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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Connacht Rugby / Stade Toulousain

Les Toulousains se sont imposés sur le terrain du Connacht (36-10, sans bonus offensif) lors de la deuxième journée de la Coupe d'Europe.

A Connacht (Sportsground) - Stade Toulousain bat Connacht 36 à 10 (mi-temps : 22-3)
Temps frais ; pelouse grasse ; 9.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Garner (Ang).
Pour le Connacht : 1 essai de pénalité (70) ; 1 pénalité de Nikora (35) ; 1 transformation de Nikora (70).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Bouilhou (22), de pénalité (48), Nyanga (76) ; 4 pénalités de Beauxis (5, 15, 32, 39) ; 3 transformations de Beauxis (22, 48, 76) ; 1 drop de Beauxis (12).
Connacht : Duffy ; O’Halloran, Griffin, McSharry, Tuohy ; (o) Nikora, (m) Donohoe ; Muldoon, Naoupu, McCarthy ; Gannon, Swift ; Ah You, Flavin, Wilkinson.
Cartons jaunes : McCarthy (28), Reynecke (75)
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis McAlister, 50) - Medard, Fritz, Jauzion, Clerc - (o) Beauxis, (m) Burgess (puis Vergallo, 62) – Dusautoir, Picamoles (puis Galan, 60), Bouilhou (cap), Maestri (puis Millo, 55), Lamboley – Johnston (puis Falefa, 50), Servat (puis Botha, 50), Montès (puis Poux, 69).

Dans un contexte difficile, et face à une équipe qui avait fait de ce match l'un des événements de sa saison, le Stade n'a pas tremblé et s'est imposé sur la pelouse du Connacht lors de la deuxième journée de la Coupe d'Europe. Devant une équipe irlandaise qui avait fait mieux que se défendre la semaine passée sur le terrain des Harlequins et qui en fera sans doute souffrir plus d'un sur ses terres, la performance est tout sauf anecdotique. La page européenne va maintenant très temporairement se refermer pour laisser sa place au Top 14, avec un déplacement à Brive en perspective pour le champion de France.

 

Bouilhou creuse l'écart


Le Connacht, porté par un public en fusion, réalisait une entame tout feu tout flammes. En face, face à la fougue des locaux, Toulouse faisait le dos rond et s'en sortait à bon compte, même si le jeu au pied deson adversaire, diablement efficace, occupait remarquablement le terrain. La première véritable occasion, pourtant, était stadiste, avec une percée plein axe de Burgess, qui gagnait à lui tout seul une vingtaine de mètres. Mais le coup de pied de l'Australien, à destination de Médard à l'aile opposée, manquait de précision.

Le Stade, à la cinquième minute, obtenait une pénalité sur mêlée, suite à un bel effort de Montès. Beauxis ouvrait le score et plaçait les siens sur de bons rails. Les Irlandais, bien entendu, réagissaient, mais sur un turn-over, le Stade développait une contre-attaque fulgurante : mais alors que la différence était faite, Fritz commettait un en-avant de passe pour Médard. Dommage, car si la ligne d'essai était encore distante d'une soixantaine de mètres, l'ailier aurait sans doute pu aller à dame...

Mais globalement, les hommes de Guy Novès étaient bien dans leur match, et ils doublaient d'ailleurs la mise, grâce à un drop de Beauxis (12ème). Cette bonne impression était confirmée dans la foulée, avec un mouvement parti des 22 toulousains pour se terminer soixante mètres plus loin, par une faute des locaux. Beauxis ne se faisait pas prier pour tripler la mise (9-0).

Le jeu se poursuivait, et se situait pour l'essentiel dans la moitié de terrain irlandaise. Aucune véritable opportunité n'était toutefois à signaler, si ce n'est en bout de ligne, avec une supériorité numérique malheureusement gachée par un en-avant de passe de... Fritz.
Mais cela ne durait pas : dans les 22, Toulouse récupérait le ballon sur mêlée. Picamoles chargait, était relayé par Dusautoir, stoppé à une poignée de centimètres, et Bouilhou marquait de près.

Si Connacht obtenait une touche à cinq mètres dans la continuité, cela se traduisait par une occasion toulousaine, avec une contre-attaque de Dusautoir, une percée de Burgess, dont le coup de pied, une nouvelle fois à destination de Médard, était un chouïa trop croisé. On ne pouvait que le regretter, car dans le cas contraire, l'intrenational français aurait pu aller derrière la ligne en marchant.

A la 29ème minute, McCarthy écopait d'un carton jaune pour une cravate plus que dangereuse sur Clerc. très honnêtement, le joueur irlandais s'en sortait bien, car le geste faisait frémir d'effroi l'ensemble des spectateurs. Désormais en supériorité numérique, le Stade campait à cinq mètres de la ligne, mais une kyrielle de charges s'achevait par un en-avant. Sur la mêlée consécutive, le pack stadiste emportait tout et obtenait une pénalité, réussie par Beauxis (19-0).

Sur le renvoi ou presque, le Connacht débloquait son compteur sur une pénalité de Nikora. A quelques secondes de la pause, Fritz et Lamboley réalisaient tour à tour deux superbes numéros en échappant à plusieurs plaquages, mais la passe de ce dernier à destination de Médard était mal assurée. Pour l'ailier, la situation n'était pas loin d'être frustrante, car cela faisait trois fois qu'il aurait pu marquer, mais sans pouvoir au final se saisir du cuir.

La mi-temps était finalement atteinte sur le score de 22 à 3, après un ultime coup de pied de Beauxis. Certes, il était trop tôt pour crier victoire, mais l'emprise stadiste sur les débats, tout au long des quarante premières minutes, incitait à l'optimisme.

 

 

Le réveil du Connacht


Le deuxième acte reprenait comme le premier s'était achevé : par une domination toulousaine. Sur une séquence à cinq mètres, Beauxis laissait échapper le ballon sur une charge brûlante, et le score n'évoluait pas. Mais sur une mêlée à cinq mètres, le pack du Connacht, une nouvelle fois à l'agonie, était sanctionné d'un essai de pénalité. Cette fois, la victoire ne faisait guère de doutes, et il fallait dorénavant penser au bonus offensif.

Les minutes défilaient, et les locaux ne parvenaient plus à sortir de leurs 22 mètres. Mais l'emprise rouge et noire restait stérile, face il est vrai à une défense qui, malgré une défaite quasiment acquise, n'entendait pas capituler. Le XV britannique s'autorisait même, au fil du match, quelques incursions dans la moitié de terrain toulousaine. Les Stadistes, quant à eux, semblaient moins tranchants, et rendaient de surcroît deux précieuses munitions en touche.

Ce petit changement de physionomie se confirmait par la suite. Moins maître de son rugby, moins souverain en mêlée, Toulouse semblait à la peine. A la 65ème, il fallait un petit miracle pour que les coéquipiers de Thierry Dusautoir n'encaissent pas d'essai, et les Irlandais prouvaient depuis quelque temps que leur fierté, au delà de l'habituel cliché, était loin d'être galvaudée. Et, tel un symbole du changement d'âme dans la rencontre, c'étaient bien les Irlandais qui obtenaient à leur tour un essai de pénalité...

La victoire, évidemment, ne pouvait pas vraiment être remise en cause, mais cela ne pouvait occulter le fait que les Haut-Garonnais bafouillaient leur rugby depuis trop longtemps maintenant. Le carton jaune, logiquement infligé à Reynecke, changeait la donne. Et pour cause : Nyanga marquait le troisième essai des siens. Mais il était trop tard : plus rien n'intervenait jusqu'au coup de sifflet final, au terme d'une rencontre où le Stade avait curieusement montré deux visages bien différents.

Le Stade s'imposait donc, en laissant le bonus offensif qui, avant l'heure de jeu, semblait très accessible. Si une victoire en déplacement en H Cup ne saurait être galvaudée, un léger sentiment d'amertume planait à l'issue de la rencontre.

 
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