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Samedi 19 avril

US OYONNAX / STADE TOULOUSAIN

à 14h55

Compte rendu

Match Bourgoin-Jallieu / Stade Toulousain

Pour leur dernier match avant la trêve internationale, les Toulousains se sont imposés devant Bourgoin (35-11, avec bonus offensif) lors de la 12ème journée du Top 14.

A Grenoble (Stade des Alpes) - Stade Toulousain bat Bourgoin 35 à 11 (mi-temps :  20-6)
Temps frais ; belle pelouse ; 18.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Maciello  (Côte d'Azur)
Pour Bourgoin : 1 essai de Pelo (60) ; 1 pénalité de Di Bernardo (9) ; 1 drop de Di Bernardo (3).
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Médard (26, 74), Servat (40), Clerc (50)  ; 3 pénalités de Skrela (22, 32, 65) ; 3 transformations de Skrela (26, 40) et Doussain (74).
Bourgoin : Tian ; A. Forest, Coux, Janin, Nadolo ; (o) Di Bernardo, (m) M. Forest (cap) ; Tulou, Labrit, Guillot ; Levast, Th. Genevois ; Tchougong, Kopenali, Pelo.
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fritz (puis Poitrenaud, 64), Jauzion, Heymans ; (o) Skrela (puis Doussain, 70), (m) Kelleher ; Picamoles (puis Lamboley, 62), Sowerby, Dusautoir (cap, puis Nyanga, 51)) ; Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 51); Poux, Servat (puis Paquet, 61), Human (puis Montès, 51).

Pour son dernier match avant la trêve internationale, le Stade Toulousain a eu le bon goût de finir sur une bonne note. En battant Bourgoin lors du match de clôture de la 12ème journée du Top 14, les champions d'Europe ont engrangé leur sixième succès d'affilée, toutes compétitions confondues. Si rien n'est définitivement acquis pour la suite, le club peut s'enorgueillir aujourd'hui d'un bilan satisfaisant, après une victoire certes acquise chez la lanterne rouge du championnat, mais face à laquelle il avait été battu il y a quelques mois à peine.

 

Une entame iséroise

C'est peu dire que la rencontre débutait de façon idéale pour les locaux. Bourgoin, en effet, monopolisait le ballon dans les 22 stadistes, et une longue séquence s'achevait par un drop de Di Bernardo. Le CSBJ menait 3-0, et se voyait récompensé de son entame particulièrement sérieuse.
Déchaînés, les Isérois continuaient sur leur lancée, et sans une intervention salvatrice de Clerc, à un mètre de la ligne, ils auraient pu inscrire le premier essai de la partie. Le score n'évoluait pas dans un premier temps, mais, à force d'être acculés dans leurs 22 mètres, les Stadistes finissaient par être sanctionnés. Di Bernardo ajoutait trois points au compteur de son équipe.

C'est finalement un début cauchemardesque qui était réalisé par les Haut-Garonnais, car moins de soixante secondes plus tard, Heymans, qui tentait une relance audacieuse, était repris et pénalisé pour avoir gardé le ballon au sol. Heureusement, Di Bernardo, pourtant en bonne position, manquait totalement son coup de pied.

Au quart d'heure de jeu, Toulouse, enfin, produisait son premier mouvement d'envergure. Le terrain était balayé à multiples reprises, et par deux fois, Clerc n'était pas loin de faire une différence décisive. La séquence s'achevait par une tentative de drop de Skrela, qui passait à gauche des poteaux. Le Stade restait à zéro, mais, au moins, semblait être rentré sans son match.
Cela se confirmait par la suite, mais Skrela ne convertissait pas au pied, cette fois sur pénalité, le temps fort de son équipe.

Toujours mené 0-6, les visiteurs ne ménageaient pas leurs efforts et confirmaient leur embellie dans le jeu. En terme de possession et d'occupations, ils avaient clairement et durablement inversé la tendance. A la 22ème, Skrela, le long de la ligne de touche, réussissait sa première tentative de la soirée (3-6).
Cette fois, la machine était lancée : bien servi par Heymans, Médard, en bout de ligne, échappait à un plaquage pour inscrire le premier essai de la soirée, qui était aussi son huitième de la saison. Le Stade prenait l'avantage.

Peu avant la demi-heure de jeu, Clerc se voyait refuser un essai a priori  valable pour un en-avant après avoir tapé à suivre... du pied ! Une situation incompréhensible, d'autant que M. Maciello, sûr de son fait et malgré les supplications de l'intéressé, refusait de faire appel à l'arbitrage-vidéo. Le Stade, bien malgré lui, venait de laisser passer une occasion, mais, toujours aussi dominateur, obtenait une pénalité à la 32ème, réussie par Skrela.

Juste avant la sirène, et alors que l'emprise rouge et noire ne se démentait pas, le Stade obtenait une pénalité à cinq mètres. A l'issue de celle-ci, un maul se structurait et Servat, un grand classique cette saison, aplatissait. On en restait là jusqu'à la pause, atteinte sur le score de 20-6. A l'exception d'une entame manquée et payée au prix fort, Toulouse avait plutôt bien mené son affaire, bien aidé par une mêlée une fois de plus conquérante. Si la relative étroitesse du score incitait à rester en alerte, les coéquipiers de William Servat tenaient le bon bout.

 

Clerc répare l'erreur

La reprise intervenait tambour battant, avec énormément de rythme. Bourgoin, dominateur, multipliait les charges à un mètre de la ligne, mais la défense toulousaine faisait bonne garde, jusqu'à récupérer la balle. Les Stadistes s'en tiraient à bon compte, mais le CSBJ, de toute évidence, était très loin d'avoir abdiqué.

Mais, une fois cet orage passé, les visiteurs reprenaient les choses en mains. Et, après une nouvelle touche à cinq mètres, le ballon filait entre les les trois quarts, pour arriver à Médard. Ce dernier, à n'en pas douter, aurait pu aller seul derrière la ligne, mais choisissait de transmettre un authentique caviar à Clerc, injustement privé d'un essai en première période. Voilà qui était réparé.

La victoire, désormais, ne faisait guère de doute, mais il fallait encore sécuriser le bonus offensif. Or, contre une équipe berjalienne admirable de courage et d'abnégation, cela était loin d'être fait. Ainsi, à l'heure de jeu et à l'image de ce qui était arrivé au début du deuxième acte, les Isérois campaient dans les cinq mètres adverses, et le travail de sape des avants finissaient par payer, pour un essai de Pelo.

Les hommes de Guy Novès allaient devoir remettre le bleu de chauffe, et c'était ce que faisait Albacete dès le renvoi, en contrant un dégagement adverse. Le ballon filait dans l'en-but, mais le deuxième ligne était devancé par Forrest. Dans la foulée ou presque, Skrela passait une pénalité, dont le choix stratégique avait visiblement fait débat au sein de l'équipe.

Toulouse inscrivait au final l'essai du bonus par Médard, après un coup de pied de déplacement de Jauzion et une action confuse. L'essai était cela dit valable et le jeu, jusqu'au coup de sifflet final, s'équilibrait. Cela ne se traduisait pas par de réelles occasions d'essai, et le Stade s'imposait finalement sans trembler, mais avec le bonus offensif. Voilà qui venait mettre un terme à un dernier mois et demi absolument remarquable de la part du club.

 
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