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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Perpignan / Stade Toulousain

Une équipe toulousaine très largement remaniée s'est logiquement inclinée à Aimé Giral (32-8) lors de la 19ème journée du Top 14.
A Perpignan (Aimé Giral) - Perpignan bat Stade Toulousain 32 à 8 (mi-temps : 10-0)
Temps frais ; Vent violent ; 14.500 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Berdos (Ile de France)
Pour Perpignan : 4 essais de Chouly (12), Marty (45), Manas (61), Mermoz (69) ; 2 pénalités de Mélé (27, 47) ; 3 transformations de Mélé (12, 45, 69).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Kunavore (73); 1 pénalité de Michalak (55).
USAP : Burger ; Manas, Marty, Mermoz, Planté ; (o) Mélé, (m) Durand ; Perez (cap), Chouly, Le Corvec ; Britz, Villaceca ; Bozzi, Tincu, Chobet.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Swanepoel, 60); Kunavore, Lamerat (puis Ahotaeiloa, 58), Fritz, Donguy ; (o) Du Toit (puis Bélie, 65), (m) Michalak ; Thuery (puis Nyanga, 58), Lamboley, Bouilhou ; Boukerou, Millo-Chluski ; Montes (puis Clément, 67), Lacombe (puis Basualdo, 48), Perugini.
Cartons jaunes : Perugini (37), Michalak (78)

La malédiction d'Aimé Giral continue pour le Stade Toulousain, qui n'a pas réussi à mettre un terme à dix-huit ans de disette dans ses déplacements à Perpignan. Ce revers, loin d'être catastrophique d'un point de vue arithmétique, ne remet pas en cause la première place du club au classement. Et il est évident que dans l'esprit des entraîneurs, la réception de Castres, dans une semaine à Ernest Wallon, revêt une toute autre importance.
C'est une équipe profondément remaniée qui attaquait la rencontre. Trois Espoirs débutaient la partie, dont le jeune Rémi Lamerat, particulièrement tranchant une semaine plus tôt lors de son entrée en jeu devant Montauban. Les internationaux Fritz et Poitrenaud effectuaient leur retour alors que Donguy, absent depuis de nombreuses semaines en raison d'une fracture à la main, en faisait de même.

 

Kunavore, pompier de service

 
Le Stade réalisait une entame de match intéressante, symbolisée par une charge de Lamerat, puis une formidable échappée de Kunavore sur son aile. A la fin de la séquence et après un relais de Bouilhou, l'équipe obtenait une pénalité, tentée et manquée par Du Toit. Il faut dire que le vent tourbillonnant  qui ne soufflait pas en faveur des Stadistes au cours du premier acte, n'allait pas rendre la tâche des buteurs facile.
Le début de rencontre était en tout cas intéressant, et un intelligent coup de pied à suivre de Fritz, dans le dos de la défense, était à deux doigts de trouver Kunavore, arrivé à toute vitesse. Les débats s'équilibraient par la suite, et à la 10ème minute, Perpignan se procurait une belle occasion d'essai, gâchée par un mauvais choix de Le Corvec alors que sa formation était en supériorité numérique.

Puis c'était une magnifique action en solitaire de Burger qui était à deux doigts d'aller à dame, avec notamment deux coups de pied successifs. Heureusement Kunavore, un peu comme il l'avait fait une semaine plus tôt contre Montauban, aplatissait in extremis dans son propre en-but. Mais sur la mêlée à cinq mètres consécutive, le pack usapiste progressait et Chouly parvenait à s'emparer du cuir pour marquer en force.

Sur l'engagement ou presque, Mélé se faisait prendre en position de hors-jeu sur un regroupement. Du Toit, une nouvelle fois, manquait la cible et le score n'évoluait pas, malgré la position favorable dont il bénéficiait. Dommage, car après vingt minutes de jeu, Toulouse avait fait plutôt bonne figure et l'essai catalan excepté, il maîtrisait dans l'ensemble les débats.
Mais à la 22ème minute, une chandelle mal maîtrisée par Poitrenaud dans ses 22 mètres profitait à Perpignan. L'essai était imparable avant que Kunavore ne sauve une nouvelle fois les siens en revenenant du diable vauvert pour plaquer Britz, qui laissait tomber le ballon. Cinq minutes plus tard, Mélé connaissait son premier échec dans l'exercice des tirs au but, et on en restait à 7-0... pour soixante secondes, car le jeune numéro 10 passait trois points et portait la marque à 10-0.

Les hommes de Novès ne se décourageaient pas pour autant et continuaient à mettre la main sur le ballon, même s'ils avaient du mal à passer les trente mètres adverses. A la demi-heure de jeu, un petit coup de pied à suivre de Michalak à destination de Donguy était à deux doigts d'être récupéré par ce dernier.
Mais les dernières minutes allaient être difficiles : Perugini écopait d'abord d'un carton jaune après une pénalité rapidement jouée par Durand, et suivait une intense pression des locaux dans les dix mètres stadistes. Cela devenait difficile, mais Kunavore, une nouvelle fois, arrachait le ballon et offrait aux siens un bol d'oxygène.
C'est sur ce score de 10-0 que les deux équipes regagnaient les vestiaires. Avec un vent en leur faveur lors du deuxième acte, les Toulousains n'avaient pas dit leur dernier mot, et on regrettait seulement que la seule mêlée sur laquelle ils avaient été dominés ait eu lieu à cinq mètres de leur ligne.

 

Marty frappe d'entrée

 
Les quatorze Toulousains connaissaient une reprise difficile, et ils étaient mis à mal par deux belles percées de Marty et Mermoz. Sur une autre action à trois mètres de l'en-but, ce dernier oubliait le ballon en route alors que l'essai paraissait au bout. Ce n'était malheureusement que partie remise, car sur une mêlée à cinq mètres pourtant en sa faveur, le Stade perdait le ballon, ce qui permettait à Durand de trouver Marty, qui marquait facilement.

Rien n'allait décidément, car par la suite, Lamerat voyait son coup de pied contré et commettait une faute par la suite. Mélé passait trois nouveaux points et l'écart (20 points) semblait rédhibitoire. Les champions de France ne baissaient pas les bras, mais peinaient à dynamiser le jeu et perdaient bêtement quelques ballons en cours de route. A la 55ème minute, Michalak tentait une pénalité (Du Toit en avait manqué une nouvelle un peu plus tôt) et marquait enfin les premiers points de son équipe.

A l'heure de jeu, Manas inscrivait le troisième essai de son équipe, après un coup de pied de Du Toit contré par Mélé. La messe était dite, et même un peu plus à la 69ème minute : une passe de Michalak était interceptée par Mermoz, et Perpignan développait un contre fulgurant, au terme duquel il se trouvait à la conclusion.
La suite allait être pour du beurre, et après une mêlée à cinq mètres, une superbe sautée de Michalak trouvait Kunavore, qui marquait de façon acrobatique un fort bel essai.

Le deuxième essai toulousain faillit être marqué peu après, suite à une incroyable séquence de 80 mètres. Il était refusé, très justement, car Bélie sur sa dernière passe à destination de Lamboley, avait le pied en touche. Cette belle action redonnait sans doute du baume au coeur aux Stadistes, mais ne remettait évidemment pas en cause la défaite.

 
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