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Samedi 25 octobre

BATH RUGBY / STADE TOULOUSAIN

à 16h15

Compte rendu

Match Stade Français / Stade Toulousain

Après cinq succès consécutifs, les Toulousains se sont inclinés face au Stade français (24-28) lors de la 9ème journée du Top 14.

A Saint Denis (Stade de France) - Stade français bat Stade Toulousain 28 à 24 (mi-temps : 14-18)
Temps frais ; belle pelouse ; 50.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Cardona.
Pour le Stade français : 3 essais de Parisse (17), Fillol (58), Parisse (74) ; 3 pénalités de Porical (8, 13, 24) ; 2 transformations de Porical (58, 74).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Clerc (27), Maka (36) ; 3 pénalités de Bézy (20, 40) et Fritz (65) ; 1 drop de Bézy (49) ; 1 transformation de Bézy (27).
Stade français : Porical - Arias, Doumayrou, Turinui, Vuidravuwalu - (o) Plisson, (m) Fillol - Rabadan, Parisse (cap), Lyons - Papé, Flanquart - Attoub, Sempéré, De Malmanche;
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, Fickou, David (puis Fritz, 57), Matanavou (puis Huget, 57) - (o) S.Bézy (puis Doussain, 75), (m) Burgess - Nyanga, E.Maka (puis Galan, 55), Bouilhou - Maestri (puis Millo, 65), Lamboley - Montès (puis Johnston, 60), Servat (puis Lacombe, 43), Poux (puis Baille, 70).
Carton jaune : Parisse (15)

Après cinq victoires consécutives, les Toulousains se sont inclinés face au Stade français lors de la neuvième journée du Top 14. Les blessures des uns et des autres, associées au turnover décidé par le staff, avaient entrainé une composition d'équipe pour le moins remaniée sur la pelouse de Saint Denis. Les Rouge et Noir n'ont pourtant pas démérité et rentrent avec le point du bonus défensif, qui apparaît comme une consolation non négligeable. Place maintenant à la réception du Racing Métro, dès jeudi à Ernest Wallon.

 

La réaction toulousaine

 

Le premier événement de l'après-midi avait lieu avant le coup d'envoi : Gary Botha, malade, devait déclarer forfait. William Servat, sur la même pelouse où il avait pensé arrêter sa carrière, en juin dernier, reprenait donc du service et était titularisé.
C'est le Stade français qui prenait le meilleur départ et monopolisait le ballon dans les premières minutes. Le Stade devait se contenter de défendre et finissait par concéder une pénalité, réussie par Porical (3-0, 8ème). L'indiscipline coûtait d'ailleurs cher aux visiteurs, qui se faisaient fréquemment sanctionner : parfois, Paris occupait le terrain, mais parfois, Porical trouvait la cible et creusait l'écart.

En dehors de quelques réactions sporadiques de la part de Toulouse, Paris poursuivait sa domination. Au quart d'heure de jeu, Poux récoltait un carton jaune et la sanction ne tardait pas : après une mêlée à cinq mètres sur laquelle le pack francilien prenait le dessus, Parisse aplatissait pour le premier essai de la rencontre.

Si Bézy réussissait les premiers points de son équipe par la suite, la physionomie de la rencontre ne changeait pas : Toulouse subissait et était trop souvent sanctionné. Porical, à la 25ème, faisait passer la marque à 14-3, et il n'y avait pas grand chose à redire.
Pourtant, sur une action anodine, Clerc marquait en solitaire un superbe essai, suite à deux coups de pied à suivre consécutifs. Avec la transformation de Bézy, Toulouse revenait à 10-14 et avait su faire preuve de réalisme pour rester dans le match.

Cet essai avait de surcroît le mérite de lancer enfin les Toulousains. Ils se permettaient quelques incursions dans les 22 adverses, et, surtout, marquaient par Maka leur deuxième essai, après un joli temps fort de son équipe. La fin de mi-temps était totalement à l'avantage des hommes de Novès, qui ne lâchaient plus le ballon. Sur la sirène, le jeune Bézy passait une nouvelle pénalité, et contre toute attente après la première demi-heure, c'est bien le Stade qui virait en tête à la pause, 18-14.
 

Parisse, l'essai fatal

 

Les débats étaient assez équilibrés à la reprise. Les actions les plus dangereuses, il fallait le souligner, étaient en faveur des locaux, mais une maladresse venait à chaque fois ruiner les prometteuses actions franciliennes. Toulouse, cela dit, n'était pas en reste, et une échappée de Matanavou finalement annihilée à trois mètres de l'en-but.

Les coéquipiers de Jean Bouilhou scoraient finalement en premier, via un drop pas très académique mais ô combien important de Bézy. Il fallait noter que cela avait été rendu possible par le formidable travail de la mêlée toulousaine, qui avait récupéré un ballon à cinq mètres.
Petit à petit, les Stadistes prenaient le dessus et se procuraient quelques opportunités. Paris, au contraire, semblait dans le doute et son jeu, par rapport à la première demi-heure, avait perdu de sa superbe.

C'est finalement au moment où l'on s'y attendait le moins que Paris inscrivait son deuxième essai. Un essai de Fillol, peut-être entaché d'un en-avant de passe, mais qui remettait en tout cas les deux formations à égalité, alors qu'il restait vingt minutes à jouer.
Mais le Stade Toulousain n'abdiquait pas : il reprenait le jeu à son compte, et si Fritz manquait de peu un drop, il réussissait à un quart d'heure de la fin une monumentale pénalité. Les Rouge et Noir menaient 24-21...

La fin de match était complètement folle. Sur un rythme insensé, les deux équipes attaquaient à tout-va, et Toulouse, par Huget, se procurait quelques occasions de sceller définitivement le sort de la partie. Mais c'est le Stade français, par Parisse, qui marquait un essai de toute beauté, sous les poteaux. Les locaux, au meilleur moment, reprenaient l'avantage, 24-21, et n'allaient plus le lâcher.
Toulouse n'avait pas démérité, loin s'en faut, mais devait finalement se contenter du bonus défensif.

 
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