• Peugeot
  • Peugeot
  • Peugeot
Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h40

Compte rendu

Match Bath Rugby / Stade Toulousain

Les Toulousains ont obtenu un très beau match nul à Bath (3-3) et accèdent aux quarts de finale de l'épreuve.
A Bath (Recreation Ground) - Bath et Stade Toulousain font match nul 3 à 3  (mi-temps : 3-3)
Temps pluvieux ; terrain lourd ; 10.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Rolland (Irl).
Pour Bath : 1 pénalités de James (2).
Pour le Stade Toulousain : 1 pénalité d'Elissalde (24).
Bath : Abendanon ; Maddock, Crockett, Berne, Banahan ; (o) James, (m) Claassens ; Lipman (cap), Browne, Beattie ; Hooper, Harrison ; Bell, Mears, Barnes.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Clerc, 73); Médard, Fritz (puis Ahotaeiloa, 39), Jauzion, Médard ; (o) Elissalde (puis du Toit, 64), (m) Kelleher ; Dusautoir, Sowerby, Bouilhou (cap, puis Nyanga, 53) ; Albacete, Pelous (puis Lamboley, 72); Lecouls (puis Perugini, 72), Servat (puis Basualdo, 66), Human.

En réalisant un très bon match nul à Bath, le Stade Toulousain s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe. Les Rouge et Noir ont livré en Angleterre une furieuse bataille, qu'ils auraient peut-être  mérité de gagner au vu d'une première mi-temps où le réalisme leur fit défaut.
La composition d'équipe, compte tenu de l'importance de la rencontre, relevait logiquement du classique. Poitrenaud prenait place à l'arrière alors que Médard glissait à l'aile occupée par Clerc devant Glasgow. La charnière avait un air de déjà-vu, puisque Kelleher-Elissalde étaient retenus, reconstituant le duo en place lors de la deuxième partie de la saison dernière.

 

Des conditions difficiles

 
Sous une pluie battante, c'est Bath qui réalisait le meilleur départ. Les conditions difficiles n'empêchaient pas les Anglais de proposer beaucoup de jeu et dès la 2ème minute, James ouvrait le score sur pénalité après une faute au sol de Pelous. Dominé territorialement, le Stade subissait les assauts adverses, et après un dégagement manqué par Poitrenaud, James manquait son drop, il est vrai peu aidé par l'état du terrain.

A la 10ème minute, le Stade faisait sa première incursion dans la moitié de terrain de Bath, et obtenait immédiatement une pénalité. En mal d'appuis, Elissalde ne trouvait pas la cible. Déjà hachée, la partie s'interrompait quelques minutes en raison de la blessure spectaculaire de Lipman. Par la suite, les débats s'équilibraient et Toulouse se procurait une jolie opportunité quand Médard, après une chandelle cafouillée par un défenseur adverse, n'était pas loin d'aller derrière la ligne. A la 24ème, le réveil toulousain était récompensé par l'égalisation d'Elissalde, sur pénalité, lequel manquait pour quelques centimètres de récidiver deux minutes plus tard.

Les minutes défilaient, et les Rouge et Noir s'installaient peu à peu dans une partie qu'ils dominaient. En mêlée, la supériorité stadiste était manifeste, et c'est précisément sur l'une de ces phases de jeu que Toulouse obtenait une nouvelle pénalité, à nouveau manquée par Elissalde. Le score restait à 3-3, mais cela ne reflétait plus la physionomie d'une partie plutôt bien maîtrisée par les coéquipiers de Jean Bouilhou.

A la 36ème, la mêlée de Bath, désormais à l'agonie, reculait d'une dizaine de mètres avant d'être sanctionnée. Mais Elissalde, peu en réussite dans des conditions il est vrai apocalyptiques, échouait à nouveau dans sa tentative. Juste avant la pause, les Anglais se montraient dangereux pour la première fois depuis des lustres : suite à un dégagement contré de Heymans, les locaux obtenaient une mêlée à cinq mètres. La supériorité toulousaine se vérifiait une fois de plus, et les Stadistes récupéraient le ballon, sur la sirène annonçant la pause.

 

Peu (ou pas) d'occasions

A l'entame du deuxième acte, Toulouse ne pouvait que regretter son manque d'efficacité après avoir passé tant de temps en première mi-temps dans le camp anglais. James, cinq minutes après le retour des vestiaires, ne connaissait pas plus de réussite au pied et manquait une pénalité. Le score n'évoluait pas, mais cette tentative semblait illustrer les nouvelles dispositions de Bath, qui débutait le plus fort cette seconde période.

A la 49ème, Bath multipliait les charges à deux mètres de l'en-but mais la ligne défensive toulousaine tenait bon. Après trois minutes brûlantes, le Stade obtenait une pénalité synonyme de bouffée d'air frais. Lors de sa première incursion dans la moitié de terrain anglaise, les hommes de Novès obtenaient une nouvelle pénalité, mais Elissalde ne renouait pas avec la réussite.

Un peu comme cela avait été le cas en première mi-temps, le Stade parvenait à équilibrer les débats, même si la partie de résumait parfois à des échanges de coups de pied d'occupation. Le temps passait, et aucune des deux équipes ne se procurait une occasion d'essai digne de ce nom. Dans les trois dernières minutes, Bath occupait les trente mètres stadistes et jouait à coups de pick and go, sans doute dans l'attente d'une faute adverse. Celle-ci ne venait pas, et M. Rolland sifflait la fin du match.
Toulouse obtenait un très bon résultat, au terme d'un match qu'il aurait peut-être pu gagner avec un peu plus de réussite au pied. Mais les Rouge et Noir pouvaient être fiers de ce qu'ils avaient réalisé au Recreation Stadium.

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15