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Samedi 25 octobre

BATH RUGBY / STADE TOULOUSAIN

à 16h15

Compte rendu

Match Harlequins / Stade Toulousain

Les Toulousains ont réalisé un petit exploit en s'imposant sur le terrain des Harlequins (21-10) lors de la troisième journée de la Coupe d'Europe.

 

A Londres (Twickenham Stoop) - Stade Toulousain bat Harlequins 21 à 10  (mi-temps : 11-3)
Temps froid ; pelouse grasse ; 14.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Clancy (Irl).
Pour les Harlequins : 1 essai de Brown (50) ; 1 pénalité de Evans (8) ; 1 transformation de Evans (50).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Matanavou (19, 66) ; 3 pénalités de McAlister (4, 21, 57) ; 1 transformation de McAlister (66).
Harlequins : Brown - Stegmann, Hopper, Urdapilleta,  Smith (o) N.Evans, (m) Care - Easter, Robshaw (cap), Fa'asavalu - Robson, Vallejos - Johnston, Brooker, Marler.
Stade Toulousain : Médard ; Clerc, Fritz (puis David, 55), Jauzion, Matanavou (puis Donguy, 77) ; (o) McAlister, (m) Burgess (puis Doussain, 63) ; Dusautoir, Picamoles (puis Sowerby, 72), Nyanga ; Maestri (puis Millo, 56), Lamboley ; Johnston (puis Boutemane, 79), Botha (puis Servat, 53), Poux (puis Montès, 46).

Le Stade s'est imposé sur le terrain des Harlequins lors de la troisième journée de la Coupe d'Europe. Face à une équipe qui ne totalisait que des victoires depuis le début de la saison (soit douze matchs ! ), on peut, sans verser dans le triomphalisme, parler d'exploit. Mais évidemment, cette nouvelle victoire en H Cup est loin de qualifier le club pour les quarts de finale. Il faudra évidemment battre ces Anglais dès dimanche, au Stadium, à l'occasion du match retour.

 

Matanavou, encore et toujours


Dès le coup d'envoi, les Toulousains montraient qu'ils répondaient présents dans le domaine de l'engagement. Par la suite, ils monopolisaient le ballon et bénéficiaient d'une pénalité pour une faute au sol. Face aux barres, à quarante mètres environ, McAlister ouvrait le score (4ème, 3-0). Le Stade confirmait cette bonne entame par la suite, certes sans se procurer d'occasions, mais en développant plusieurs mouvemenst intéressants.

Mais les Quins, sur leur première incursion dans la moitié de terrain toulousaine, obtenaient une pénalité, pour un hors-jeu de ligne. Evans égalisait, avant que son équipe ne se procure une superbe occasion, après un joli numéro de Easter. Toulouse s'en sortait, après avoir repoussé les assauts adverses dans ses cinq mètres.

Le Stade, lui, allait se montrer plus réaliste. C'est Picamoles, encore une fois, qui sonnait la charge, et après plusieurs passes, le ballon parvenait à l'aile de Matanavou, qui marquait en coin. La marque passait à 8-3, et il fallait souligner la superbe passe après contact de Dusautoir, à destination du Fidjien.
Totalement dans leur match, les visiteurs poursuivaient leurs efforts, et creusaient même l'écart sur une pénalité lointaine de McAlister (11-3, 21ème).

Incontestablement, le doute était présent dans les esprits des Quins. Toulouse en profitait et dominait assez nettement. On regrettait qu'une pénal'touche à cinq mètres n'ait pas été convertie, car cela aurait récompensé un nouveau temps fort stadiste. Les rares munitions des locaux étaient gachées par des maladresses ou de l'indiscipline, et ils ne parvenaient pas à se montrer dangereux. Au contraire, Toulouse bénéficiait d'une nouvelle pénalité, et McAlister, depuis la ligne médiane, était hélas un peu court.

La physionomie de la partie ne changeait pas, et Toulouse se procurait une superbe occasion, débutée par une percée de McAlister. Fritz était finalement repris à deux mètres de la ligne, et cela n'allait pas au bout. Si ce que réalisait les coéquipiers de Thierry Dusautoir, depuis le coup d'envoi, était tout simplement admirable, on regrettait ce petit manque de réalisme qui les empêchait de prendre un peu plus le large.

On s'acheminait ainsi vers la pause, et on ne comptait plus les pénalités sifflées contre les Quins. Sur une mêlée dans les 22 adverses, la mêlée toulousaine, pourtant conquérante, était curieusement sanctionnée. Le score restait donc de 11 à 3 quand M. Clancy renvoyait les deux équipes aux vestiaires. On avait presque envie de dire que les champions de France pouvaient être déçus,  tant leur prestation était pour le moment exceptionnellement solide.

 

Matanavou, un de plus


Pour tout dire, on craignait le réveil des Londoniens quand était sifflé le coup d'envoi de la deuxième période. Une touche directe, trouvée par ces derniers dès les premiers instants, ne le confirmait pourtant pas. Pas grand chose n'était à signaler, jusqu'au premier coup dur de la soirée : la sortie sur blessure de Poux, apparemment victime d'un souci musculaire à la cuisse.

Globalement, les Quins se montraient malgré tout plus incisifs. Hopper traversait ainsi tout le terrain et faisait gagner soixante mètres à son équipe. Et dans la foulée, après une pénalité rapidement jouée à la main, Brown, le puissant arrière, marquait le premier essai des Harlequins, qui revenaient à un point (10-11, 50ème).

Toulouse tentait de réagir dans la foulée, et dans le sillage d'un Picamoles toujours aussi impressionnant, multipliait les passes dans les 22 adverses, avant que Matanavou ne soit projeté en touche. Mais la mêlée, la grande force stadiste depuis le début de la soirée, permettait d'obtenir une pénalité. McAlister ne tremblait pas, et donnait quatre points d'avance aux siens (14-10).

Dans la continuité, sur un turnover, Matanavou tapait à suivre et produisait un bel effort, qui forçait les Quins à concéder une mêlée à cinq mètres. C'était peut-être l'un des tournants du match, mais il n'était pas bien négocié, car un en-avant venait réduire à néant cette séquence. Le jeu, pourtant, restait dans les 22 des locaux, qui, depuis leur essai, n'avaient pas eu un seul ballon d'attaque à négocier.

Mais le Stade, au meilleur moment, doublait la mise, par l'inévitable Matanavou, après une percée de Clerc, qui trouvait l'ailier d'une merveilleuse sautée. Il restait un quart d'heure à jouer, et s'il était trop tôt pour pavoiser, l'affaire était sur de bons rails.
Toulouse devait maintenant gérer, mais les Quins, comme cela était prévisible, donnaient tout. Ils obtenaient une pénalité, qu'ils ne tentaient pas, pour finalement perdre le ballon en touche.

Le jeu était limité au milieu de terrain par la suite. La défense toulousaine était remarquablement en place, et on sentait peu à peu le découragement poindre chez les Anglais. Le Stade gérait remarquablement sa fin de partie, et c'était la dernière chose à signaler. Toulouse s'imposait donc, face à une équipe qui totalisait douze victoires depuis le début de la saison. La performance est superbe, mais encore une fois, il faut maintenant la confirmer dimanche au Stadium.

 
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