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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Français / Stade Toulousain

Après avoir chuté à domicile devant Toulon, Toulouse s'est superbement repris en s'imposant au Stade de France, devant Paris (29-0).

A Saint Denis (Stade de France) - Stade Toulousain bat Stade français 29 à 0 (mi-temps : 9-0)
Temps frais ; belle pelouse ; 80.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Matheu (Armagnac Bigorre)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Lamboley (45), Johnston (68) ; 5 pénalités de Skrela (20, 27, 39, 55, 64) ; 2 transformations de Skrela (45, 68).
Stade français : Southwell ; Arias, Gasnier, Bastareaud, Philips ; (o) Beauxis, (m) Oelschig ; Rabadan, Leguizamon, Burban ; Marchois, Palmer ; Gerber, Szarzewski, Roncero.
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Ahotaeiloa, 70); Donguy, Fritz, Jauzion (puis David, 64), Médard ; (o) Skrela, (m) Michalak (puis Kelleher, 2) ; Lamboley, Picamoles (puis Sowerby, 68), Bouilhou (cap, puis Dusautoir, 42) ; Millo-Chluski, Maestri  ; Lecouls (puis Johnston, 44), Servat (puis Lacombe, 60), Poux (puis Human, 58).

Le Stade Toulousain s'est imposé face au Stade français lors de la 21ème journée du Top 14. C'est sa deuxième victoire consécutive dans l'enceinte parisienne, après le succès de la saison passée. Après le revers face à Toulon quinze jours plus tôt, ces quatre points viennent donner un sacré bol d'air frais aux Toulousains, qui creusent l'écart sur le septième. Cette victoire, largement méritée de surcroît, est en effet  une sacrée bonne affaire, alors que Biarritz et Brive avaient perdu un peu plus tôt dans la journée. La réception de Montpellier, vendredi à Ernest Wallon, ne représente pas moins une échéance cruciale, qu'il conviendra de bien aborder, malgré l'absence des internationaux.
 

Toulouse perd Michalak

Dès le coup d'envoi, ou presque, Toulouse perdait Michalak sur blessure : lors d'un plaquage apparemment anodin, le demi de mêlée était sévèrement touché, et c'est sur une civière qu'il quittait l'aire de jeu. Dans un début de partie par ailleurs assez haché, Paris se montrait plus tranchant sur ses offensives mais le Stade, en mêlée, mettait à deux reprises son adversaire en difficulté.

Peu à peu, du reste, Toulouse entrait dans le match et mettait la main sur le ballon. La possession était ainsi clairement à l'avantage des visiteurs, même si ceux-ci ne se procuraient pas d'occasion digne de ce nom, en dehors d'un ballon récupéré par Donguy suite à une erreur de Philips, avant que l'ailier soit contré. A la 9ème minute, Skrela n'était pas loin de concrétiser la nette domination des siens, mais son drop, tapé depuis plus de quarante mètres, passait de peu à côté.

La première occasion parisienne intervenait sur un ballon de récupération, suivi d'un coup de pied jusque dans les 22 stadistes. Si Poitrenaud était le plus prompt, il voyait son dégagement contré avant de finir en touche, à dix mètres tout au plus de la ligne d'essai. Le coup n'était pas passé si loin. Passée cette frayeur, les joueurs de la ville rose poursuivaient leur domination, même si celle-ci restait stérile, notamment en raison de quelques ballons rendus un peu trop facilement aux Parisiens.

Les premiers points étaient cependant marqués par les Toulousains, après que Kelleher eut récupéré un ballon sur un regroupement, poussant ainsi un adversaire à la faute. Skrela, de 38 mètres, réussissait son coup de pied. Si on ne pouvait pas dire à ce moment-là qu'on assistait à un grand spectacle, cette ouverture du score, au vu de la mainmise stadiste sur les débats, n'était que justice.

L'emprise toulousaine ne se démentait pas au fil des minutes, et c'était finalement même cause et même punition pour les Parisiens : à force de défendre, ils se mettaient une nouvelle fois à a faute, et Skrela doublait la mise (6-0, 27ème). Le premier essai de la rencontre faillit intervenir quelques minutes plus tard, quand, en bout de ligne, Bouilhou filait derrière la ligne. L'action était toutefois justement annulée par M. Matheu, qui revenait à un en-avant préalable. Le Stade venait de laisser filer une opportunité, mais cela symbolisait son bon comportement : installés dans le camp parisien, plus souvent et plus vite sur les ballons, les Rouge et Noir réalisaient un premier acte de tout premier plan.

Peu avant la pause, sur un ballon de récupération, le ballon parvenait rapidement à l'aile, où Poitrenaud réalisait un joli numéro, avant de trouver Médard, lequel était finalement repris à cinq mètres tout au plus. Une jolie séquence, qui entraînait les applaudissement de tout le Stade de France. A la 39ème, alors que Paris n'avait pas passé la ligne médiane ballon en mains depuis de très longues minutes, Toulouse obtenait une nouvelle pénalité, encore une fois sur une faute au sol. Skrela ne se faisait pas prier, et donnait au score un écart qui commençait à devenir intéressant (9-0 à la pause).

Lamboley creuse l'écart

La reprise intervenait sur les chapeaux de roue pour les Toulousains, qui se procuraient d'entrée une belle occasion suite à un ballon subtilisé à Paris sur une touche. Hélas, le mouvement s'achevait sur un en-avant, alors que la terre promise n'était plus distante que d'une dizaine de mètres. Les efforts rouge et noir étaient cela dit enfin récompensés d'un essai à la 45ème : une chandelle de Skrela était mal réceptionnée par la défense francilienne et Lamboley s'emparait finalement du cuir pour aplatir, au terme d'un joli numéro.

Désormais mené 0-16, le Stade français tentait de réagir par la suite. Une longue séquence se développait ainsi dans les dix mètres toulousains, mais la défense faisait bonne garde, tant et si bien qu'un en-avant finissait par y mettre un terme. Paris s'enhardissait, mais c'est Toulouse, encore une fois, qui marquait : sur quasiment sa première incursion dans le camp adverse depuis l'essai de Lamboley, l'équipe obtenait une pénalité, convertie par Skrela.

La suite confirmait cependant que Paris, dans cette seconde période, était dans d'autres dispositions. Les coéquipiers de Lionel Beauxis, franchement dominateurs, obtenaient plusieurs pénalités, qu'ils ne tentaient pas. Roncero, à la 58ème, plongeait dans l'en-but, mais l'essai n'était pas validé par l'arbitrage vidéo. Il s'en était fallu d'un rien, et cela venait rappeler que l'affaire était loin d'être entendue.

Mais Paris, peut-être marqué psychologiquement pour ne pas avoir su scorer dans ses temps forts, baissait de pied. La sanction ne tardait pas, et Skrela, absolument impeccable, passait trois nouveaux points, ce qui faisait passer la marque à 22-0. Cette fois, on pouvait commencer à envisager la suite avec sérénité. Cela était confirmé deux minutes plus tard, avec le deuxième essai rouge et noir, signé Johnston, au terme d'une succession de charges qui avaient mis à rude épreuve la défense parisienne.

La victoire, désormais, ne faisait guère de doute. Il fallait maintenant tout faire pour décrocher le bonus offensif, seulement distant d'un essai. Malgré les nombreux changements opérés par le staff, cela semblait jouable, car hormis une petite réaction d'orgueil, Paris était rapidement cantonné dans son camp. Hélas, en dépit de certaines situations intéressantes (on pense notamment à un astucieux coup de pied de déplacement de Skrela dans les 22 adverses qui ne trouvait pas preneur), le score n'allait plus évoluer. Toulouse s'imposait 29-0, et inutile de dire que cela suffisait amplement à son bonheur.

 
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