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Samedi 29 novembre

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 20h45

ST vs Grenoble : 29 novembre 2014

Compte rendu

Match Bayonne / Stade Toulousain

Les Toulousains, pourtant largement dominateurs, ont été battus à Anoeta, par Bayonne (13-19), lors de la 20ème journée du Top 14.
A San Sebastian (Anoeta) - Bayonne Stade Toulousain 19 à 13 (mi-temps :  16-3)
Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 32.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Berdos (Ile de France)
Pour Bayonne : 1 essai de Huget (34) ; 3 pénalités de Boyet (1, 22, 68), Garcia (16) ; 1 transformation de Boyet (34).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Clerc (80) 1 pénalité de Bézy (58) ;  1 drop de Skrela (19) ; 1 transformation de Clerc (80).
Bayonne : Peyras ; Huget, Lacroix, Mazars, Gerber ; (o) Boyet, (m) Garcia ; Martin, Baget, Haare ; Filipo, Boutaty ; Avirl, Roumieu, Iguiniz.
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Médard, Fritz, Jauzion, Heymans (puis Clerc, 69) ; (o) Skrela (puis Bézy, 50), (m) Michalak ; Bouilhou, Picamoles (puis Lamboley, 69), Nyanga (puis Dusautoir, 56); Albacete, Millo (puis Maestri, 56) ; Lecouls (puis Johnston, 41), Lacombe (puis Servat, 41), Human (puis Poux, 56).

Le Stade Toulousain a été battu par Bayonne, à Anoeta, lors de la 20ème journée du Top 14. Plutôt convaincants dans le jeu, les Rouge et Noir ont pêché par manque de réalisme et sont tombés sur une équipe basque, qui, au contraire, a su marquer sur chacun de ses temps forts. Cette défaite amoindrit évidemment l'avance que possèdent le club en tête du classement, et si, bien entendu, il n'y a pas de quoi s'alarmer, la réception de Brive, samedi, revêt désormais une importance capitale.

 

Le réalisme bayonnais

Le coup d'envoi était donné dans une ambiance exceptionnelle, et le Stade se procurait une occasion en or, avec une percée plein champ de Poitrenaud, qui fixait le dernier défenseur et adressait une passe croisée à Nyanga, qui, malheureusement, laissait échapper le ballon. Cette action venait mettre un terme à une  entame parfaite de la part des champions d'Europe, durant laquelle ils avaient monopolisé le ballon et multiplié les séquences, pour la plupart inspirées.

Cette physionomie ne changeait pas par la suite, et après cinq minutes de jeu, l'Aviron avait passé son temps à défendre. Toulouse, lui, jouait bien et occupait efficacement le terrain, notamment grâce au jeu au pied impeccable de Skrela.
Mais Bayonne, comme il fallait s'y attendre, entrait peu à peu dans le match. La première incursion basque dans le camp adverse allait permettre d'obtenir une pénalité, réussie par Boyet (3-0, 12ème). C'est peu dire que les Rouge et Noir, dans un début de match endiablé et au rythme infernal, n'avaient pas été récompensés de leurs efforts.

L'indiscipline stadiste se répétait peu de temps après, suite à une jolie échappée de Huget. Cette fois, c'est un hors-jeu qui était sifflé par M. Berdos, et Garcia doublait tranquillement la mise.
Il y avait de quoi être frustré par la tournure des événements, mais les Toulousains repartaient à l'attaque et se rapprochaient de l'en-but adverse. Ce nouveau temps fort était cette fois récompensé par un drop de Skrela, qui réduisait le score (3-6). Une embellie de courte durée, puisque dans la foulée ou presque, la mêlée visiteuse était pénalisée, ce qui permettait à Boyet d'ajouter trois points au total de son équipe.

La possession restait nettement en faveur des coéquipiers de Jean Bouilhou, mais aucune occasion significative n'était à signaler. Ces derniers obtenaient cependant une pénalité, manquée d'un rien par Skrela. Pas grand chose ne réussissait aux Toulousains, car sur une action de grande classe de leur part, le ballon était intercepté par Huget, qui tentait un quitte ou double car la supériorité rouge et noire était manifeste. L'ailier traversait en trombe tout le terrain et marquait sans opposition le premier essai de l'après-midi.

Toulouse était ainsi mené 16 à 3 et avait hypothéqué ses chances de victoire. Le score ne rendait pas hommage, répétons-le, aux bonnes volontés stadistes, mais Bayonne avait su faire preuve d'un réalisme à toute épreuve, à l'inverse d'une formation haut-garonnaise que l'on sentait capable de marquer à tout moment, mais dont le principal défaut était justement de ne pas y parvenir. Preuve en était une nouvelle fois faite avec une nouvelle pénalité, certes très délicate, manquée d'un cheveu par Skrela juste avant la pause.

 

Un scénario identique

Le début du deuxième acte était conforme à ce que l'on avait vu auparavant. Suite à une très longue séquence, le Stade se procurait une superbe opportunité mais n'allait pas au bout. La charge de Servat, qui finissait derrière la ligne, était ainsi stoppée in extremis par Martin, qui s'interposait entre le sol et le ballon. Toulouse obtenait plusieurs mêlées coup sur coup suite à cette séquence, mais finissaient pas être pénalisés pour un ballon gardé au sol...

Depuis la reprise, la domination rouge et noire était totale, et on imagine aisément la frustration qui devait habiter à ce moment-là les Stadistes, qui n'avaient toujours pas réussi à scorer. La rentrée de Bézy, à peine entré en jeu à la place de Skrela, touché à la cuisse, ne changeait pas la donne, car le jeune joueur, il est vrai dans une position très délicate, ne voyait pas son coup de pied validé par l'arbitre, alors que, à priori, il semblait avoir trouvé la cible.

Les minutes défilaient, et Bayonne n'avait quasiment eu le ballon en main depuis la seconde période. Bézy, une fois n'est pas coutume, manquait totalement une pénalité dans ses cordes, et on se demandait si Toulouse n'était pas maudit. En tout cas, avec 86% de possession depuis le retour des vestiaires,  et 67% en première, période, on se demandait comment les Basques avaient pu encaisser aussi peu de points. Bézy, enfin, réduisait le score en réussissant la première pénalité de son équipe. Avec dix points de retard et plus de vingt minutes à jouer, tout était encore possible.

Mais, une nouvelle fois, l'Aviron allait profiter de sa première possession, ou presque, pour scorer. Servat était sanctionné sur un ruck et Boyet réussissait l'opportunité qui lui était offerte. Cette fois, l'identité du vainqueur ne faisait guère de doutes, mais le Stade pouvait encore aller chercher le bonus défensif. Malheureusement, Bayonne, que l'on pensait exsangue à force de défendre, trouvait les ressources nécessaires pour mettre quelque peu la main sur le ballon.

Le temps, évidemment, ne jouait pas en faveur de Toulouse, alors que les esprits s'échauffaient quelque peu. C'était finalement à la dernière seconde que Clerc marquait, après une belle action, peut-être entachée d'un en-avant de passe. En toute objectivité, on ne pouvait pas dire que le bonus défensif ainsi acquis, même in extremis, était usurpé. 

 
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