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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h40

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Brive

Les Toulousains, après deux défaites consécutives, ont renoué avec la victoire face à Brive lors de la 24ème journée du Top 14 (30-21). Ils sont officiellement en demi-finale.
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Brive 30 à 21 (mi-temps : 15-18 )
Temps frais ; pelouse grasse ; 18.500 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Pomarède (Côte d'Argent)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Poitrenaud (10), Clerc (17) ; 6 pénalités de McAlister (23, 47, 49, 59, 69, 74) ; 1 transformation de McAlister (17).
Pour Brive : 2 essais de Spedding (30), Geraghty (39) ; 3 pénalités de Swanepoel (7, 13, 57) ; 1 transformation de Swanepoel (39).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Clerc, David (puis Jauzion, 58), Fritz, Donguy ; (o) McAlister, (m) Burgess (puis Doussain, 69) ; Dusautoir, Galan (puis Picamoles, 45), Nyanga (puis Bouilhou, 52) ; Albacete, Maestri (puis Lamboley, 62) ; Johnston (puis Montès, 64), Tolofua (puis Paquet, 77), Human (puis Poux, 52).
Carton jaune : Johnston (6)
Brive : Spedding; Boussuge, Mignardi, Swanepoel, Cooke; Gerarthy (o), Pejoine (m) ; Bias, Hauman, Dubarry; Mela, Ledevedec; Kakovin, Ribes, Henn.
Carton jaune : Dubarry (6), Méla (69)

Après deux défaites de rang, une en Coupe d'Europe et l'autre en championnat, le Stade a renoué avec la victoire à l'occasion de l'antépénultième journée du Top 14. La performance réussie face à Brive, venu à Ernest Wallon jouer sa survie et qui pouvait se targuer d'être la meilleure défense du championnat avant ce week-end, constitue pour les Rouge et Noir un véritable coup double : cela permet non seulement d'entériner mathématiquement la qualification pour les demi-finales, mais voilà également le club lancé dans une nouvelle dynamique, qu'il faudra entretenir jusqu'aux phases finales.

 

Quatre essais en une mi-temps

Le Stade réalisait une entame de partie intéressante, et en tout cas pleine d'envie. Un essai était même marqué par Fritz à la deuxième minute, mais le nombreux public du Wallon se levait pour rien, car M. Pomarède revenait à une obstruction (justifiée) de Human au début de l'action. Il y avait de la tension dans ces premiers instants, et un début de bagarre intervenait dans la foulée, avec à l'arrivée deux cartons jaunes : un pour Johnston et l'autre pour Dubarry.

A la sixième, et après une faute d'Albacete, Swanepoel ouvrait le score d'un parfait coup de pied. Toulouse se retrouvait mené, et cela n'était pas justifié. Les hommes de Novès, piqués au vif, réagissaient immédiatement, avec des percées dangereuses de Burgess et McAlister, mais sans que cela n'aille à dame. Cela, heureusement, n'était que partie remise : David, à la dixième, faisait une énorme différence, fixait et donnait joliment à Poitrenaud, qui aplatissait en coin. Si McAlister ne transformait pas, Toulouse prenait les devants (5-3).

Peu avant le quart d'heure de jeu, Swanepoel donnait aux siens un point d'avance, conséquence du talon d'achille toulousain jusqu'alors : une indiscipline répétée, d'ailleurs décriée par les coachs un peu plus tôt dans la semaine. Mais une fois de plus, Toulouse montrait qu'il avait de la ressource : une jolie sautée de McAlister trouvait Donguy, qui résistait à deux plaquages pour donner à Clerc, lequel marquait en force. Le chassé-croisé se poursuivait, et les locaux, cette fois, étaient en tête, en ayant inscrit deux essais.

Les efforts toulousains ne se démentaient pas par la suite. McAlister, inspiré, et Fritz, surpuissant, donnaient du fil à retordre à la défense corrézienne, et un subtil coup de pied par dessus la défense du premier à destination du second faisait frémir de plaisir le public. Mais c'est bien grâce à sa mêlée que le Stade obtenait une pénalité, réussie par McAlister (15-6, 24ème).

Mais ce n'était pas le moment de s'endormir. Le CAB, faut-il le rappeler, jouait gros sur ce match, et marquait un très bel essai par Spedding, au terme d'une jolie séquence collective. L'écart n'était plus que de quatre points (11-15), et les Rouge et Noir repartaient à l'assaut, en campant de longues minutes dans les dix mètres adverses. Une passe de Clerc à destination de Fritz se terminait hélas en en-avant, sans quoi l'essai était au bout.

Mais le réalisme, décidément, était briviste. Les visiteurs, sur leur deuxième opportunité, marquaient à nouveau, par Boussuge, à la réception d'un génial coup de pied à suivre de son demi d'ouverture Geraghty. Ils menaient ainsi 18-15 à la pause, sans que, paradoxalement, on puisse dire que les champions de France aient démérité.

Du grand McAlister

Le Stade, derrière au tableau d'affichage, attaquait la reprise tambour battant. La possession était clairement à son avantage, et un très joli jeu au pied d'occupation de Poitrenaud permettait d'arriver dans les dix mètres brivistes, sans que cela n'amène toutefois de réel danger. A la 48ème, et après quelques maladresses, Toulouse obtenait une pénalité, à hauteur de la ligne médiane, et McAlister réussissait un coup de pied ô combien important. Les deux équipes étaient à égalité (18-18), et dans la foulée, le Stade passait devant sur une pénalité, point final d'une séquence débutée par une relance magistrale de McAlister.

Mais, on s'en doute, le match était très loin d'être gagné. La suite allait le confirmer, car c'était au tour du CAB de connaître un énorme temps fort. A plusieurs reprises, la défense haut-garonnaise était à deux doigts de craquer, mais elle s'accrochait, pour finalement concéder une pénalité, à la 56ème minute. Swanepoel poursuivait son festival et égalisait.

Heureusement, Guy Novès pouvait compter sur un McAlister de gala. en plus d'être brillant dans le jeu courant, le Néo-zélandais était également performant au pied, et passait une très délicate pénalité immédiatement après. Toulouse reprenait l'avantage.
Par la suite, les locaux avaient tendance à dominer, au moins territorialement, mais sans parvenir à creuser l'écart. Et avec seulement trois points d'avance, on pouvait avancer, au risque de tomber dans la lapalissade, que tout pouvait encore arriver.

A la 69ème, Méla commettait un acte d'antijeu et écopait d'un carton jaune, avant que McAlister n'ajoute trois points. En supériorité numérique, Toulouse accentuait sa domination, et sur une mêlée, McAlister exploitait la domination du pack de son équipe. Cette fois, avec neuf points d'avance, la victoire ne faisait plus de doute. Le Stade rendait une copie loin d'être parfaite, mais néanmoins en progrès. Il reste maintenant six semaines pour se préparer au rendez-vous des demi-finales.

 

Photos du match

 
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