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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Glasgow / Stade Toulousain

Les Toulousains ont réalisé une opération importante en vue de la qualification, en s'imposant à Glasgow (28-16, sans bonus offensif) lors de la troisième journée de H Cup.
A Glasgow - Stade Toulousain bat Glasgow Rugby 28 à 16 (mi-temps : 25-16 )
Temps froid ; pelouse grasse ; arbitrage de M. Jones (Pays de Galles)
Pour Glasgow :  1 essai de Aramburu (25) ; 3 pénalités de Jackson (1, 13, 38)  ; 1 transformation de Jackson (25).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Fritz (7), Jauzion (23), Heymans, (36) ; 3 pénalités de Skrela (18, 33, 51) ; 2 transformations de Skrela (7, 23).
Glasgow : Stortoni - Aramburu, M.Evans, Morrison, van der Merwe - (o) Jackson, (m) Pyrgos - Vernon, Barclay, Harley - Kellock (cap), Gray - Low, Hall, Welsh.
Stade Toulousain : Médard - Clerc, Fritz, Jauzion, Heymans (puis Poitrenaud, 58) - (o) Skrela, (m) Kelleher - Sowerby, (puis Picamoles, 78) ,Dusautoir (cap), Nyanga  (puis Bouilhou, 48)-  Albacete, Maestri  (puis Lamboley, 58)- Johnston (puis Montès, 51), Servat, (puis Lacombe, 48) Poux (puis Human, 51).

En s'imposant à Glasgow lors de la troisième journée de H Cup, le Stade Toulousain a préservé toutes ses chances dans l'optique de la qualification pour les quarts de finale. Dans des conditions difficiles, et face à une équipe qui avait fait souffrir les Wasps sur leur pelouse, lors de la session précédente, les joueurs ont eu beaucoup de mérite pour ne pas perdre le fil d'une rencontre qui était loin d'être gagnée avant le coup d'envoi. Il faut maintenant confirmer dans une semaine à Ernest Wallon, face à cette même équipe écossaise.

 

Fritz marque en premier

Glasgow, après un en-avant de Skrela sur une passe mal ajustée de Nyanga, obtenait une mêlée dans les 22 toulousains dès le coup d'envoi. Le pack écossais prenait le dessus, obtenait une pénalité et Jackson ouvrait le score. On aurait pu rêver à une entame mieux négociée, d'autant plus que le renvoi consécutif ne faisait pas dix mètres, ce qui redonnait le ballon aux locaux.

Dans la foulée, sur une mêlée pourtant conquérante du Stade, M. Jones sifflait à nouveau contre les joueurs de la ville rose. On ne pouvait pas s'empêcher de trouver cela sévère, mais au moins, Jackson, depuis la ligné médiane, restait court.
Mais la première offensive stadiste allait être la bonne : un coup franc joué rapidement prenait de vitesse l'équipe écossaise, et Jauzion prenait le trou, faisait la différence, avant de servir Fritz à hauteur, qui filait à l'essai. Les affaires s'arrangeaient.

Sur le coup d'envoi ou presque, Toulouse se mettait une nouvelle fois à la faute. C'était la troisième fois en l'espace de dix minutes, et si toutes n'étaient peut-être pas justifiées, cela était évidemment trop. Quoi qu'il en soit, Jackson, une fois encore, manquait sa tentative, mais obtenait une nouvelle offrande de la part de M. Jones, qui sifflait encore contre les Toulousains, sans que cela paraisse évident. Jackson, auquel on ne pouvait pas demander de louper tous ses coups de pied, réduisait cette fois l'écart (6-7).

Il fallait attendre la 16ème minute pour voir les hommes de Novès bénéficier enfin d'une pénalité. Skrela passait son coup de pied, mais on ne pouvait pas dire que cela récompensait le jeu de son équipe, bien trop riche en maladresses en tous genres depuis quelques minutes. C'est précisément au moment où les approximations s'enchaînaient que Toulouse développait une séquence à plus de dix temps de jeu, partie des 22 pour aboutir derrière la ligne de Glasgow. Si Kelleher, Servat ou Heymans voyaient leurs tentatives échouer d'un rien, Jauzion, lui, marquait en force.

On pensait le Stade sur les bons rails, mais moins d'une minute plus tard, un petit coup de pied à suivre d'Evans connaissait un rebond très capricieux, qui surprenait totalement Vincent Clerc. Aramburu récupérait le cuir, aplatissait sans opposition et les locaux revenaient à quatre points.
Les Rouge et Noir, par la suite, dominaient clairement les débats, animés par une volonté farouche de proposer un maximum de jeu. Cela, comme depuis le coup d'envoi, entraînait des ballons rendus à l'adversaire, à l'image d'un en-avant de Maestri alors que la voie de l'essai n'était plus très loin.

Mais, après des débuts plus que délicats, la mêlée stadiste dominait clairement son homologue et récupérait nombre de ballons. Skrela en profitait pour ajouter trois points, et, cette fois, on pouvait clairement annoncer que c'était mérité.
Cela l'était d'autant plus que le troisième essai toulousain, dans la continuité, était un authentique chef d'oeuvre : tout partait d'un ballon volé de Kelleher sur mêlée adverse, de plusieurs relais sur un contre mené à cent à l'heure, d'un coup de pied de déplacement génial de Fritz à destination de Médard, qui, alors qu'il aurait pu marquer, préférait offrir l'essai à Heymans. Une merveille.

C'est avec le sentiment du devoir accompli que les Toulousains filaient dans la chaleur des vestiaires. Ils menaient 25 à 16, et si rien n'était acquis, l'affaire paraissait en bonne voie.

 

Toulouse domine mais ne marque pas

Les Toulousains réalisaient une entame de deuxième acte intéressante, et monopolisaient le ballon. Une longue séquence s'achevait par un en-avant de Médard, mais les intentions étaient au rendez-vous. La mêlée stadiste obtenait à nouveau une pénalité, mais cette fois, Skrela ne la tentait pas, preuve que le bonus offensif était maintenant dans les esprits. Mais cela n'aboutissait à rien.

L'essentiel du jeu se déroulait, depuis la reprise, dans les 22 écossais, mais sans que cela ne se concrétise au tableau d'affichage. La faute, on l'aura compris, à cette kyrielle de petites fautes de mains qui venaient ruiner les efforts entrepris. A force de dominer sans marquer, Skrela choisissait de taper une pénalité, pour donner un peu plus d'air aux siens. C'était chose faite, et le score passait à 28-16.

La physionomie ne changeait pas par la suite. La possession et l'occupation étaient très nettement en faveur des visiteurs, mais à l'exception d'une charge de Montès, stoppée à un mètre de l'en-but, on ne notait pas de réelle opportunité, malgré une séquence de plus de deux minutes, et à onze temps de jeu.
Les minutes défilaient, et le point de bonus offensif n'était toujours pas obtenu, malgré une emprise sans partage.

Mais, justement, Glasgow, peu à peu, mettait le nez à la fenêtre et inversait la tendance. Alors que l'on pensait que les Warriors avaient lâché prise, ils prenaient à leur tour possession du camp adverse. Cela compliquait un peu plus la tâche des Stadistes dans leur quête du bonus, malgré quelques réveils épisodiques, à l'image d'une jolie séquence signée Lamboley et Montès.

Plus rien, hélas, n'allait être marqué. Toulouse s'imposait, et c'était quelque part l'essentiel. Mais l'absence de ce point de bonus offensif, comme cela avait été le cas à Newport, ne permettait de repartir d'Ecosse pleinement satisfait.

 
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