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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Sale Sharks / Stade Toulousain

Vainqueurs à Sale lors de la dernière journée de H Cup, les Toulousains disputeront en avril un quart de finale à domicile.
A Sale (Edgeley Park) - Stade Toulousain bat Sale 19 à 13 (mi-temps : 6-6 )
Temps frais et pluvieux ; pelouse grasse ; Arbitrage de M. Rolland (Irlande)
Pour Sale : 1 essai de Tait (65) ; 2 pénalités de Hogdson (3, 17) ; 1 transformation de Hodgson (65).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Lacombe (42) ; 2 pénalités d'Elissalde (53, 71) ; 1 transformation d'Elissalde (42) ; 2 drops d'Elissalde (10, 38).
Sale : MacLeod - Cueto, Tait, Kennedy, Doherty - (o) Hodgson, (m) Wigglesworth - Koyamaibole, Abraham, Gaskell - Schofield, C.Jones - Halsall, Schwalger, Lewis-Roberts.
Cartons jaunes : Koyamaibole (9), Jones (38)
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, David (puis Fritz, 66), Jauzion, Heymans - (o) Elissalde (puis Médard, 79), (m) Michalak (puis Kelleher, 61) - Picamoles (puis Sowerby, 70), Dusautoir (cap), Lamboley - Albacete, Maestri  (puis Bouilhou, 60)- Lecouls (puis Human, 41), Lacombe (puis Servat, 66), Poux (puis Montès, 66).
Carton jaune : Clerc (47)

Déjà qualifié pour les quarts de finale depuis sa victoire sur les Harlequins le week-end dernier, le Stade Toulousain ne se rendait pourtant pas à Sale en touriste à l'occasion de la dernière journée de la Coupe d'Europe. L'enjeu, en effet, était de taille au moment du coup d'envoi : une victoire assurait aux Rouge et Noir de disputer leur quart à domicile, au Stadium, en avril prochain. C'est donc chose faite, et voir les Rouge et Noir terminer leur groupe avec une seule défaite au compteur, malgré la présence  de deux clubs anglais et du demi-finaliste de la dernière édition, situe l'exemplarité de leur parcours. Les statistiques sont maintenant en faveur du club haut-garonnais : en sept quarts de finale joués sur leurs terres, les Toulousains se sont qualifiés six fois.
 
Elissalde, Monsieur Drop

La partie débutait fort pour les Anglais, qui investissaient les 22 toulousains. Sans un sauvetage de Lacombe face au puissant Koyamaibole, on aurait assisté au premier essai de la partie. Sale obtenait coup sur coup deux pénalités, mais s'il ne tentait pas la première, le pragmatisme était finalement retenu et Hodgson ouvrait le score.

Passé cet orage, Toulouse réagissait et prenait le jeu à son compte. Une bonne séquence se concluait par un drop de Michalak, qui passait de peu à côté. Le même Michalak, quelques minutes plus tard, était victime d'un geste aussi stupide qu'inutile de Koyamaibole, qui écopait d'un carton jaune. Dans la foulée, Elissalde, après un superbe maul de ses avants qui progressait que une bonne quinzaine de mètres, claquait un drop impeccable. Toulouse égalisait (3-3, 10ème).

Par la suite, toujours en supériorité numérique, Toulouse tentait beaucoup, mais quelques maladresses, à l'image des en-avants d'Elissalde et Picamoles, venaient annihiler leurs bonnes intentions. Il faut dire que la pluie, qui tombait sans discontinuer, n'aidait pas à développer un rugby de haute qualité. A la 17ème minute, une faute au sol stadiste était logiquement sanctionnée par M. Rolland, et Hodgson doublait la mise. Comme cela avait été le cas précédemment, Toulouse réagissait suite à cette pénalité : une superbe action, illustrée par des charges tonitruantes de Picamoles, David et Clerc, s'achevait par une nouvelle tentative de drop, d'Elissalde, qui passait nettement à côté.

Dans des conditions de jeu toujours difficiles, le Stade tentait de multiplier les temps de jeu, et se procurait en bout de ligne une superbe occasion, avec une combinaison entre David et Clerc qui manquait d'aller au bout. Peu après la demi-heure de jeu, les efforts toulousains n'étaient pas récompensés, malgré une présence quasiment continue dans les trente mètres adverses. A la 38ème, Chris Jones, coupable d'une faute grossière sur un regroupement, était à son tour exclu temporairement. Toulouse faisait coup double, car sur la séquence consécutive, un nouveau drop d'Elissalde permettait à son équipe d'égaliser.
Les deux équipes regagnaient les vestiaires dos à dos, et si rien n'était acquis, la domination stadiste, dans la deuxième partie de cette mi-temps, incitait à un optimisme modéré.
 
Lacombe donne de l'air

La supériorité toulousaine ne se démentait pas à la reprise. Très en difficulté sur les groupé-pénétrants depuis le coup d'envoi, Sale subissait une nouvelle fois dans ce secteur, et Lacombe s'extirpait pour marquer le premier essai de la partie, ô combien important. Le deuxième essai faillit intervenir soixante secondes plus tard, après une superbe relance de Poitrenaud, un relais de Jauzion et une passe pour Clerc, repris à un mètre de la ligne.

Toulouse n'allait pas tarder à regretter cette nouvelle opportunité manquée, car dans la foulée ou presque, Clerc récoltait un carton jaune pour un plaquage à l'épaule. Mais cette contrariété ne freinait pas les ambitions stadistes, et le Stade revenait rapidement dans le camp adverse. Après un drop manqué, un plaquage tonitruant de Lacombe permettait d'obtenir une pénalité, réussie par Elissalde. L'écart passait à dix points (52ème).

Clerc rentrait sur le terrain et son absence avait été plus que bien gérée par ses coéquipiers. Bien en place, les hommes de Novès semblaient maîtriser la situation, malgré une double charge de Tuilagi et Schofield qui constituait la meilleure opportunité anglaise depuis le coup d'envoi. Et globalement, les Sharks étaient bien mieux en place depuis quelques minutes, et Tait, malgré le double plaquage de Poitrenaud et Tait, marquait en force.
La partie était totalement relancée, et alors qu'il restait un quart d'heure à jouer, les trois points d'avance des Toulousains étaient loin de constituer une assurance tous risques. Chaque action valait désormais très cher, et à la 69ème, Toulouse obtenait une pénalité plus qu'importante. Elissalde, qui venait de prendre un coup à la tête, passait malgré tout son coup de pied (19-13, 71ème).

Il restait environ dix minutes à jouer, et Toulouse, malgré la fatigue, jouait dans le camp anglais, se mettant à l'abri de toute mauvaise surprise. Certes, quelques maladresses rendaient le ballon à Sale plus souvent qu'on ne l'aurait souhaité, mais le courage et l'abnégation stadiste forçaient l'admiration. Le score n'allait plus évoluer, et les Rouge et Noir tenaient une victoire globalement méritée, synonyme d'un quart de finale à domicile au printemps prochain.
 
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