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Samedi 30 août

LA ROCHELLE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Bordeaux Bègles

Diminués par de nombreuses absences, les Toulousains sont malgré tout parvenus à l'emporter devant Bordeaux-Bègles (33-32) lors de la 21ème journée du Top 14.

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Bordeaux-Bègles 33 à 32 (mi-temps : 18-15 )
Temps agréable ; belle pelouse ; 16.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Lafon (Lyonnais).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Servat (17), Donguy (35) ; 7 pénalités de Beauxis (8, 30, 44, 47, 55, 67) et McAlister (60) ; 1 transformation de Beauxis (17).
Pour l'UBB : 4 essais de Connor (3), Adams (25), Delboulbes (50), Clarkin (58) ; 1 pénalité de Lopez (10) ;4  transformations de Lopez (3, 50, 58) et Sanchez (65).
Stade Toulousain : Poitrenaud - Matanavou, Jauzion, McAlister, Donguy (puis Payen, 76) - (o) Beauxis, (m) Doussain (puis Burgess, 72) - Nicolas (puis Chateau, 67), Galan (puis Maka, 58), Bouilhou - Albacete, Lamboley (puis Boukerou, 78)- Johnston, Servat (puis Bregvadze, 58), Steenkamp (puis Poux, 62, puis Montès, 79).
UBB : Reihana - Talebula, Le Bourhis, Mailei, Connor - (o) Lopez, (m) Adams - Purll, Clarkin, Chalmers - Jaulhac, Treloar - Florea, Avei, Delboulbes.
Carton jaune : Avei (43)

Pour le dernier doublon de la saison, le Stade, pourtant privé d'un nombre pour le moins conséquent de joueurs, s'est tiré du piège pour s'imposer devant Bordeaux-Bègles. Face à une équipe en forme ascendante et qui n'était surtout pas venue à Ernest Wallon pour faire du tourisme, la performance n'est pas anodine, loin s'en faut. Après un week-end sans match, les Rouge et Noir accueilleront le Stade français, le 24 mars, pour la prochaine échéance du championnat.

 

Servat répond à Connor


Les Bordelais mettaient la main sur le ballon au coup d'envoi. Une première pénalité, après un plaquage haut de Donguy, était trop lointaine pour être tentée, mais cela permettait aux visiteurs d'occuper le terrain. Quelques instants plus tard, sur une chandelle dangereuse, Beauxis et McAlister se gênaient, et le premier nommé laissait échapper le ballon, pour un essai de Connor. Cela ne pouvait pas plus mal démarrer...

Sonnés par cette entame, les Toulousains réagissaient, en partant depuis leurs 22 pour une action menée à 100 à l'heure par le trio Poitrenaud-Bouilhou-Matanavou, mais qui était stoppée dans les 22. Cela avait néanmoins le mérite de lancer définitivement les Rouge et Noir, qui imposaient dans la foulée à leurs adversaires une interminable séquence, qui elle non plus n'allait pas au bout malgré une succession de charges près de la ligne. L'effort n'était toutefois pas vain, et Beauxis exploitait une faute adverse pour réduire le score (3-7, 8ème).

Si Lopez passait immédiatement une pénalité, les hommes de Novès repartaient à l'abordage. Et après une touche superbement trouvée par Beauxis, un maul se formait et Servat aplatissait en coin. Toulouse était relancé (10-10).
Si le score était désormais de parité, l'UBB ne s'en laissait pas compter et dominait nettement les débats. Accumulés dans leurs 22, les Rouge et Noir passaient leur temps à défendre, et une jolie combinaison sur une touche aboutissait au deuxième essai girondin, l'oeuvre de Adams.

Comme cela avait été le cas après la première réalisation béglaise, les pensionnaires d'Ernest Wallon, piqués au vif, attaquaient de plus belle par la suite. Une double charge du tonitruant duo Steenkamp-Johnston faisait frissonner le public, sans que cela n'aille à dame. Quelques instants plus tard, sur une grossière faute adverse qui aurait peut-être mérité un carton jaune, Beauxis ramenait les siens à 13-15.

Et cela ne s'arrêtait pas là : suite à un contre, Beauxis s'arrachait remarquablement avant d'être repris à quinze mètres, mais il trouvait le moyen de transmettre de façon acrobatique à Donguy, qui marquait en coin. Il y avait dorénavant 18-15 pour les champions de France, à la 36ème. C'était sur ce score que la pause était atteinte, malgré une occasion en or en toute fin de première période, manquée d'un rien par Matanavou, à la (presque) conclusion d'un mouvement de toute beauté.
 

Une défense trop laxiste


Les Stadistes dominaient globalement à la reprise, mais quelques imperfections les empêchaient de creuser un peu plus l'écart. A force de subir, l'UBB multipliait les fautes, et c'est Avei qui payait pour l'ensemble de l'oeuvre de son équipe, en écopant d'un carton jaune. Beauxis passait la pénalité consécutive, et il y avait dorénavant 21-15 pour Toulouse.

Moins de trois minutes plus tard, c'est la mêlée rouge et noire qui prenait nettement le dessus sur son homologue. Beauxis ajoutait trois points à son escarcelle, et les locaux étaient désormais à l'abri d'un essai transformé.
Et cela était tant mieux, car Le Bourhis transperçait littéralement le rideau défensif toulousain pour servir sur un plateau Delboulbes, qui filait sous les barres. L'UBB revenait à deux points, et tout était à refaire pour les coéquipiers de Jean Bouilhou, qui n'exploitaient pas au mieux leur situation de supériorité numérique.

C'est grâce à un maul, décidément une arme payante cet après-midi, que les joueurs de la ville rose obtenaient une nouvelle pénalité, réussie par Beauxis (27-22, 55ème). Mais dans ce match complètement fou, les Girondins marquaient un quatrième essai, certes à la conclusion d'un mouvement ambitieux, mais où la défense était aux abonnés absents.

Désormais mené de deux points, le Stade allait devoir cravacher pour inverser la tendance, mais il allait également devoir resserrer les boulons : car si, répétons-le, l'UBB proposait un jeu extrêmement séduisant, il fallait se montrer plus vigilant sur les phases défensives... McAlister, depuis la ligne médiane, passait à l'heure de jeu une pénalité lointaine et importante. Le tableau d'affichage indiquait 30-29, mais on sentait bien que tout pouvait arriver dans cette partie débridée.

Bordeaux-Bègles jetait toutes ses forces dans la bataille et, comme globalement depuis le retour des vestiaires, dominait. Après une faute au sol, Sanchez  permettait aux siens de repasser devant (31-30, 65ème). Le dernier quart d'heure promettait d'être irrespirable.
A la 67ème, après un bon travail de toute l'équipe et une interminable succession de temps de jeu dans les 22 béglais, Beauxis passait trois points. Le chassé-croisé continuait...

Toulouse était repassé devant, mais cette fois, il parvenait à mettre la main sur le ballon et à calmer les ardeurs de son adversaire. Plus rien n'allait être marqué, malgré un drop béglais passé de peu à côté, et à force de courage et après être allé au bout de lui-même, le Stade tenait sa victoire. C'était un sacré soulagement.
 

 

Photos du match

 
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