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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h45

Compte rendu

Match Stade Français / Stade Toulousain

Vainqueurs sur le terrain du Stade français (22-18) lors de la 22ème journée du Top 14, les Toulousains se rassurent et accomplissent un pas décisif vers les demi-finales.

 

A Saint-Denis (Stade de France) -  Stade Toulousain bat Stade français 22 à 18 (mi-temps : 9-13)
Temps agréable ; belle pelouse ; 75000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour le Stade français : 6 pénalités de Contepomi (9, 15, 29, 58) et Dupuy (49, 70).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Fritz (27) ; 5 pénalités de Beauxis (3, 18, 43, 60, 78)  ; 1 transformation de Beauxis (27).
Stade français : Camara; Sackey, Williams, Gurruchaga, Arias; (o) Contepomi, (m) Fillol; Lyons, Parisse (cap.), Burban; Papé, Van Zyl; Wright, Szarzewski, Roncero.
Carton jaune : Papé (70)
Stade Toulousain : Jauzion ; Matanavou, Fritz, David, Donguy ; (o) Beauxis, (m) Doussain (puis Vergallo, 66) ; Dusautoir (puis Nicolas, 65), Galan (puis Sowerby, 75), Bouilhou ; Maestri, Millo-Chluski (puis Lamboley, 55) ; Montes (puis Johnston, 55), Tolofua (puis Paquet, 75), Poux (puis Human, 65).
Carton jaune : Jauzion (70)

Une semaine après avoir rendu une copie plus que médiocre à Bordeaux, le Stade a pour l’énième fois confirmé ses capacités de réaction hors du commun, en s’imposant sur la pelouse du Stade français lors de la 22ème journée du Top 14. Face à une équipe parisienne qui restait sur une série de bons résultats et qui n’avait pas subi la moindre défaite sur ses terres avant ce week-end, la performance n’est pas mince.

D’un point de vue mathématique, la qualification directe pour les demi-finales n’est plus très loin, alors qu’au pire, un éventuel barrage se jouerait à domicile. Mais l'heure des calculs attendra. Dès maintenant, les esprits sont tournés vers le quart de finale européen, que les Toulousains disputeront à Edimbourg dans une semaine.

 

Fritz sonne la charge

Le début de rencontre était équilibré, mais une faute au sol de Camara, sur une relance hasardeuse, permettait au Stade d'obtenir une pénalité, convertie par Beauxis. Toulouse ouvrait le score, dès la troisième minute. La suite confirmait que les champions de France étaient dans d'autres dispositions que la semaine précédente : ils dominaient nettement, que ce soit en terme d'occupation ou de possession, et parvenaient même à créer du danger.

Mais sur un contre bien mené par Fillol, il s'en fallait d'un rien, en l'occurrence un joli retour de Fritz sur Arias, pour que l'on assiste au premier essai de la partie. Le Stade français bénéficiait pourtant d'une pénalité, et Contepomi égalisait (3-3, 9ème). Le demi d'ouverture argentin récidivait au quart d'heure de jeu, suite à une faute au sol de Tolofua.

Depuis le début de la partie, Toulouse ne déméritait pas, mais Paris semblait plus tranchant sur ses offensives, et avait en tout cas su scorer lors de chacune de ses incursions dans les trente mètres adverses. Une belle occasion était à signaler, quand Tolofua s'échappait jusque dans les dix mètres parisiens, mais la passe du jeune talonneur à destination de Donguy était en-avant. Cela dit, sur la mêlée consécutive, les joueurs de la capitale se mettaient à la faute, et Beauxis égalisait (18ème).

Les Toulousains, à la 27ème, marquaient le premier essai de la partie. A l'origine, une belle échappée de Dusautoir, repris à cinq mètres, puis un jeu qui part au large, où Fritz passe dans un trou de souris pour filer entre les barres. Toulouse, pour la première fois, prenait un avantage conséquent (13-6). Quel dommage qu'une faute de Beauxis, commise immédiatement après, permette aux Franciliens de réduire facilement lécart...

On s'acheminait vers la pause, et Toulouse développait une interminable séquence, de plus d'une minute, sans parvenir à se montrer réellement dangereux. L'action se terminait par un en-avant, mais en terme d'occupation, les hommes de Novès avaient repris leur emprise sur les débats. La mi-temps était atteinte sur le score de 13 à 9, et si le jeu proposé par les Toulousains n'était peut-être pas irrésistible, leur volonté et leur combativité ne pouvaient pas être remises en cause...

Dupuy change la donne

Le deuxième acte débutait de la meilleure des façons, avec une pénalité obtenue sur mêlée, encore une fois, et un très joli coup de pied de Beauxis, qui faisait passer la marque à 16-9. Par la suite, Toulouse monopolisait le ballon, et sur une très longue séquence, une supériorité numérique apparaissait à l'aile. Hélas, un en-avant de passe entre Poux et Montès annihilait cette opportunité.

Quelques instants plus tard, Dupuy, à peine entré en jeu, réduisait le score sur une pénalité très lointaine. Globalement, c'est bien Toulouse qui avait le ballon, mais il fallait bien convenir que cela ne se traduisait pas par des occasions dignes de ce nom, malgré une intéressante échappée de Matanavou sur son aile, finalement projeté en touche à hauteur des 22.

Mais peu à peu, le Stade français parvenait, lui, à se montrer menaçant. C'était d'abord Doussain qui sauvait la patrie en réalisant une superbe défense, puis des mêlées à cinq mètres se succédaient. La pression était grandissante, et si Parisse marquait, cela était refusé à la vidéo, pour un écran de Williams sur Beauxis, qui empêchait le Toulousain de défendre. Le Stade s'en tirait à très bon compte, car il venait de passer cinq minutes très difficiles.

Contepomi, cela dit, passait une pénalité dans la foulée. Cela était logique, car depuis quelque temps (en fait depuis l'entrée en jeu de Dupuy), Toulouse passait son temps à défendre. Mais sur le coup d'envoi, une maladresse parisienne était exploitée : une mêlée, une pénalité, et Beauxis qui redonnait quatre points d'avance aux Haut-garonnais.

Après un passage à vide, le Stade parvenait à inverser la tendance et remettait la main sur le ballon. La bataille faisait rage, et les Rouge et Noir se défendaient bec et ongles. Un double carton jaune, pour Papé et Jauzion, venait perturber les débats, juste avant que Dupuy, encore lui, ne réduise l'écart à sa plus simple expression après une nouvelle pénalité lointaine.

Il ne restait plus que quelques minutes, et la tension était palpable. Beauxis manquait par deux fois (pénalité et drop) de creuser l'écart, mais ne tremblait pas à la 78ème. La victoire était au bout, et c'était un petit exploit qui venait d'être réalisé par Toulouse.

 
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