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Samedi 20 septembre

RACING METRO 92 / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Racing Metro 92 / Stade Toulousain

Les Toulousains ont été logiquement battus par le Racing (43-21), au Stade de France, lors de la 22ème journée du Top 14.

A Saint Denis (Stade de France) - Racing Métro bat Stade Toulousain 43 à 21  (mi-temps : 22-12 )
Temps pluvieux ; belle pelouse ; 76.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M.Péchambert
Pour le Racing : 3 essais de Leo'o (11), Saubade (43), Chabal (62)  ; 6 pénalités de Wisniewski (5, 14, 17, 48, 57, 75) ;2  transformations de Wisniewski (11, 43) ; 2 drops de Wisniewski (1, 52).
Pour le Stade Toulousain : 7 pénalités de Michalak (7, 24, 29, 40, 46, 50, 57).
Racing Métro : Scarbrough ; Fall, Chanavcy, Steyn, Saubade ; (o) Wisniewski, (m) Durand ; Galindo, Cronje, Leo'o ; Nallet, Ghezal ; Sa, Noirot, Brugnaut.
Carton jaune : Scarbrough (18)
Stade Toulousain : Heymans ; Clerc, Poitrenaud, Jauzion, Médard (puis Fritz, 68); (o) Skrela (puis Bézy, 75), (m) Michalak ; Dusautoir (puis Lamboley, 68), Sowerby (puis Picamoles, 50), Nyanga (puis Bouilhou, 50) ; Millo, Maestri ; Lecouls (puis Johnston, 41), Servat (puis Lacombe, 68), Poux (puis Human, 41, puis Poux, 62).

Le Stade Toulousain s'est incliné au Stade de France, face au Racing Métro, lors dela 22ème journée du Top 14. Ce revers n'est évidemment pas rédhibitoire dans l'optique de la qualification pour les phases finales, mais les hommes de Guy Novès pourront regretter une entame totalement manquée, qui a permis aux Ciel et Blanc de prendre rapidement les devants. La prochaine échéance pour les Toulousains est maintenant un déplacement tout aussi périlleux chez l'équipe en forme du moment, Perpignan, vendredi à Aimé Giral.

Une entame cauchemardesque

C'est un début en fanfare qui était réalisé par le Racing, qui, dès sur le coup d'envoi, récupérait le ballon, développait une offensive et scorait grâce à un drop de Wisniewski, idéalement servi à hauteur des trente mètres. Les Parisiens confirmaient leur entame sur mêlée, où leur pack produisait un bel effort et obtenait une pénalité, réussie par le même Wisniewski. On jouait depuis moins de cinq minutes, et la marque était déjà de 6-0 en faveur des locaux.

Heureusement, cette envolée pour le moins inquiétante était contrebalancée par une pénalité de Michalak, consécutive à un ballon gardé au sol. Mais dans un début de rencontre décidément endiablé, le Racing marquait quasiment dans la foulée : après un point de fixation à trois mètres de l'en-but, le ballon sortait via Durand, dont la chistera mettait Leo'o sur orbite, pour finalement aller derrière la ligne.

Rien ne se déroulait comme prévu pour les Rouge et Noir, qui étaient une nouvelle fois sanctionnés, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Cette fois, c'était un maul parisien qui était stoppé illicitement, et Wisniewski confirmait ses bonnes dispositions du moment en passant un nouveau coup de pied. La marque passait à 16-3, et il fallait bien convenir que depuis le coup d'envoi, les coéquipiers de Thierry Dusautoir n'avaient pas eu le moindre ballon d'attaque à négocier et se contentaient de défendre.

Ce qui commençait à ressembler à un cauchemar ne se démentait pas, avec une nouvelle pénalité de Wisniewski. Scarbrough écopait par la suite d'un carton jaune pour un plaquage aérien sur Clerc, et Toulouse se retrouvait en situation de supériorité numérique. Voilà qui constituait une occasion en or de rentrer dans la partie, mais le moins que l'on puisse dire est que le Stade n'en tirait pas profit, puisque Wisniewski, après un ballon gardé au sol par Médard sur une relance audacieuse, corsait un peu plus l'addition.

Sur une mêlée, Sa était sanctionné et Michalak parvenait à réduire l'écart, mais cela ne masquait pas les difficultés toulousaines depuis le coup d'envoi, avec, symboliquement, une touche trouvée directement qui redonnait un ballon intéressant au Racing. Mais imperceptiblement, les joueurs de la capitale perdaient de leur superbe, et Michalak exploitait un maul conquérant de la part des siens et arrêté illicitement par l'adversaire pour ajouter trois points. Le score était désormais de 22 à 9.

L'embellie stadiste était confirmée dans la continuité, avec une fort belle offensive conclue par une situation de supériorité numérique sur l'aile, mais, hélas, ni Sowerby ni Poux, qui héritait finalement du ballon, n'avaient les cannes pour aller au bout. On pouvait regretter que cette séquence n'ait pu aboutir, mais elle symbolisait le réveil des champions d'Europe, qui, enfin, mettaient la main sur le ballon et investissaient le camp adverse.

Leurs efforts étaient récompensés par une nouvelle pénalité de Michalak, sur la sirène, qui réduisait l'écart à 10 points. Autant dire que paradoxalement, après une demi-heure de jeu, on aurait signé pour pareil scénario.

 

Un contre assassin

Une nouvelle fois, le début de mi-temps allait être fatal aux Toulousains. Pourtant, ils confisquaient le ballon, mais sur un plaquage, Human tombait le ballon et après un coup de pied à suivre, la vitesse de Saubade faisait la différence et l'ailier finissait derrière la ligne. Ce contre annihilait à lui tout seul les bonnes dispositions rouge et noire, et si Michalak, après une faute de Lo Cicero en mêlée, passait trois nouveaux points, on restait quelque peu sur notre faim.

Après un échange de pénalités, l'écart était stabilisé à quatorze points. Cédric Heymans confirmait au passage sa forme (internationale ?) du moment en réalisant une relance de toute beauté, et le jeu, à l'image de ce que l'on avait vu à la fin du premier acte, était plutôt en faveur des visiteurs. Mais ces derniers tombaient ce samedi sur un Wisniewski en état de grâce, qui passait de plus de quarante mètres un drop formidable, qui les repoussait encore un peu plus loin.

Les minutes défilaient, et malgré une pénalité de Michalak, les Toulousains ne parvenaient pas à réduire l'écart. La pluie fine qui s'était invitée aux débats ne les aidait pas à développer leurs offensives, et ils éprouvaient les pires difficultés à mettre leur jeu en place. Au contraire, Leo'o, qui interceptait une passe de Picamoles, était à deux doigts de marquer un essai qui aurait été synonyme de bonus offensif.

Mais cet essai était finalement inscrit moins de deux minutes plus tard, par Chabal, auteur d'une percussion tonitruante et dont on imagine quel bonheur il devait éprouver au moment d'aplatir son ballon au sol. Côté stadiste, cette fois, la messe était dite, et comme si le calvaire n'était pas suffisant, Dusautoir, apparemment sévèrement touché à la cheville, devait quitter l'aire de jeu.

La fin de match était anecdotique, et le Stade subissait une sévère défaite, la deuxième de la saison sans inscrire le point de bonus défensif. Rien, comptablement, n'est dramatique, mais il y avait évidemment mieux à faire pour débuter la terrible série de quatre matchs à l'extérieur qui attend les Haut-garonnais dans ce money-time de la saison.

 
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