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Samedi 25 octobre

BATH RUGBY / STADE TOULOUSAIN

à 16h15

Compte rendu

Match Montpellier / Stade Toulousain

Les Toulousains, pourtant en tête à la pause, ont finalement été battus sur le terrain de Montpellier (22-21), lors de la quatrième journée du Top 14.
A Montpellier (Yves du Manoir) - Montpellier bat Stade Toulousain 22 à 21 (mi-temps : 9-16 )
Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 13.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Garcès (Béarn)
Pour Montpellier : 1 essai de Bustos (47) ; 5 pénalités de Bustos (3, 31, 39, 45, 50) ; 1 transformation de Bustos (47).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Delasau (38) et Bézy (80) ; 3 pénalités de Bézy (5, 13, 26) ; 1 transformation de Bézy (38).
Montpellier : Alcalde - Nagusa, G.Doumayrou, Fernandez, Bustos Moyano - (o) Trinh-Duc  (m) J.Tomas - Gorgodze, Matadigo, Ouedraogo (cap) - Fakate, Hancke - Thiart, Ladhuie, Chobet
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Médard, 51) - Heymans, Fritz, Jauzion, Delasau (puis Clerc, 51) - (o) Bezy, (m) Kelleher - Nicolas, Lamboley, (puis Bouilhou, 72) Nyanga (puis Dusautoir, 51) - Millo-Chluski, Albacete - Lecouls (puis Human, 51), Lacombe (puis Servat, 58), Poux (puis Montès, 58).

Déjà battu à Béziers il y a dix jours, le Stade Toulousain a subi à Montpellier sa deuxième défaite de la saison, en autant de déplacements. Quatre jours après avoir battu le Stade français de façon plutôt convaincante, les Rouge et Noir n'ont pas été capables de rééditer leur performance. Et si, c'est une évidence, beaucoup d'équipes perdront à Yves du Manoir cette saison, il faudra rapidement rectifier le tir en déplacement. Avant cela, dimanche très précisément, La Rochelle viendra à Ernest Wallon pour boucler une série de trois rencontres en huit jours.

 

Bézy enquille, Delasau marque

Toulouse se mettait le premier en évidence, dès la première minute de jeu. Le ballon parvenait à Poitrenaud, qui décalait parfaitement Delasau sur son aile. Le Toulousain échappait à un plaquage avant d'être repris à hauteur des 22, et l'action en restait là. Mais Montpellier, sur sa première possession, n'était pas en reste. Après une impressionnante série de pick and go, Toulouse se mettait à la faute et Moyano, à hauteur de la ligne médiane, ouvrait le score.

Sur le coup d'envoi, consécutif, c'était au tour des locaux d'être pénalisés par M. Garcès. Nicolas Bézy, pourtant en position fort délicate, égalisait. Mais après une entame où le jeu était à l'honneur, les fautes se multipliaient et la plupart, malheureusement, étaient commises par les Stadistes. Et, sur un maul écroulé, Montpellier, toujours par l'intermédiaire de Bustos, manquait une première occasion de prendre l'avantage.

La partie se poursuivait sur un rythme toujours aussi haché, mais le bon comportement des joueurs toulousains en mêlée leur permettait d'obtenir une pénalité, à 46 mètres environ. Malgré la distance, Bézy n'avait aucune difficulté apparente à doubler la mise et prendre, pour la première fois de la rencontre, l'avantage. Sans forcément dominer, le réalisme rouge et noir faisait finalement la différence, avec une troisième pénalité réussie par Bézy. L'écart passait à six points (9-3, 6ème).

Sérieux à défaut d'être brillants, les joueurs de la ville rose se procuraient par la suite la plus belle occasion de la partie, sur une séquence initiée par une échappée de Kelleher au ras d'un regroupement. Quelques passes plus tard, face à une défense pourtant désorganisée, Toulouse commettait un en-avant à dix mètres de l'en-but.
On ne pouvait que regretter cette belle opportunité manquée, car dans la foulée, le MHRC développait une belle offensive, sur laquelle Jauzion était pris en position de hors-jeu. Bustos, cette fois, trouvait la cible et ramenait son équipe à trois points.

Handicapés par quelques maladresses, les visiteurs perdaient çà et là quelques opportunités de se montrer dangereux, mais avaient malgré tout plutôt tendance à dominer. A la 35ème, à nouveau de près de cinquante mètres, Bézy connaissait son premier échec de l'après-midi. Mais, dans la continuité, Delasau interceptait une passe héraultaise qui, si elle était allée au bout, aurait sans doute été convertie en essai. L'ailier réalisait un coup double sur le coup, car après avoir échappé à un plaquage, il filait derrière la ligne, pour un essai de soixante mètres.

Les deux équipes regagnaient les vestiaires avec un avantage de 16-9 en faveur du Stade. Si on n'avait alors aucune garantie quant à une éventuelle victoire finale, on pouvait se réjouir d'avoir vu les Toulousains creuser un premier écart.

 

Une reprise catastrophique

Toulouse attaquait le deuxième acte avec un léger vent favorable. Les débats étaient globalement équilibrés et la défense haut-garonnaise, comme cela avait été le cas auparavant, faisait toujours bonne garde quand le ballon était montpelliérain. Sur une charge, Lacombe laissait échapper le cuir et sur le contre, Delasau intervenait en dernier recours, avant d'être sanctionné pour avoir gardé un ballon au sol. Bustos, collé à la ligne de touche, réussissait un fort joli coup de pied. La marque passait à 12-16, avant que Bustos, sur une action superbe, ne se trouve à la conclusion pour le premier essai héraultais. 

En quelques minutes, le Stade avait perdu tout le bénéfice de son avance. Et rien n'allait mieux par la suite, car sur une nouvelle offensive adverse, une faute était commise. Bustos, dans tous les coups, creusait un peu plus l'écart (22-16). Le sang neuf apporté par les entraîneurs toulousains ne permettait pas dans un premier temps de changer la physionomie : Montpellier dominait et Toulouse, quand il était en possession du ballon, le perdait trop rapidement sur des maladresses.

Aux alentours de l'heure de jeu, le Stade parvenait enfin à conserver quelque peu le ballon. Cela ne débouchait sur rien de sérieux en terme d'occasions, mais, au moins, Toulouse semblait avoir remis (un peu) d'ordre dans son jeu. A la 61ème, Bézy manquait un drop lointain, et le score n'évoluait pas.
Les minutes défilaient, et le jeu se cantonnait au milieu du terrain. Ce statu quo ne faisait guère les affaires des Toulousains, qui perdaient quelques ballons importants en touche.

La rencontre sombrait par la suite dans l'à-peu-près. Toujours approximatifs, les coéquipiers de Yannick Jauzion rendaient trop de ballons à leurs adversaires et se procuraient pas la moindre opportunité. Les dernières minutes, pourtant, voyaient les Toulousains investir les trente mètres héraultais. A la 74ème, ils obtenaient une pénalité mais choisissaient de la tenter, contrairement à ce qu'indiquait Guy Novès, qui demandait la touche. Bézy, du reste, manquait la pénalité et son équipe avait laissé passer une belle opportunité...

On n'y croyait plus, quand, sur la dernière possession, Bézy prenait superbement le trou pour filer derrière la ligne. Le jeune demi d'ouverture, hélas, ne parvenait pas à transformer, et son équipe restait à un point.

 
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