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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Compte rendu

Match Gloucester Rugby / Stade Toulousain

Les Toulousains, battus à Gloucester lors de la sixième et dernière journée de H Cup, sont malgré tout qualifiés pour les quarts de finale, grâce à la victoire du Connacht sur les Quins.

 

A Gloucester  -  Gloucester bat Stade Toulousain 34 à 24 (mi-temps : 14-17 )
Temps frais ; pelouse grasse ; Arbitrage de M. Clancy (Irl)
Pour Gloucester : 4 essais de May (4, 75), Qera (29), Sharples (48)  ; 2 pénalités de Burns (58, 74) ; 4 transformations de Burns (4, 29, 48, 75).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Dusautoir (9), Matanavou (17, 66)   ; 1 pénalité de Beauxis (14)  ; 3 transformations de Beauxis (9, 17, 66) .
Gloucester : May - Sharples, Tindall, Fuimaono-Sapolu, Simpson-Daniel - (o) Burns, (m) Lawson - Narraway (cap), Qera, Stroskoch - Brown, Hamilton - Harden, Lawson, Wood.
Carton jaune : Wood (1)
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Donguy, 71) - Matanavou, Jauzion, Fritz, Médard - (o) Beauxis, (m) Burgess (puis Doussain, 64) – Picamoles (puis Sowerby, 58), Dusautoir (cap), Nyanga (puis Bouilhou, 61) - Albacete, Maestri (puis Lamboley, 48) - Johnston (puis Poux, 53), Servat, Steenkamp (puis Human, 49).

Battus à Gloucester lors de la sixième et dernière journée de H Cup, les Toulousains sont pourtant qualifiés pour les quarts de finale de la compétiton. Ils peuvent dire un grand merci aux Irlandais du Connacht, vainqueurs dans le même temps des Harlequins. Toulouse termine donc en tête de sa poule, mais, c'est une certitude, devra se déplacer à l'occasion des quarts de finale...

 

Dusautoir montre l'exemple


La rencontre débutaut de façon étrange, avec, dès la première minute, un carton jaune infligé à Wood, pour un rucking qui ne s'imposait pas. Mais en terme de bizarrerie, la suite ne dépareillait pas : pressé dans son en-but, Matanavou tardait à dégager, et était finalement contré. Le ballon rebondissait aux pieds de May, qui aplatissait...

Toulouse était mené 7-0, et le renvoi, signé Beauxis, ne faisait pas 10 mètres. Décidément, cette entame était bien compliquée. Mais Dusautoir, en bon capitaine, remettait les siens sur les bons rails : il partait au près, sprintait et résistait au retour du demi de mêlée adverse, pour un essai en solitaire de quarante mètres ! Beauxis, sur la transformation, égalisait.

Comme le staff le pressentait cette semaine, les Anglais relançaient tous les ballons et emballaient la partie à la moindre occasion. A la 12ème, ils obtenaient une pénalité, et Burns voyait son coup de pied s'écraser sur le poteau. Beauxis, de 22 mètres face aux barres, faisait moins de sentiments et donnait l'avantage aux siens. En deux incursions dans la moitié de terrain adverse, le Stade avait marqué deux fois.

La suite confirmait ce réalisme : après une mêlée dans les 22 adverses, le ballon filait à la vitesse supersonique sur l'aile opposée. Beauxis fixait le dernier défenseur, donnait à Matanavou, dont les cannes faisaient la différence. La marque passait à 17-7, après une transformation en coin de Beauxis.

Gloucester, qui n'avait rien à perdre, ne baissait pas de pied pour autant. Le club d'Outre Manche campait dans les 22 rouge et noir, mais ses offensives étaient trop téléphonées pour surprendre la défense française. Et la mêlée permettait également aux joueurs de la ville rose de récupérer de précieux ballons. Mais globalement, l'emprise était anglaise, et l'essai de Qera, superbe, sonnait dès lors comme une juste récompense. Gloucester revenait à 14-17, et la partie était relancée.

Malgré un petit réveil toulousain (et une pénalité évidente en leur faveur, oubliée par M. Clancy), la dernière opportunité était anglaise, avec un nouveau coup d'éclat de Qera. Le ballon était finalement perdu à cinq mètres, mais il était temps que la mi-temps soit sifflée.... Ce qui était fait, sans que le score n'évolue, malgré une pénalité de Beauxis, qui s'écrasait sur le poteau. Les hommes de Novès menaient ainsi 17-14, mais l'affaire, on l'aura compris, était très loin d 'être gagnée.

Gloucester creuse l'écart


Comme cela avait été le cas lors du premier acte, Gloucester dominait à la reprise, en n'hésitant pas à relancer tous les ballons, y compris depuis ses 22. Heureusement, la mêlée toulousaine, emmenée par un Steenkamp déchaîné, permettait de récupérer des munitions.
Mais à force d'être dominé, le Stade craquait une troisième fois, avec un superbe essai signé Sharples. Il n'y avait pas grand chose à redire, car l'emprise était réellement anglaise. Désormais menés de quatre points (17-21), les visiteurs étaient sommés de réagir.

Le sursaut toulousain tardait à venir, et Gloucester dominait, encore et toujours. Certes, Fritz passait à deux doigts de l'interception, mais laissait in fine échapper le ballon. Sans cela, l'essai était au bout... Hélas, les Britanniques profitaient dans la foulée d'une position de hors-jeu d'Albacete pour aggraver la marque, par Burns (24-17).

Les choses, clairement, devenaient compliquées. Seul un changement d'attitude pouvait permettre aux Toulousains de se tirer de ce mauvais pas. Il restait environ vingt minutes à jouer, mais il n'y avait pas de temps à perdre. Une mêlée toulousaine intéressante, dans les 22 anglais, était malheureusement perdue, Poux n'ayant pas respecté les commandements.

Le jeu, au fil des minutes, devenait de plus en plus haché, ce qui ne faisait pas les affaires des Toulousains. Mais sur un exploit, tout restait possible, et il venait de Beauxis, qui grillait la politesse à la défense adverse. Après un relais de Dusautoir, le ballon filait à l'aile, où Poitrenaud fixait pour servir Matanavou. Le Fidjen, comme une semaine plus tôt face au Connacht, signait un doublé, et les deux équipes étaient à égalité !

Le Stade était revenu dans la course, mais Gloucester ne baissait pas de pied. Le jeu se déroulait dans les cinquante mètres stadistes, et sans victoire, les Haut-garonnais restaient à la merci d'une victoire des Quins au Connacht. A la 74ème, Burns passait une pénalité, généreusement accordée sur mêlée. Le Stade était mené de trois points, et il restait six minutes.

Hélas, la messe était dite deux minutes plus tard, avec un essai de 70 mètres, parti d'une contre-attaque fulgurante. Simpson-Daniel et May s'illustraient, et la victoire était hors de portée. Toulouse n'avait plus son destin en mains, et n'avait pas d'autre choix que d'attendre le résultat du Connacht face aux Quins.

 
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