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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Bayonne / Stade Toulousain

A l'issue d'un match engagé, les Toulousains se sont imposés à Bayonne 12 à 9.
A Bayonne (Jean Dauger) - Stade Toulousain bat Bayonne 12 à 9 (mi-temps : 6-6)
Temps pluvieux et chaud ; bonne pelouse ; arbitrage de M. Matheu (Armagnac)
Pour Bayonne : 3 pénalités de Garcia (19, 38) et Edmonds (62).
Pour le Stade Toulousain : 4 pénalités de Skrela (21, 31, 54, 66).
Bayonne : Elhorga ; Peyras, Lacroix, Gerber, Bolavucu ; (o) Gower, (m) C. Garcia ; Puricelli, Martin (cap), Haare ; Tewhata, Linde ; Blake, Héguy, Iguiniz.
Cartons jaunes : Gerber (9), Martin (16)
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Ahotaeiloa, 75); Clerc, Jauzion (puis Médard, 46), Fritz, Kunavore ; (o) Skrela, (m) Kelleher  (puis Michalak, 58); Dusautoir (cap), Sowerby, Nyanga  (puis Bouilhou, 46); Millo (puis Pelous, 62), Albacete ; Lecouls (puis Poux, 62), Servat (puis Lacombe, 66), Perugini (puis Human, 46).
Carton jaune : Fritz


Les Toulousains sont allés gagner à Bayonne lors de la 25ème journée du Top 14. Face à une équipe qui lutte pour accéder à la Coupe d'Europe la saison prochaine et qui présentait des stats plus que solides à domicile jusqu'alors, cette victoire est certes anodine mathématiquement parlant (il y a longtemps, on le sait, que la qualification pour les demi-finales est assurée), mais témoigne incontestablement d'une montée en puissance. Si tout n'a pas été parfait, l'information, à  trois semaines des demi-finales, est importante.
Les entraîneurs enregistraient plusieurs retours de blessure pour ce rendez-vous : Skrela, Millo et Poux intégraient le groupe et étaient mêmes titulaires pour les deux premiers cités. Cédric Heymans, touché aux cervicales lors de la dernière journée, avait été jugé un peu juste, tout comme Elissalde et Maka.

 

Des cartons en pagaille

Les premières minutes étaient l'occasion d'un terrible affrontement physique, et les Toulousains répondaient plus que présents dans ce domaine. Ils se procuraient même la première occasion de la partie, quand Clerc se trouvait en bout de ligne pour s'échapper et taper à suivre par dessus le dernier défenseur bayonnais. Le ballon filait dans l'en-but, mais le Stadiste ne pouvait aplatir, gêné par les retours de deux adversaires.

Toulouse venait de laisser échapper une occasion, et moins de deux minutes plus tard, une charge de Kelleher était stoppée à quelques centimètres de la ligne. Le Néo-zélandais parvenait à conserver le ballon, lequel sortait grâce à Clerc, qui donnait à Skrela. Le drop de ce dernier, hélas, s'écrasait sur le poteau, et le score restait vierge.

La partie, décidément, n'avait pas mis de temps à s'emballer, et un début de bagarre venait confirmer que les deux équipes étaient plus que concernées par les débats. Sam Gerber, coupable d'un dangereux plaquage sans ballon sur Nyanga, écopait d'un très logique carton jaune à la 9ème et laissait ses coéquipiers à quatorze. Cela ne calmait nullement les ardeurs des protagonistes, car en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, une nouvelle échauffourée éclatait, à l'issue duquel Cédric Garcia manquait d'ouvrir la marque sur pénalité. Le demi de mêlée bayonnais, peu avant le quart d'heure de jeu, réalisait une nouvelle tentative, de 45 mètres, mais ne connaissait pas plus de réussite.

La rencontre se poursuivait, et sur une relance très audacieuse, les hommes de Novès gagnaient cinquante mètres. La séquence était superbe mais s'achevait par un en-avant et une nouvelle bagarre. Fritz et Martin, qui de toute évidence ne partiront pas en vacances ensemble cet été, étaient à leur tour expulsés temporairement. Bayonne, qui était plutôt dominateur territorialement, ouvrait finalement le score à la 19ème, par Cédric Garcia. Côté rouge et noir, il allait falloir remédier à l'indiscipline, qui avait déjà coûté cinq pénalités à ce moment-là de la partie !

Dans la foulée, un joli mouvement initié par une charge tonitruante de Nyanga permettait au Stade de bénéficier à son tour d'une pénalité, réussie par Skrela. Le même Skrela était par la suite à l'initiative d'une action confuse, débutée par une belle chandelle de sa part. Le ballon était cafouillé à deux mètres tout au plus de l'en-but, et Skrela, toujours lui, s'emparait du cuir pour malheureusement le laisser échapper au moment d'aplatir. Une nouvelle opportunité venait de s'échapper. On ne pouvait que le déplorer, mais on relevait toutefois que jusqu'ici, cette première période, en terme d'engagement et d'envie, n'avait rien à voir avec les copies plutôt moroses rendues par les Toulousains lors de leurs deux dernières sorties.

Alors que le match devenait de plus en plus haché, le Stade parvenait reprendre l'avantage grâce à Skrela. Les coéquipiers de Thierry Dusautoir menaient, mais voyaient bon nombre de leurs efforts ruinés par des maladresses, comme des en-avants pour certains largement évitables mais quoi qu'il en soit trop nombreux (7 en 35 minutes). Sur l'un d'entre eux, Kelleher, dans ses 22, n'avait pas d'autre choix que de bloquer le ballon au sol après l'avoir laissé échapper. La pénalité, on ne peut plus logique, permettait aux Basques d'égaliser juste avant que M. Matheu ne siffle la fin du premier acte.

 

Garcia laisse des points en route

Peu de temps après la reprise, les visiteurs concédaient une pénalité mais Garcia, de 22 mètres face aux barres, manquait l'occasion de prendre les devants (6-6, 43ème). Mais décidément, l'indiscipline sévissait toujours et deux minutes plus tard, M. Matheu sifflait à nouveau contre les Toulousains. Garcia échouait à nouveau, et le 2/6 réalisé par le demi de mêlée était du pain béni pour ses adversaires. Skrela, en position très délicate car collé à la ligne de touche, n'était pas plus en réussite et le score n'évoluait pas.

Si l'intensité physique du match ne faiblissait pas, les fautes, qu'elles soient techniques ou à l'encontre du règlement, nuisaient considérablement au rythme. A la 54ème, Skrela convertissait au tableau d'affichage la domination globale des siens depuis plusieurs minutes. Le Stade prenait l'avantage, mais pour peu de temps : car Edmonds, à peine entré en jeu, connaissait plus de réussite que Garcia et égalisait.

En terme d'occupation et de possession, la mainmise toulousaine se faisait de plus en plus évidente. En mêlée, également, les Stadistes semblaient avoir pris un ascendant, et c'est d'ailleurs suite à cette phase de jeu que l'Aviron était sanctionné, et Skrela, à nouveau le long de la ligne de touche, redonnait l'avantage à sa formation. A la 70ème minute, c'était presque même cause et même punition pour les Bayonnais : Skrela manquait l'opportunité d'ajouter trois points,et de créer le premier écart significatif de la partie.

Le Stade faillit bien le regretter, car aux alentours de la 76ème, Bayonne produisait une énorme séquence, sans aucun doute la plus impressionnante depuis le coup d'envoi. Les charges se succédaient, les rucks se multipliaient, mais la défense tenait bon. Plus rien n'allait être marqué, notamment parce que Bayonne ne tentait pas une pénalité face aux poteaux aux 22 pour repartir au combat, sans que l'on saisisse le pourquoi du comment Toulouse tenait sa victoire, sur un terrain où seul Biarritz s'était imposé jusqu'alors. Au vu de la physionomie globale du match et plus précisément d'une deuxième période nettement dominée, ce succès paraissait logique.

 
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