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Saturday 20 September

RACING METRO 92 / STADE TOULOUSAIN

- 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain
Top 14 ERCC
 

Compte rendu

Match Bayonne / Stade Toulousain

Une semaine après avoir chuté face à l'USAP, les Toulousains sont allés gagner à Bayonne (35-6, avec bonus offensif) lors de la sixième journée du Top 14.

A Bayonne (Jean Dauger) - Stade Toulousain bat Aviron Bayonnais 35 à 6  (mi-temps : 14-6) 
Temps agréable ; belle  pelouse ; 13.883 spectateurs ; arbitrage de M. Berdos (Armagnac Bigorre)
Pour Bayonne :2 pénalités de Boyet (1, 14).
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Matanavou (17), Nyanga (46), Bouilhou (74), McAlister (80) ; 3 pénalités de McAlister (8, 11, 13) ; 3 transformations de McAlister (46, 74, 80).
Bayonne : Spedding - Rokoçoko, Ahotaeiloa, Mazars, Heymans - (o) Boyet, (m) M. Phillips - Puricelli, Haare, Chisholm - Boutaty, Senekal - Tialata, Roumieu, Iguiniz.
Carton jaune : Roumieu (21), Arganese (70)
Stade Toulousain : Huget - Clerc, Fritz (puis Burgess, 65), Fickou, Matanavou - (o) McAlister, (m) Doussain - Dusautoir (cap), Galan (puis Picamoles, 50), Nyanga (puis Bouilhou, 56) - Maestri, Millo-Chluski (puis Lamboley, 61)-  Johnston (puis Montès, 55), Tolofua (puis Lacombe, 50), Poux (puis Steenkamp, 50).
Carton jaune : Johnston (21), Lacombe (70)

Une semaine après avoir chuté face à Perpignan et rendu une copie décevante, les Toulousains, qui se déplaçaient pour la seconde fois consécutive, ont trouvé les ressources nécessaires pour s'imposer sur le terrain de Bayonne, lors de la sixième journée du Top 14. Face à un adversaire au potentiel indéniable et qui devait à tout prix s'imposer, les champions de France n'ont certes pas réalisé une prestation de rêve, mais ils ont en tout cas affiché de bien meilleures dispositions qu'une semaine plus tôt. Au delà du strict plan comptable, ce week-end est donc bienvenu, car dans une semaine, c'est Toulon, véritable épouvantail de la compétition, qui se rend au Stadium.
 

Matanavou marque le premier

On ne peut pas dire que la rencontre débutait bien pour le Stade : sur le coup d'envoi bayonnais, un en-avant de Maestri amenait une mêlée, sur laquelle Poux était pénalisé. Boyet, depuis la ligne des 22, ouvrait le score, alors que l'on jouait la première minute. Par la suite, on ne pouvait pas dire que les affaires s'arrangeaient : entre approximation au pied et ballon perdu en touche, le Stade peinait à prendre les commandes de la partie, même si Matanavou, après un subtil coup de pied à suivre de McAlister, était à deux doigts de récupérer et d'aplatir.

Mais heureusement, cela n'allait pas durer. McAlister égalisait tout d'abord, après un bel effort de la mêlée rouge et noire. Puis, le Néo-Zélandais donnait pour la première fois l'avantage aux siens, suite à un hors-jeu bayonnais après un beau travail de sape des visiteurs. La marque était même portée à 9-3, mais sur le renvoi, une faute stupide donnait immédiatement l'occasion à Boyet de réduire l'écart. Dommage, car après cinq minutes compliquées, les champions de France étaient désormais sur de bons rails.

Cela était d'ailleurs confirmé par le premier essai de la partie, signé Matanavou, après une belle séquence toulousaine. L'ailier était à deux doigts de récidiver moins de deux minutes plus tard, mais il était repris in extremis, après avoir oublié plusieurs partenaires à l'aile. La physionomie ne changeait pas par la suite : le Stade campait dans les trente mètres basques, mais ne convertissait pas cette bonne phase.

Le double carton jaune, pour Johnston et Roumieu, ne modifiait en rien les débats. Toulouse dominait toujours, mais sans parvenir à creuser l'écart, malgré une belle échappée de Nyanga. On n'assistait peut-être pas à du très grand rugby de la part des Haut-garonnais, mais ces derniers, appliqués et généreux dans l'effort, étaient bien dans leur match. Un joli numéro d'Huget, relayé par Matanavou, était même très près d'aboutir, mais Heymans, revenu du diable vauvert, jouait les pompiers de service.

Le jeu s'équilibrait dans les dernières minutes du premier acte et Bayonne, pour la première fois, mettait ne nez à la fenêtre. Certes, Toulouse ne concédait pas de points, ni même de réelles occasions d'essai, mais incontestablement, les coéquipiers de Thierry Dusautoir ne maîtrisaient plus leur sujet comme auparavant. Il était peut-être temps que la mi-temps soit sifflée, ce qui était d'ailleurs le cas sur le score de 14-6 en leur faveur.

 

Le chef d'oeuvre de Nyanga

On attaquait le deuxième acte avec la sensation que Toulouse, s'il avait su faire preuve d'un peu plus de réalisme, aurait pu avoir une marge d'avance bien plus confortable. Il fallait maintenant faire avec ces huit points d'avance, soit un peu plus d'un essai transformé, ce qui n'était pas anecdotique non plus.

Le Stade se montrait d'ailleurs très sérieux à la reprise, et les attaques basques étaient bien contenues par une défense agressive et bien en place. C'est Yannick Nyanga qui donnait de l'air aux siens, en signant un essai de cinquante mètres, en solitaire, où il se payait le luxe d'échapper à plusieurs plaquages et de griller Boyet en vitesse pure, avant d'aplatir.

Toulouse menait dorénavant 21 à 6, et s'était constitué une belle marge d'avance. Bayonne, clairement, avait pris un coup derrière la tête et le Stade récitait son rugby. Clerc, à la conclusion d'une fort belle séquence, était d'ailleurs tout près d'inscrire le troisième essai de son équipe. A noter qu'à la 53ème, Johnston, touché à la cheville, devait laisser sa place à Montès.

Le Stade n'était plus qu'à un essai du bonus offensif et à ce moment-là, cela semblait dans les cordes des visiteurs. En attendant, c'est l'Aviron qui avait le ballon, mais il ne semblait pas capable de porter le danger et restait cantonné dans ses trente mètres. Les offensives toulousaines, elles, étaient plus rares mais plus tranchantes, sans que cela n'aille non plus à dame. Le chrono, toutefois, défilait en faveur des Rouge et Noir, et alors qu'on entrait dans les vingt dernières minutes, on ne voyait plus comment ils pouvaient désormais être battus.

A la 74ème, Bouilhou, bien servi par McAlister, prenait le trou et marquait un essai synonyme de bonus offensif. Cela venait récompenser un long travail de sape de ses coéquipiers. McAlister, sur la sirène, ajoutait un quatrième et dernier essai. Toulouse tenait sa victoire et prouvait, pour la énième fois, sa capacité de réaction. Le champion de France se remettait sur le chemin de la victoire, alors que la venue de Toulon se profile.

 
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