de quelques minutes, deux ballons étaient successivement perdus : d'abord en mêlée, puis en touche. Cela ne prêtait pas à conséquence, et après dix minutes de jeu, aucun point n'avait été marqué.

A la 12ème, Bézy jouait rapidement une pénalité à soixante mètres, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le danger était plus que pressant. Mais M. Lafon décidait d'annuler cette séquence, estimant que le demi de mêlée n'avait pas joué au bon endroit. Voilà qui était quelque peu sévère, alors qu'en conquête, les affaires ne s'arrangeaient pas, avec deux nouvelles munitions gaspillées, une en touche et une en mêlée.

A la 17ème, le Stade marquait le premier essai du match : Lamboley tapait du pied un ballon cafouillé et Donguy, arrivé à toute vapeur, était le premier dans l'en-but. Le Stade prenait l'avantage, et c'était globalement mérité. Quel dommage que, sur le coup d'envoi, Montès se mette à la faute. Agen réduisait le score (3-7).

La partie se poursuivait, toujours aussi alerte. Mais le Stade, globalement, peinait à obtenir des lancements de jeu propres. On ne comptait plus les mêlées rendues à Agen, et à la 25ème, le SUA obtenait une opportunité intéressante sur l'un de ces ballons. Heureusement sans conséquence.

A la demi-heure de jeu, McAlister, de plus de 40 mètres, manquait une pénalité suite à une faute au sol de Schwalger. Toulouse avait depuis plusieurs minutes remis la main sur le cuir, mais, paradoxalement, c'est sur un ballon perdu par Agen que McAlister le récupérait, et comme un grand après un sprint de près de 70 mètres, marquait le deuxième essai des siens. Toulouse prenait le large (14-3).

Agen semblait sonné après avoir encaissé ce deuxième essai. Le Stade, dans la foulée, obtenait une pénalité largement jouable, que Fritz choisissait de jouer rapidement. Cela ne donnait rien, et il est probable que le trois-quarts centre n'avait pas choisi sur ce coup-là la meilleure option. On s'acheminait vers la pause, finalement atteinte sur le score de 14-3. Tout n'avait pas été parfait, mais les joueurs de la ville rose, si rien n'était définitif, avaient accompli une partie du chemin menant à la victoire.

Un carton qui fait mal


La deuxième période reprenait hélas sur une scène trop vue au cours des quarante premières minutes : une touche perdue. On pouvait se féliciter du réalisme affiché par les Rouge et Noir jusque là, car les approximations de leur conquête les avaient privés de beaucoup de ballons potentiels.
Mais cela ne durait pas : quelques instants plus tard, la mêlée toulousaine faisait l'effort et McAlister, sur pénalité, creusait l'écart (17-3, 43ème).

Quelque peu amorphes jusqu'ici, les locaux se réveillaient. Suivait un énorme temps fort dans les 22 toulousains, finalement sanctionné par une pénalité et un carton jaune pour Fritz. Barnard passait les trois points (6-17, 51ème).
Alors que les coéquipiers de Jean Bouilhou maîtrisaient plutôt bien leurs affaires, ils se retrouvaient en difficulté. Mais dans les minutes qui suivaient l'expulsion de Fritz, ils géraient bien le match et parvenaient à conserver le ballon. Cela, hélas, ne durait pas : après une échappée de Narjissi le long de la ligne, Fonua aplatissait. Le match était totalement relancé (11-17).

Les joueurs agenais, désormais, étaient totalement dans le match. Ils obtenaient une nouvelle pénalité, réussie sans difficulté par Barnard. Toulouse était en danger (14-17, 60ème) et, surtout, ne parvenait plus à enchaîner les temps de jeu.
La fatigue, peu à peu, se faisait sentir, car le rythme baissait sensiblement. Sur mêlée, Toulouse était encore pénalisé et Barnard n'en demandait pas tant pour égaliser (17-17).

Sur le renvoi ou presque, le Stade se montrait enfin dangereux. Mcalister réalisait un festival, éliminait plusieurs adversaires avant de servir Matanavou à l'aile. La voie de l'essai semblait dégagée, mais l'ailier laissait échapper le cuir. On ne pouvait que le regretter, car Agen obtenait une pénalité quelques instants plus tard. Barnard poursuivait son festival et donnait, pour la première fois, l'avantage aux siens. Au vu de la seconde période, il n'y avait pas grand-chose à redire.

La physionomie, malheureusement, ne changeait pas. Et sur un maul conquérant, le ballon sortait pour Barnard, qui passait un joli drop. Cela commençait à sentir le roussi (17-23, 73ème). Moins de soixante secondes plus tard, Toulouse obtenait une pénalité, qui n'était pas tentée, à la demande de Guy Novès. Cela ressemblait à un quitte ou double.
Les charges se multipliaient, et Agen était à deux doigts de craquer. Mais ni Basualdo ni Jauzion ne parvenaient à faire sauter le verrou. Mais Toulouse ne renonçait pas. Ahotaeiloa, pour un plaquage haut sur Bézy, écopait à son tour d'un carton jaune. Et à la dernière seconde, suite à une mêlée à dix mètres, McAlister prenait le trou et allait entre les barres. Il transformait, et Toulouse s'imposait sur le fil. Quel, final, quel match et... quel joueur !

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15