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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Biarritz / Stade Toulousain

Lors de la troisième journée du Top 14, les Toulousains se sont inclinés 17-22 sur le terrain de Biarritz, samedi à Aguilera.

A Biarritz (Aguilera) -  Biarritz Olympique bat Stade Toulousain 22 à 17 (mi-temps : 16-6 )
Temps agréable ; belle pelouse ; 14.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Raynal (Roussillon).
Pour Biarritz : 1 essai de Traille (30) ; 5 pénalités de Barraque (6, 10, 36, 59, 66 ) ; 1 transformation de Barraque (30).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Clerc (77) ; 4 pénalités de Beauxis (4, 34, 44, 57).
Biarritz : Balshaw; Ngwenya, Gimenez, Traille (c.), Brew; (o) Barraque, (m) Lesgourgues; Dubarry, Lakafia, Lauret; Taele, Thion; Gomez Kodela, Heguy, Blaauw.
Carton jaune : Blaauw (44)
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, David (puis Jauzion, 60), Fritz, Huget ; (o) Beauxis, (m) Burgess (puis Doussain, 70) ; Dusautoir, Picamoles (puis Galan, 62), Bouilhou (puis Nyanga, 48) ; Millo-Chluski (puis Lamboley, 48), Maestri ; Johnston (puis Poux, 64), Botha (puis Lacombe, 56), Steenkamp (puis Guillamon, 64).

Après deux victoires consécutives à domicle, le Stade a chuté pour la première fois de sa saison en s'inclinant face à Biarritz lors de la troisième journée du Top 14. Le champion de France, qui était venu avec la ferme intention de fournir du jeu, pourra regretter longtemps ses maladresses et son manque de réalisme, car il a gâché tout au long de la rencontre énormément d'opportunités. Tout cela n'est évidemment pas dramatique, mais il faudra redresser la barre dès samedi à Enest Wallon, avec la réception d'Agen.

Le réalisme est biarrot
 

Le Stade réalisait un début de match sérieux, et suite à un joli plaquage de Maestri, Balshaw gardait le ballon au sol. A hauteur des quarante mètres, les visiteurs obtenaient une pénalité, que Beauxis réussissait, avant d'être imité trois minutes plus tard par Barraque (3-3, 6ème). Globalement, dans cette entame, Toulouse se montrait trop indiscipliné, et le demi d'ouverture biarrit ne se gênait pas pour récidiver à la dixième minute : pour la première fois, Biarritz prenait l'avantage, 6-3.

Après une entame pourtant convaincante, les Stadistes commettaient plusieurs maladresses et rendaient beaucoup de ballons au BO. Une pénalité totalement manquée par Beauxis témoignait d'une certaine fébrilité. Le Stade était pourtant à deux doigts de marquer le premier essai de la rencontre, quand Poitrenaud, très à son aise depuis le coup d'envoi, décalait Clerc, qui tapait à suivre sans pouvoir toutefois récupérer le ballon. Moins de soixante secondes plus tard, le même Clerc jouait rapidement une touche à destinantion de Burgess, qui marquait. Mais M. Raynal annulait l'essai, semble-t-il à juste titre, car l'ailier n'avait pas joué à l'endroit où le ballon était sorti.

Les minutes défilaient, et il y avait toujours autant de déchet sur la pelouse d'Aguilera. Sur une touche à cinq mètres en sa faveur, le Stade tentait de structurer un maul, qui était rapidement sanctionné. Dans la foulée ou presque, Beauxis manquait à nouveau la cible sur pénalité, alors que M. Raynal avait pour la deuxième fois récompensé le travail de Johnston en mêlée, qui faisait souffrir le martyr à son vis-à-vis.

On l'a compris, Toulouse manquait de réalisme. Beauxis, encore une fois sur pénalité, ne concrétisait pas une énième pénalité, toujours consécutive à une mêlée. Le Stade avait délà laissé neuf points en route... La suite continuait sur le même tempo : les hommes de Novès se créaient énormément de situations intéressantes, mais elles étaient toutes gâchées sur des en-avants.

Et à la demi-heure de jeu, comme cela arrive souvent dans pareil cas, Biarritz allait exploiter sa première incursion dans le camp adverse pour marquer, avec une jolie échappée de Brew, qui donnait dans un fauteuil à Traille. Le score était désormais de 13-3... Après un échange de pénalités, le tableau d'affichage indiquait 16-6, et c'est sur ce score que les deux équipes regagnaient les vestiaires.
Incontestablement, Toulouse avait montré plus de choses, avait dominé en terme de possession et d'occupation, mais avait pêché par manque de réalisme. Les Basques, au contraire, avaient exploité chacune de leurs opportunites et possédaient ainsi 10 points d'avance. Il y avait de quoi enrager, car encore une fois, Toulouse avait des intentions, et se montrait très à son aise en conquête. Il restait quarante minutes pour inverser la tendance.
 

Clerc sur la fin
 

Le  scénario, hélas, ne changeait pas à la reprise. Toulouse obtenait des situations intéressantes, mais le ballon était sans raison inexplicablement perdu à chaque fois. Heureusement, la mêlée était toujours le point fort stadiste, et à force de souffrir face à Johnston, Haauw écopait d'un carton jaune, alors qu'il avait déjà été averti verbalement lors du premier acte. Sur la pénalité consécutive, Beauxis, de plus de cinquante mètres réduisait l'écart, alors que Biarritz allait devoir évoluer à quatorze durant dix minutes.

Par la suite, le Stade campait dans les 10 mètres adverses, multipliait le charges mais ne marquait pas Cela se terminait par un drop manqué de Beauxis, avant que la même situation, quelques minutes plus tard, ne s'achève cette fois par un en-avant. Encore une fois, le réalisme n'était pas toulousain, et cela se révélait frustrant. Le paroxysme était atteint à la 54ème, avec une pénalité sur la ligne des 22, presque face aux barres, et manquée...

Trois minutes plus tard, le demi d'ouverture toulousain passait cette fois son coup de pied. L'écart n'était plus que de quatre points, mais sur le renvoi, le Stade se mettait à la faute. Barraque passait son coup de pied, et alors que vingt minutes seulement restaient à jouer, la situation devenait préoccupante. La pénalité réussie par Barraque, à la 66ème, ne venait que le confirmer, alors, il fallait le souligner, que le BO avait largement rééquilibré les débats.

On était entré dans les dix dernières minutes, et il était clair, désormais, que Toulouse ne jouait plus que pour le bonus défensif. Il ne pouvait plus cependant s'appuyer sur une mêlée conquérante, et c'étaient même les Rouge et Noir qui étaient à leur tour pénalisés sur cette phase de jeu. C'est ainsi que Biarritz gérait tranquillement sa fin de match, mais Clerc, à trois minutes de la fin, marquait en coin et concrétisait l'ultime temps fort de sa formation.   Le Stade s'inclinait finalement 22-17, et repartait avec la maigre consolation du bonus défensif.
 

 
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