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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h45

Compte rendu

Match Biarritz / Stade Toulousain

Les Toulousains ont été battus à Biarritz lors de la sixième journée du Top 14. C'est leur troisième défaite de la saison, en autant de rencontres à l'extérieur.

A Biarritz (Aguilera) - Biarritz bat Stade Toulousain 25 à 20 (mi-temps :  16-10)
Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 13.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Maciello (Côte d'Azur).
Pour Biarritz : 1 essai de Coetzee (6) ; 4 pénalité de Yachvili (11, 27, 45, 68 ) ; 1 transformation de Yachvili (6).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Servat (31), Médard (60) ; 2 pénalité de Skrela (3, 43) ; 2 transformation de Skrela (31, 60).
Biarritz : Balshaw - Ngwenya, Bond, Mignardi, Bolakoro - (o) Barraque, (m) Yachvili - Lakafia, Harinordoquy (cap), M.Lund - E.Lund, Thion - Marconnet, Terrain, Coetzee.
Carton jaune : Johnstone (68)
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fritz (puis Poitrenaud, 44), Jauzion, Delasau ; (o) Skrela, (m) Kelleher ; Dusautoir (puis Nyanga, 71), Sowerby, Nicolas (puis Bouilhou, 27) ; Millo, Albacete ; Johnston (puis Montès, 75), Servat (puis Lacombe, 44), Poux.
Carton jaune : Jauzion (33)

Le Stade n'y arrive pas. Battus à Biarritz lors de la sixième journée du Top 14, les Toulousains ont perdu pour la troisième fois de la saison, en autant de déplacements. Sans démériter, une fois de plus, les joueurs de Guy Novès empochent, comme cela avait été le cas face à Castres et Montpellier, le point de bonus défensif. C'est évidemment important, mais il faudra ramener un peu mieux des prochains voyages. En attendant, c'est Bayonne, leader du championnat, qui sera à Ernest Wallon dès vendredi.

 

Servat, encore lui

Le Stade se mettait le premier en évidence, avec une percée plein champ de... Johnston, en position de trois-quart. Le soutien opportun de Nicolas permettait à l'action de se poursuivre, et de se terminer finalement sur une faute biarrote. Skrela, depuis la ligne des 22, ouvrait le score, dès la 3ème minute.
Décidé à jouer tous les coups, Toulouse exploitait tous les ballons, n'hésitant pas à jouer rapidement quelques coups afin de surprendre l'adversaire. Mais Biarritz, sur sa première possession, allait marquer un superbe essai, initié par une prise d'intervalle de Ngwenya et conclu, via un superbe crochet intérieur aux dépens de Dusautoir, par Coetzee.

Convaincant dans les premiers instants, les Toulousains se montraient maintenant étonnamment fébriles. Ainsi, une touche bêtement perdue donnait au BO l'occasion de lancer une contre-attaque, stoppée par un plaquage haut de Kelleher. M. Maciello sifflait pénalité, et Yachvili creusait l'écart. Rien n'allait plus, désormais, pour les champions d'Europe, qui rendaient trop de ballons à un adversaire qui, au contraire, s'enhardissait au fil des minutes.

Les approximations se poursuivaient, malheureusement, par la suite. Ainsi, Delasau, qui oubliait de botter dans le ballon avant de jouer rapidement une pénalité, et Skrela, ne trouvant pas la touche après une faute basque, en étaient bien malgré eux l'illustration. Il n'y avait guère qu'en mêlée que le Stade se montrait dominateur, mais les ballons récupérés sur cette phase de jeu étaient bien trop rapidement perdus pour les faire fructifier.

Comme si cela ne suffisait pas, Sylvain Nicolas, qui venait de subtiliser un ballon en touche sur lancer biarrot, se blessait en retombant. Cela avait l'air très sérieux pour le jeune flanker, qui devait quitter l'aire de jeu sur une civière. On atteignait la demi-heure de jeu, et cela ressemblait à s'y méprendre à une après-midi galère.

Mais, heureusement, Toulouse allait marquer sur sa première véritable occasion. Servat chargeait et emportait tout sur son passage, pour finalement échouer à un mètre de la ligne. Suivait une action interminable, où les tentatives de Delasau et Clerc restaient vaines. Et c'était finalement... Servat qui aplatissait en force, pour son quatrième essai personnel de la saison. Skrela transformait, et Toulouse revenait à trois points (10-13, 31ème).

L'embellie, cependant, ne durait pas. Sur le renvoi, ou presque, Jauzion plaquait à l'épaule Bond, et écopait d'un carton jaune. Suivait logiquement un temps fort en faveur des locaux, sur lequel Yachvili ajoutait trois points (16-10, 37ème). C'est sur ce score que les deux équipes regagnaient les vestiaires, et on était presque tentés de dire que le Stade s'en tirait à moindre frais. Une chose était cependant acquise : seul un changement radical de comportement pouvait permettre aux joueurs de la ville rose de croire encore à une victoire.
 

Yachvili exploite les fautes

La reprise reprenait par une pénalité de Skrela, qui ramenait les siens à trois points.  Mais une faute inutile, alors que Toulouse avait le ballon, donnait l'occasion à Yachvili de passer un nouveau coup de pied.
Hélas, rien ne changeait véritablement dans les minutes suivantes. Le Stade, quand il parvenait à s'incruster dans les trente mètres opposés, rendait facilement la possession, à l'image d'une pénalité concédée pour une brutalité en dehors du jeu.

On ne pouvait pas dire que les Rouge et Noir, pourtant, manquaient de volonté : ils tentaient beaucoup, parfois depuis leurs 22, mais sans parvenir à conserver suffisamment le ballon. Biarritz, après une maladresse de Delasau sur une chandelle, croyait bien marquer son deuxième essai de son équipe, mais M. Maciello annulait justement l'action pour un hors-jeu.

Globalement, si on ne pouvait pas dire que le Stade maîtrisait mieux son sujet que lors du premier acte, le BO, lui, commettait à son tour de nombreuses maladresses. Au niveau du spectacle, cela donnait un match sans beaucoup de rythme et, il fallait bien le reconnaître, pas très plaisant à suivre. Et, sur un ballon perdu par les Basques, Jauzion transperçait le rideau défensif, fixait le dernier rempart pour donner à Médard, qui allait entre les barres. Skrela transformait et, contre toute attente, Toulouse prenait l'avantage (20-19) !

Il restait vingt minutes à jouer, et le Stade devait maintenant, vent de face, gérer sa fin de rencontre. Cela ne débutait pas de la meilleure des façons, avec une pénalité concédée pour hors-jeu quelques minutes plus tard. De 54 mètres, Yachvili ne connaissait aucune difficulté pour redonner l'avantage à sa formation. Moins de trois minutes plus tard, pour avoir plongé sur un regroupement, Toulouse était à nouveau pénalisé et puni par Yachvili. En peu de temps, l'avantage acquis avait été dilapidé.

A la 68ème minute, Johnstone, coupable de ne pas avoir rendu un ballon alors qu'une faute en faveur du Stade avait été sifflée, écopait d'un carton jaune. Mais, malgré la supériorité numérique, Toulouse ne parvenait pas à se montrer dangereux. Une belle action, parvenue dans les 22, était de plus arrêtée en raison d'un écran de Nyanga sur Jauzion... Le Stade avait laissé passer sa chance, et le score n'allait plus bouger. Le point de bonus défensif, encore une fois, ne pouvait constituer un motif de satisfaction, car ce sont bien les regrets qui prédominaient au coup de sifflet final : il y avait sans doute moyen de réussir un coup du côté d'Aguilera...

 
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