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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Harlequins / Stade Toulousain

Après une première mi-temps totalement manquée, Toulouse a inversé la tendance et s'est imposé sur le terrain des Harlequins (23-19) lors de la deuxième journée de H Cup.

A Londres (Twickenham Stoop) - Stade Toulousain bat Harlequins 23 à 19 (mi-temps :  0-14)
Temps frais ; pelouse grasse ; 14.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Rolland (Irlande)
Pour les Harlequins : 2 essais de Monye (28, 54) ; 3 pénalités d'Evans (7, 21, 32) .
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Donguy (43), Sowerby (49) ; 3 pénalités d'Elissalde (58) , Michalak (61) et Fritz (78) ; 2 transformations d'Elissalde (43, 49).
Harlequins : Brown - Strettle, Tiesi, Masson, Monye - (o) N.Evans, (m) Care - Skinner (cap), Easter, Robshaw - J.Evans, Stevenson - Lambert, Fuga, Jones.
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David (puis Fritz, 55), Jauzion, Donguy - (o) Elissalde (puis Michalak, 62), Kelleher - Dusautoir, Sowerby (puis Picamoles, 55), Nyanga (puis Bouilhou, 12) - Albacete, Millo-Chluski (puis Lamboley, 65)- Lecouls (puis Johnston, 55), Servat, Poux (puis Human, 2).


L'Angleterre, décidément, réussit aux Toulousains en ce début de Coupe d'Europe. Une semaine après avoir battu Sale au Stadium, les Stadistes ont réussi un intéressant coup double en s'imposant à Londres, sur le terrain des Harlequins. Cette ô combien précieuse victoire à l'extérieur permet aux Rouge et Noir de creuser l'écart en tête de leur groupe, car 24 heures plus tôt, Cardiff s'était incliné d'un souffle (26-27) sur la pelouse des Sharks. Rien n'est acquis, évidemment, mais voilà qui permet d'envisager la suite avec un minimum de sérénité. La suite, justement, ce sera le 12 décembre avec un périlleux déplacement à Cardiff, pour une rencontre qui aura des allures de revanche.

 
Poux puis Nyanga sortent sur blessure

Le thermomètre affichait 11 degrés quand Nick Evans donnait le coup d'envoi en faveur des Quins. Si Médard laissait échapper le ballon à la réception, on était rassuré par la mêlée consécutive, qui voyait les Toulousains récupérer le cuir malgré l'introduction anglaise. Mais globalement, la domination était britannique dans les cinq premières minutes, et globalement, les Toulousains passaient leur temps à défendre.
A la 7ème, Albacete était sanctionné pour avoir gardé un ballon au sol et Evans ouvrait le score. Pour les Toulousains, qui avaient perdu Poux sur blessure dès la deuxième minute, il fallait se réveiller. Mais, hélas, ce n'est pas ce qui se produisait : non seulement les petites maladresses se succédaient (en-avants, plaquages manqués), mais Nyanga, apparemment sévèrement touché, devait à son tour céder sa place.

Les minutes défilaient, sans que les difficultés toulousaines soient démenties. Les joueurs de Novès ne parvenaient pas sortir de leurs 22, et, chose nouvelle, ils étaient maintenant bousculés en mêlée. A la 21ème, Evans doublait la mise sur pénalité, et son équipe creusait le premier écart significatif de la partie (6-0). Il n'y avait pas grand-chose à redire à cela, car on ne comptait plus désormais le nombre de ballons échappés par les Toulousains. La sanction ne tardait pas, et Monye, après un petit exploit personnel, marquait entre les barres. Il y avait 11-0, et Toulouse, déjà, avait hypothéqué ses chances de victoire.

Si les visiteurs tentaient de réagir par la suite, ils perdaient le ballon rapidement, et les Quins, bien aidés encore une fois par quelques plaquages manqués, développaient une jolie contre-attaque qui contraignait la défense à se mettre à la faute. Evans passait la pénalité, et le tableau d'affichage indiquait désormais 14-0. Il fallait de surcroît un petit miracle pour que Care, à l'issue d'un joli numéro en solitaire, n'inscrive le deuxième essai de sa formation. Les derniers instant de la première période étaient certes en faveur des Rouge et Noir, avec une petite opportunité pour Donguy, mais cela ne gommait pas l'impression globale : Menés 14-0, il allait falloir cravacher pour conserver un espoir de rentrer victorieux en France.

 

 
Le Stade revient en dix minutes

Le deuxième acte débutait par un temps fort toulousain, terminé par une tentative de drop d'Elissalde, manquée pour quelques centimètres. Mais les efforts stadistes allaient être récompensés par un essai de Donguy, qui récupérait un ballon au nez et à la barbe d'un Anglais, le poussait au pied et allait sous les poteaux. Le match était relancé.
Moins de deux minutes plus tard, Clerc se procurait une belle occasion, mais le ballon finissait en touche. Mais sur celle-ci, aux cinq mètres, un maul stadiste se formait et Sowerby aplatissait en force. En dix minutes, grâce à la transformation d'Elissalde, Toulouse était revenu à égalité.

On pensait les Stadistes définitivement sur de bons rails, mais les Londoniens montraient qu'ils avaient de la ressource : l'impressionnant Monye se trouvait à la conclusion d'une magnifique séquence, et son équipe reprenait les devants. La partie s'emballait et les deux formations se répondaient du tac au tac. Peu avant l'heure de jeu, le Stade obtenait sa première pénalité dans le camp adverse et Elissalde, malgré la distance (48 mètres), ramenait les siens à deux points (17-19).

Moins de trois minutes plus tard, Michalak, à peine entré en jeu et qui n'avait pas touché le moindre ballon, passait une pénalité importante : pour la première fois, le Stade prenait l'avantage (20-19). Il était, cela dit, beaucoup trop tôt pour pavoiser et la pression des Harlequins, par la suite, était impressionnante. Comme cela avait été le cas au début du premier acte, le Stade passait son temps à défendre et, surtout, ne parvenait pas à garder le ballon quand il le récupérait.

Toulouse souffrait, et n'avait pas de réussite : sur une monumentale tentative de drop de Michalak, depuis 50 mètres, le ballon s'écrasait sur la barre horizontale ! Il restait cinq minutes à jouer, et il fallait maintenant tout donner pour rester devant. C'est d'ailleurs ce que faisaient les coéquipiers de Dusautoir, et à deux minutes de la fin, Fritz, de 55 mètres, passait un superbe coup de pied qui scellait le sort du match. Toulouse avait eu chaud, mais réalisait  au final une superbe opération.
 
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