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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h45

Compte rendu

Match Bayonne / Stade Toulousain

Les Toulousains se sont imposés à Bayonne (15-13, sans bonus offensif ) en match de clôture de la 17ème journée du Top 14.
A Bayonne (Jean Dauger) - Stade Toulousain bat Bayonne 15 à 13 (mi-temps : 6-6 )
Temps froid et pluvieux ; pelouse grasse ; arbitrage de M. Péchambert (Périgord Agenais)
Pour Bayonne : 1 essai de Fall (74) ; 2 pénalités de Garcia (16, 36) ; 1 transformation de Garcia (74).
Pour le Stade Toulousain : 4 pénalités d'Elissalde (13, 19, 52, 64) ; 1 drop d'Elissalde (43).
Bayonne : Peyras ; Fall, Lacroix, Gerber, Elhorga ; (o) Gower, (m) Garcia ; Martin (cap), Deen, Bernad ; Tewhata, Filipo ; Boyoud, Héguy, Iguiniz.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Médard, 73) ; Heymans; David, Fritz, Clerc ; (o) Elissalde (puis Skrela, 67), (m) Kelleher  (puis Michalak, 60) ; Bouilhou (cap), Picamoles, Lamboley (puis Sowerby, 70) ; Albacete, Millo  (puis Maestri, 55) ; Johnston (puis Lecouls, 60), Lacombe (puis Servat, 55), Human (puis Poux, 55).

Le Stade Toulousain a débuté 2010 de la meilleure des façons en s'imposant à Bayonne lors du match de clôture de la 17ème journée du Top 14. Face à un adversaire qui n'avait pourtant pas d'autre choix que de s'imposer, les Toulousains ont livré un combat de tous les instants, confirmant la bonne dynamique dans laquelle ils sont installés depuis quelques semaines. Il faudra maintenant confirmer ce résultat important contre une autre équipe en forme, Clermont, qui se rendra au Stadium dimanche prochain.

La mêlée à l'honneur



Le début de match, disputé sous une pluie battante, donnait lieu à quelques en-avants côté toulousain. Les deux équipes usaient fréquemment des chandelles, et si la domination territoriale semblait légèrement en faveur de l'Aviron, le Stade gérait bien son entame. La première escarmouche, pourtant, était toulousaine, quand Lamboley contrait un dégagement de Gower depuis la ligne d'essai, mais le ballon filait hors des limites du terrain.

A la 13ème minute, alors que les débats impressionnaient par leur intensité, la mêlée toulousaine produisait un très bel effort et poussait son homologue à la faute. Dans des conditions pourtant délicates, Elissalde ouvrait le score (3-0, 13ème). Un avantage de courte durée, car trois minutes plus tard, sur une même phase de jeu, c'était au tour du pack basque de se mettre en évidence. Garcia se chargeait de convertir l'opportunité et égalisait.

La mêlée, décidément, était le secteur clé des vingt premières minutes, car dès la 19ème minute, les Toulousains reprenaient le dessus. Même cause et même punition pour les Bayonnais, car Elissalde réussissait son coup de pied. Malgré des conditions de jeu difficiles et qui n'allaient pas vraiment en s'améliorant, les deux formations ne se contentaient pas du jeu au pied et tentaient de jouer quelques coups à la main. Sur l'un d'entre eux, après un ballon de récupération sur une touche, Bayonne se mettait à la faute. Elissalde, depuis quasiment la ligne médiane, connaissait son premier échec de la soirée.

Les minutes défilaient, et Toulouse gérait toujours aussi bien son affaire. Les quelques moments chauds, à l'image d'une chandelle formidablement bien négociée par Heymans dans ses 22, étaient bien gérés, alors que le jeu au pied d'Elissalde, précis et intelligent, occupait efficacement le terrain. Mais peu après la demi-heure de jeu, Garcia, de près de cinquante mètres, passait une pénalité importante après l'une des rares indisciplines stadistes. Les deux équipes étaient désormais à égalité, et c'est sur un score de parité qu'elles regagnaient les vestiaires.


Garcia, l'ultime frayeur



La reprise était en faveur des Rouge et Noir, qui s'installaient dans la moitié de terrain adverse, notamment grâce à un maul qui progressait sur une bonne quinzaine de mètres. Dans la continuité, Kelleher sortait un bon ballon pour Elissalde qui, de quarante mètres, réussissait son drop. Le Stade reprenait l'avantage (9-6, 43ème).

Fritz, à la cinquantième minute, voyait une pénalité de plus de cinquante mètres passer sous la ligne médiane. Dommage, car un écart de six points dans un tel match aurait sans doute constitué un premier tournant. Ce n'était que partie remise, car soixante secondes plus tard, Elissalde exploitait une nouvelle faute basque. La réaction bayonnaise ne se faisait pas attendre, mais la défense stadiste, comme toujours depuis le coup d'envoi, défendait bien et se mlttait finalement très peu à la faute.

Passée une poignée de minutes à contenir les assauts des locaux, Toulouse repartait de l'avant, toujours aidé en cela par la précision diabolique du jeu au pied d'Elissalde. Ce dernier, à l'heure de jeu, échouait cela dit dans une tentative de drop, qui aurait donné aux siens un écart plus qu'intéressant. Mais globalement, l'état d'esprit des joueurs de Guy Novès, conquérant, les mettait à ce moment-là à l'abri d'une mauvaise surprise.

Le temps, évidemment, jouait en faveur des Haut-Garonnais. A la 64ème, Lamboley volait un ballon adverse, ce qui ne constituait pas une première dans la soirée le concernant. L'offensive toulousaine, bien construite, forçait la défense à être pénalisée. Elissalde enquillait trois points supplémentaires, et l'affaire prenait bonne tournure.

Le coaching opéré par les entraîneurs toulousains, il fallait le souligner, avait son importance. Avec deux échéances aussi rapprochées, la gestion des organismes était capitale, et les entrées en jeu des divers joueurs lors du second acte n'avaient pas nui au rendement global, bien au contraire. Si on ne pouvait citer tous les entrants, l'arrivée de Maestri sur la pelouse était plus que tonitruante...

Le baroud d'honneur basque, par la suite, était bien contenu par des Toulousains attentifs. Un drop de Lacroix totalement manqué filait en ballon mort, ce qui donnait... une mêlée à cinq mètres pour l'Aviron, M. Péchambert estimant que le ballon avait été contré, ce qui n'avait rien d'évident. Cela avait une importance capitale, car sur la mêlée, le ballon filait à l'aile et Fall aplatissait en coin, malgré la pression de Médard. La transformation, plus qu'importante, était réussie par Garcia, et les locaux revenaient à deux points (13-15).

Les dernières minutes étaient plus que brûlantes. Quasiment miraculé, Bayonne croyait dur comme fer en ses chances et se ruait à l'attaque avec une énergie impressionnante. Mais en face, les Toulousains étaient bien disposés à ne pas laisser échapper une victoire qui leur avait si longtemps tendu les bras. Dans une ambiance survoltée, Toulouse tenait bon, alors que chaque ballon gagné ou arraché valait maintenant de l'or.
Le sérieux stadiste, comme cela avait été le cas depuis le début du match, allait finalement permettre de conserver l'avantage, non sans connaître une grosse frayeur. Car sur la sirène, Bayonne bénéficiait d'une pénalité, en coin depuis la ligne médiane. Contre le vent, sous la pluie, Garcia ne réussissait pas le (quasi) impossible. La victoire était au bout, et elle était diablement importante.

 
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