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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Biarritz Olympique

Victorieux de Biarritz au Stade de France, le Stade Toulousain s'est adjugé le quatrième titre européen de son histoire.

A Saint Denis (Stade de France) - Stade Toulousain bat Biarritz Olympique 21 à 19 (mi-temps : 12-9 )
Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 80.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Barnes (Ang)
Pour le Stade Toulousain : 4; pénalités de Fritz (20) et Skrela (32, 35, 68) ; 3 drops de Fritz (39) et Skrela (48, 56).
Pour Biarritz : 1 essai de Hunt (75) ; 4 pénalités de Yachvili (4, 16, 28, 44) ; 1 transformation de Courrent (75).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Heymans, 68) - Clerc, Fritz (puis David, 71), Jauzion, Médard - (o) Skrela, (m) Kelleher - Bouilhou, Sowerby (puis Picamoles, 71), Dusautoir (cap) - Albacete, Millo-Chluski  (puis Maestri, 58)- Lecouls (puis Johnston, 64), Servat (puis Basualdo, 73), Poux (puis Human, 61).
Carton jaune : Albacete (46)
Biarritz : Balshaw - Ngwenya, Hunt, Mignardi, Gobelet - (o) Peyrelongue, (m) Yachvili - Lund, Harinordoquy, Lauret - Hall, Thion - Jonhstone, August, Coetzee.

En s'imposant au Stade de France face au Biarritz Olympique lors de la finale de la H Cup, le Stade Toulousain s'est adjugé son quatrième titre dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Voilà qui clôt en beauté une saison formidable et qui consolide la position du club en tant qu'équipe la plus titrée du Vieux Continent.

 

Fritz en réussite

La première offensive, après quelques minutes de jeu à peine, était toulousaine : Skrela prenait le trou et trouvait rapidement du soutien. Après plusieurs relais, l'action était arrêtée à cinq mètres de la ligne, sur un ruck. Le ballon sortait finalement, mais Skrela voyait son drop contré. Toulouse avait ainsi manqué une double occasion d'ouvrir le score, alors qu'en face, Yachvili faisaiit moins de sentiment : sur sa première pénalité, le demi de mêlée biarrot trouvait la cible et son équipe menait ainsi 3-0.

Le Stade était ainsi mené, alors que globalement, son entame était convaincante. Plutôt dominateurs, les Rouge et Noir, sur chacune de leurs offensives, mettaient à mal l'arrière-garde adverse, même si, à plusieurs reprises, des en-avants venaient ruiner les offensives. A la 10ème minute, une mêlée tonitruante du Stade emportait tout sur son passage, et Biarritz n'avait d'autre choix que de se mettre à la faute. Depuis la ligne des 22 mais décalé sur la droite, Skrela trouvait le poteau.

Le réalisme, incontestablement, n'était pas le fort toulousain en ce début de partie. Cela contrastait d'autant plus avec la réussite de Yachvili, qui, à la 16ème minute, passait son deuxième coup de pied, avec l'aide du poteau, de l'après-midi. Le BO creusait ainsi le premier écart significatif de la partie, ce qui semblait du reste le ragaillardir par la suite : se nourrissant des erreurs stadistes, les Basques prenaient peu à peu le contrôle du jeu. Certes, on n'assistait pas à des envolées de haute tenue, mais il fallait bien admettre l'efficacité mis en place par les entraîneurs biarrots.

Heureusement, Toulouse allait débloquer son compteur à la vingtième minute, suite à un plaquage haut d'Harinordoquy sur Clerc. De 55 mètres, Fritz passait presque tranquillement entre les barres, et comblait une partie du retard de son équipe. Cela ne signifiait pas la fin des approximations toulousaines, notamment en touche, où deux ballons sur lancers toulousains avaient été perdus depuis le coup d'envoi.

La partie se poursuivait sur un faux rythme, ce qui ne faisait sans doute pas les affaires des hommes de Novès. Visiblement tendues, les deux formations ne parvenaient pas à se libérer et peinaient à envoyer du jeu. Trop souvent sanctionnés, les Stadistes concédaient une nouvelle pénalité à la 28ème minute, convertie une nouvelle fois par Yachvili. On approchait la demi-heure de jeu, et à l'exception des premières minutes, on avait la désagréable impression que Toulouse n'était pas complètement entré dans le match.

Mais la mêlée, sans contestation possible, constituait le point fort toulousain jusqu'ici. Le pack biarrot était ainsi une nouvelle fois mis au supplice et Skrela, dans l'axe de 45 mètres environ, passait ses premiers points de la rencontre. Dans la foulée, Toulouse se procurait la meilleure occasion depuis le coup d'envoi, avec une percée plein champ de Fritz, qui donnait à Médard. Ce dernier sprintait sur une quarantaine de mètres, mais ne pouvait se débarrasser totalement de Balshaw, qui le stoppait à deux mètres de l'en-but.

Moins de deux minutes plus tard, Skrela réussissait une pénalité pourtant fort peu aisée, car tapée depuis la ligne de touche, et de 45 mètres environ. Grâce à son buteur, Toulouse égalisait. Cette fois, les Haut-garonnais semblaient définitivement dans leur match. Leur domination ne souffrait d'aucune contestation et Biarritz passait désormais le plus clair de son temps à défendre.
Les efforts étaient récompensés par un drop de Fritz, décidément au four et au moulin depuis le coup d'envoi. Pour la première fois, le Stade prenait l'avantage, et on regrettait que la mi-temps arrive si vite, car les coéquipiers de Thierry Dusautoir avaient clairement pris l'ascendant à ce moment-là.

 

Carton pour Albacete

La reprise intervenait sur une très longue séquence en faveur des Biarrots, qui multipliaient les temps de jeu. Mais la défense toulousaine, remarquablement organisée, ne cédait pas un pouce de terrain et forçait même ses adversaires à reculer. Sur leur première attaque du second acte, les Rouge et Noir, au contraire, parvenaient à se montrer dangereux, même si le subtil coup de pied à suivre de Médard dans le dos de la défense ne trouvait pas preneur dans l'en-but.

Mais, et c'était sans doute le plus rassurant, les Toulousains étaient dans la lignée de la fin de la première période. Dominateurs, ils ne laissaient pas respirer des Biarrots cantonnés dans leur trente mètres. Quel dommage qu'à la conclusion d'une action superbe, Médard ait laissé échapper le cuir, alors que l'essai semblait imparable !

Mais tout va très vite en rugby : suite à un nouveau ballon perdu en touche, Biarritz développait une contre-attaque fulgurante, sur laquelle Albacete, auteur d'un plaquage sans ballon, écopait logiquement d'un carton jaune. Yachvili en profitait pour égaliser, et en quelques secondes, l'horizon toulousain se trouvait obscurci.

Réduits à 14, les Toulousains ne se décourageaient pas, et continuaient à monopoliser le ballon. Skrela concrétisait ce nouveau temps fort par un drop, et le chassé-croisé se poursuivait (15-12). Albacete entrait en jeu sans que son équipe ait concédé le moindre point en son absence. Mieux encore, l'emprise stadiste sur le jeu grimpait encore d'un cran, et cela faisait maintenant de longues minutes que le BO n'était pas sorti de ses 22 mètres. Skrela, décidément en réussite, claquait un nouveau drop, ce qui donnait six points d'avance aux siens. Ce n'était que justice.

Les minutes défilaient, et Toulouse, toujours aidé par une mêlée exceptionnelle, donnait l'impression de bien gérer son affaire. Clerc, après une croisée avec Poitrenaud, n'était pas loin d'aller enfin derrière la ligne, mais était finalement repris. M. Barnes, sur cette même action, revenait à une faute basque et Skrela faisait passer la marque à 21-12. Désormais à l'abri d'un essai transformé, Toulouse n'était plus loin du compte.
Mais Biarritz n'entendait pas baisser les bras : sur un contre admirablement mené, Hunt allait sous les poteaux. Le BO, moribond quelques instants plus tôt, revenait à deux points (19-21). La fin de match, irrespirable, voyait un Biarritz revigoré s'installer dans la moitié de terrain stadiste. Toulouse souffrait, mais conservait son avantage jusqu'au bout. La victoire, globalement, était méritée.

 
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