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Samedi 20 septembre

RACING METRO 92 / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Français / Stade Toulousain

Exploit des joueurs toulousains, vainqueurs à Saint Denis (26-13, sans bonus) devant le stade français lors de la 8ème journée du Top 14.

A Saint Denis (stade de France) - Stade Toulousain bat Stade français 26 à 13 (mi-temps : 20-13)
Temps frais ; belle pelouse ; 80.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Berdos.
Pour le Stade français : 1 essai d'Arias (15); 1 pénalité de Beauxis (32, 39) ; transformations de Beauxis (15).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Poitrenaud (20), Jauzion (27); 3 pénalités d'Elissalde (11, 52, 58) ; 2 transformations d'Elissalde (20, 27) ; 1 drop de Skrela (4).
Stade français : Beauxis – Gasnier, Bousses, Mir. Bergamasco, Arias – (o) Hernandez, (m) Oelschig – Leguizamon, Rabadan (cap.), Parisse – Taylor, Marchois – Marconnet, Szarzewski, Roncero
Carton jaune : Bergamasco (11)
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Donguy (puis Médard, 74), Fritz, Jauzion, Heymans ; Skrela (puis Kunavore, 66), Elissalde (puis Bélie, 77); Dusautoir, Maka (puis Sowerby, 58), Bouilhou ; Millo-Chluski (puis Pelous, 57), Albacete; Lecouls (puis Perugini, 71), Lacombe (puis Basualdo, 48), Human (puis Poux, 61).
Carton jaune : Maka (68)

Le Stade Toulousain a gagné au Stade de France lors de la huitième journée du Top 14. Une telle performance sur le sol parisien, devant une équipe qui restait sur neuf victoires consécutives cette saison, toutes compétitions confondues, est évidemment un petit exploit. C'est la première fois que le Stade français est battu à Saint Denis en phase régulière du Top 14 et, mieux encore, l'équipe toulousaine l'a emporté au terme d'un formidable match de rugby, qu'elle a globalement dominé.
Si de nombreux changements intervenaient dans le XV de départ par rapport à celui qui avait gagné à Glasgow, le XV de départ avait fort belle allure : treize joueurs, en effet, étaient internationaux, sans compter les présences sur le banc de Pelous, Médard, Poux, Sowerby, Perugini...

Une entame fantastique

 
La partie débutait sur un bon rythme, et c'était Toulouse qui attaquait le mieux, en prenant possession du camp adverse. Les visiteurs s'autorisainent quelques offensives intéressantes par Jauzion et Donguy et ouvraient même le score par David Skrela, qui claquait un très beau drop en position pourtant difficile.
Paris, quand il avait la belle, commettait quelques maladresses et rendaient des munitions aux champions de France. A la 7ème, Donguy interceptait une passe à hauteur des trente mètres, sprintait pour être finalement repris aux cinq mètres par un fort beau retour de Beauxis. Toulouse venait de gâcher une superbe occasion, même s'il n'y avait pas grand chose à reprocher à l'ailier sur ce coup-là.

La partie se poursuivait, globalement équilibrée, même si les hommes de Novès semblaient plus tranchants et surtout moins maladroits dans leurs offensives. A la 11ème, Bouilhou était victime d'un plaquage cathédrale spectaculaire de Bergamasco. Ce dernier écopait d'un carton jaune et Elissalde doublait la mise (6-0). Tout allait pour le mieux, mais Arias marquait un essai sur la première opportunité de son équipe, après une croisée avec Gasnier. Paris prenait l'avantage... Dans la foulée, un coup de pied de Skrela, à trente mètres, était contré. Après une lutte aérienne entre Albacete et Leguizamon, Elissalde se saisissait du ballon et aplatissait, pour un essai finalement annulé par l'arbitre vidéo, en raison d'un en-avant préalable d'Albacete. Mais si celui-ci avait eu lieu, ce qui n'était déjà pas certain au vu des images, c'était en tout cas à hauteur des 22 mètres, donc très loin de la zone des cinq mètres sur lesquels l'arbitrage vidéo est normalement effectif.

Tout allait décidément très vite, puisque juste après, une passe de Jauzion était interceptée et il s'en fallait d'un rien, en l'occurrence un plaquage de Poitrenaud, pour qu'Hernandez aille à l'essai.
Mais le Stade avait de la ressource : un coup de pied à suivre de Skrela gênait la défense parsienne. Beauxis cafouillait et se faisait voler le ballon par Donguy, qui, d'une superbe claquette, donnait à Poitrenaud. Ce dernier, sans opposition, marquait. Bien aidé par le très bon jeu au pied de Skrela, les Toulousains continuaient de bien occuper le terrain, et se procuraient une superbe opportunité à la 23ème minute, quand Skrela passait la ligne défensive parisienne à hauteur des 15 mètres, mais sa passe ne trouvait pas ensuite preneur.

Puis c'était au tour de Bouilhou, au terme d'une magnifique séquence, d'aplatir, mais avec un Parisien sous le ballon. Sur la mêlée à cinq mètres consécutive, Heymans perçait, était repris mais donnait à Jauzion, qui marquait à son tour. Le Stade menait 20 à 7, et était jusqu'ici l'auteur d'une prestation absolument éblouissante. La percée formidable de Fritz, après la demi-heure de jeu, venait le confirmer, et il s'en fallait d'un rien, avec le renfort de Donguy, pour que l'action aille encore à dame.
Le Stade français revenait au score sur une pénalité consécutive à une faute au sol d'Albacete à la 39ème minute (13-20). Toulouse menait à la pause, mais en toute objectivité, on pouvait dire que les visiteurs n'étaient pas assez payés au terme d'un premier acte qu'ils avaient globalement dominé.

Beauxis gaspille, Elissalde engrange

 
Toulouse entamait bien le deuxième acte, mais n'était pas loin d'encaisser une pénalité un peu bête, suite à une obstruction de Bouilhou en faveur de Maka alors que ce dernier chargeait. Le même Maka était par la suite logiquement sanctionné d'un carton jaune pour une faute au sol sur un regroupement. Mais encore une fois, Beauxis manquait la cible de façon assez inexpliquable, alors qu'il était face aux barres à 22 mètres. Elissalde, lui, était plus en réussite et réussissait son coup de pied (51ème). L'infériorité numérique ne se faisait pas sentir jusqu'ici.

A la 54ème, sur une touche subtilisée par le Stade Toulousain sur lancer adverse, Jauzion tentait un drop audacieux, qui passait de peu à côté. Les Haut-garonnais avaient repris le jeu à leur compte, alors que Paris laissait échapper trop de ballons pour se montrer réellement dangereux. Elissalde, à la 57ème minute, passait un nouveau coup de pied. Tant en raison du score que du comportement général des Rouge et Noir, l'affaire prenait bonne tournure.

Moins rythmée qu'elle ne l'avait été en première période, la partie se raréfiait en occasion d'essais, alors que les maladresses étaient plus nombreuses. Cela, à vrai dire, faisait les affaires toulousaines. Le stade français jetait toutes ses forces dans la bataille et dominait territorialement mais la défense toulousaine, bien en place, ne cédait pas beaucoup de terrain.
Les minutes défilaient, et si les coéquipiers de Bouilhou souffraient, ils tenaient bon, bien aidés par les en-avants parisiens en zone décisive. Le score n'allait plus évoluer et Toulouse tenait son exploit, qui lui permet de revenir à quatre points de son adversaire du jour.

 

 
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