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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Biarritz / Stade Toulousain

Vainqueurs de Biarritz après prolongation, à San Sebastian, en quart de finale de la H Cup, les Toulousains iront défier le Leinster, en Irlande, au tour suivant.

A San Sebastian (Anoeta) - Stade Toulousain bat Biarritz après prolongation 27 à 20 (mi-temps : 17-0 ; 17-17)
Temps pluvieux ; belle pelouse ; 32.000 spectateurs envirob ; Arbitrage de M. Barnes (Ang).
Pour Biarritz : 1 essai de Bolakoro (78) ; 5 pénalités de Yachvili (41, 46, 57, 68, 97).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Heymans (15), Médard (27) et Nyanga (98) ; 2 pénalités de Skrela (36, 82) ; 3 transformations de Skrela (98) et Bézy (27).
Biarritz : Balshaw - Ngwenya, Bosch, Gimenez, Bolakoro - (o) Peyrelongue, (m) Yachvili – Lakafia, Harinordoquy (cap), M.Lund - E.Lund, Thion – Marconnet, Terrain, Coetzee.
Stade Toulousain : Heymans – Clerc, Fritz, Poitrenaud, Médard – Bézy (puis Doussain, 95)(m), Skrela (puis Doussain, 21-26) (o) – Picamoles (puis Lamboley, 76), Nicolas (puis Nyanga, 39), Bouilhou (cap) – Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 54) – Johnston (puis Montès, 68), Servat (puis Lacombe, 76), Human (puis Poux, 54).
Carton jaune : Fritz (71)

Le Stade a réalisé une sacrée performance à l'occasion des quarts de finale de la H Cup. En s'imposant à l'extérieur, à Anoeta face au Biarritz Olympique, les Toulousains restent en course pour la défense du titre acquis la saison passée. Le chemin à parcourir est cependant encore long jusqu'à la finale, puisqu'en demie, il faudra aller défier le Leinster, en Irlande. On n'en est pas encore là, et les joueurs de la ville rose peuvent légitimement savourer ce succès, qui les laisse encore en course sur les deux tableaux. La fin de saison s'annonce palpitante.
 
Heymans se joue de Balshaw

 

Le premier temps de jeu de la partie durait plus de deux minutes trente, et durant ce laps de temps, le Stade monopolisait le ballon. Les charges aux trente mètres, menées notamment par Servat, ne permettaient pas de surprendre une défense adverse bien en place, mais les Rouge et Noir, incontestablement, étaient bien entrés dans la partie. Seule une touche en leur faveur perdue par l'alignement venait contrarier cette bonne impression, mais malgré le contre mené par le BO, Toulouse s'en sortait sans dommage.

Quelque peu spectateurs en début de rencontre, les Basques, peu à peu, prenaient le jeu à leur compte. L'essentiel, dorénavant, se déroulait dans le camp stadiste, et une superbe percée de Ngwenya faisait passer les premiers frissons dans les rangs rouge et noir. Sur une mêlée en leur faveur sur la ligne médiane, les hommes de Yannick Bru se mettaient à la faute et les locaux en profitaient pour obtenir une pénal'touche à hauteur des 22. Un contre de Bouilhou permettait de préserver l'essentiel, mais Toulouse souffrait.

Mais le grand mérite des champions d'Europe était de laisser passer l'orage, sans prendre de points. Et Vincent Clerc, qui prenait le trou à hauteur de la ligne médiane, servait Heymans, arrivé à toute vapeur. La façon dont ce dernier se jouait en un contre un de Balshaw était tout simplement exceptionnelle, et le premier essai de la partie était au bout.

Tout allait pour le mieux donc, mais Skrela, touché dans un choc, devait céder temporairement sa place à Doussain. Quand le demi d'ouverture rentrait en jeu, son équipe avait encore passé du temps dans ses 22, mais toujours sans encaisser le moindre point. Et une fois encore, l'offensive suivante allait être la bonne : une chandelle était mal négociée par la défense basque, et Clerc récupérait le ballon, pour être repris à dix mètres. Le ballon sortait pour Bézy, qui adressait une merveille de coup de pied de déplacement à destination de Médard, totalement esseulé, qui marquait.

Toujours aussi combattifs en défense, les coéquipiers de Bouilhou contenaient par la suite les assauts adverses. On sentait toutefois que Biarritz, mené de 14 points, avait pris un coup derrière la tête. Les quelques erreurs commises par le BO, par la suite, venait d'ailleurs le confirmer, à l'image d'une touche directe trouvée malencontreusement par Balshaw, pas très à son aise depuis le coup d'envoi.

A la 36ème, Toulouse obtenait une pénalité pour un hors-jeu de ligne. Skrela, de trente mètres face aux barres, corsait un peu plus l'addition. Son équipe regagnait ainsi les vestiaires sur le score de 17-0 et si rien n'était encore acquis, il était évident que l'on aurait signé des deux mains pour un tel écart à la pause avant le coup d'envoi.

 
Yachvili comble l'écart

Biarritz obtenait une occasion de scorer dès les premiers instants de la reprise et Yachvili débloquait sur pénalité le compteur des siens. Le second acte était décidément problématique pour les visiteurs, une nouvelle fois sanctionnés quelques instants plus tard. Le même Yachvili, depuis quasiment la ligne médiane, manquait la cible. Mais l'indiscipline stadiste faisait une nouvelle fois son oeuvre en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, cette fois par l'entremise d'un plaquage dangereux de Servat sur Harinordoquy. Yachvili, en position nettement plus favorable, doublait la mise.

Très crispée, la partie se poursuivait, et fort heureusement, la pluie de pénalités avait temporairement  cessé (en dehors d'une, très sévère, sifflée contre Poitrenaud). Le score n'évoluait pas, et le temps, évidemment, oeuvrait pour les Stadistes. Mais Yachvili, encore lui, passait un nouveau coup de pied, et la marque passait à 17-9. Il était temps de stopper l'hémorragie, mais il fallait reconnaître que les joueurs de la ville rose éprouvaient de grandes difficultés, depuis le début de la seconde période, à conserver le cuir.

Néanmoins, les Toulousains parvenaient tant bien que mal à corriger le tir. Peu à peu, ils reprenaient le contrôle du match, s'évertuant à faire des choses simples. S'ils n'obtenaient pas d'occasions de scorer, ils étaient installés dans le camp biarrot et se préservaient ainsi d'un retour adverse. Une maladresse d'Heymans, coupable d'un en-avant sur un dégagement adverse, redonnait pourtant le ballon aux Rouge et Blanc et sur la mêlée consécutive, Johnston était pénalisé. Une fois de plus, Yachvili passait son coup de pied, et l'avance stadiste avait fondu pour ne plus s'élever à cinq points.

Les affaires toulousaines ne s'arrangeaient pas, car sur une nouvelle offensive basque, Fritz se mettait à la faute et écopait d'un carton jaune. Toulouse allait devoir finir la rencontre à dix. Curieusement, Biarritz ne tentait pas la pénalité mais choisissait une mêlée. Une tactique payante dans un premier temps, car c'était cette fois au tour de Poux d'être sanctionné par M. Barnes. Quelques instants plus tard, Toulouse récupérait cette fois le cuir, et avait eu très très chaud...

Mais le danger revenait rapidement, dans une atmosphère irrespirable. Un dégagement de Skrela était contré par Bolakoro, qui marquait en coin, à deux minutes du terme. Biarritz avait égalisé, et Yachvili manquait la transformation. Les deux équipes partaient en prolongation.
Dès le début, le Stade, après une chandelle mal réceptionnée par Ngwenya, obtenait une pénalité, réussie par Skrela. C'était la première fois, depuis la fin de la première période, que Toulouse marquait.

Par la suite, les Rouge et Noir contrôlaient tant bien que mal leur maigre avantage. La fatigue, cela dit, se faisait ressentir dans les deux camps, et les approximations se succédaient. Un drop de Yachvili, à trente secondes de la fin de la première prolongation, passait à côté et Toulouse menait de trois points quand les deux formations, une nouvelle fois, changeaient de côté.

Biarritz prenait les affaires en mains dès le coup d'envoi, et le Stade passait son temps à défendre. Les hommes de Laurent Rodriguez ne se procuraient pas vraiment d'opportunités, et laissaient par deux fois échapper le ballon, faisant ainsi un bien fou, mais éphémère, à leur adversaire. Inutile de préciser ici toute la tension qui régnait à ce moment-là sur Anoeta. Yachvili, à la 97ème, égalisait sur pénalité, mais c'était toujours le Stade, à ce moment-là, qui était qualifié, au bénéfice des essais marqués.

Courageux à l'extrême, allant jusqu'au bout d'eux-mêmes, les Toulousains marquaient leur troisième essai par Nyanga, qui contrait Yachvili, ramassait le ballon et aplatissait. Le Stade s'imposait 27 à 20, et on imagine combien la défaite devait être terrible pour Biarritz, auquel on ne peut que tirer un grand coup de chapeau.
 
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