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Vendredi 22 août

STADE TOULOUSAIN / CASTRES

Ernest Wallon à 20h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Castres

Vainqueurs de Castres en match de barrage (35-12), les Toulousains se sont qualifiés pour les demi-finales du Top 14. Ils y retrouveront Perpignan, vendredi.
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Castres 35 à 12 (mi-temps : 17-6 )
Temps beau et agréable ; bonne pelouse ; 34. 000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Matheu (Armagnac Bigorre)
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Médard (5), Clerc (16, 65), David (70) ; 3 pénalités d'Elissalde (28, 53, 60) ; 3 transformations d'Elissalde (5, 16) et Fritz (70).
Pour Castres : 4 pénalités de Teulet (21, 32, 42, 55).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David, Jauzion, Delasau - (o) Elissalde (puis Fritz, 62), (m) Kelleher (puis Poitrenaud, 73) - Picamoles, (puis Maka, 67) Lamboley, Dusautoir (cap) - Millo-Chluskli, Maestri  (puis Albacete, 51)- Lecouls (puis Human, 51), Servat (puis Vernet-Basulado, 51) , Poux.
Castres : Teulet - Audrin, Garcia, Cabannes, Andreu - McIntyre, Albouy (cap) - Masoe, Diarra, Caballero - Capo-Ortega, Rolland - Saayman, Bonello, Hoeft.

Déjà qualifié pour la finale de la H Cup, le Stade Toulousain est toujours en course en Top 14 : à la faveur de sa victoire sur Castres, samedi au Stadium en match de barrage, il s'est qualifié pour les demi-finales de la compétition. Il y retrouvera le champion de France en titre Perpignan, pour une rencontre qui se jouera à Montpellier, vendredi prochain.

 

Le chef d'oeuvre de Clerc

On assistait à un début de partie enlevé, rythmé, avec beaucoup de turnovers. Sur, justement, un ballon récupéré, Lamboley amorçait en solitaire une superbe contre-attaque, fixait et la ballon, après un relais de Kelleher, parvenait à Médard, dont la vitesse de course faisait la différence sur une quarantaine de mètres. Elissalde transformait, et Toulouse, après seulement cinq minutes de jeu, menait 7-0.

Bien dans son match, le Stade s'installait dans les 22 adverses et multipliait les charges, qui semaient le trouble dans la défense castraise. Cette longue séquence était achevée par une tentative de drop d'Elissalde, qui passait de peu à côté. Mais les Rouge et Noir, inspirés, volontaires, présents au soutien réalisaient une entame presque parfaite.

Après dix minutes de jeu, toutefois, Castres mettait le nez à la fenêtre, et parvenait à trouver des espaces dans la défense toulousaine. Si plusieurs actions d'envergure se développaient dans les 22 toulousains, elles restaient vaines, non seulement car les Toulousains défendaient chaque pouce de terrain avec âpreté, mais aussi en raison de quelques ballons échappés par les joueurs tarnais.

Mais c'est sur un nouveau ballon de récupération que le Stade doublait la mise : Clerc héritait d'un ballon sur l'aile, se débarrassait de son vis-à-vis d'un raffut et marquait en coin un essai splendide, malgré les retours de deux adversaires. Ce petit chef d'oeuvre donnait 14 points d'avance aux locaux, et si on ne jouait que depuis un (gros) quart d'heure, Toulouse s'était déjà constitué un petit matelas de sécurité.

La réduction du score par Teulet, à la 21ème, venait rappeler qu'il fallait rester vigilant. D'autant plus que par la suite, les hommes de Novès commettaient quelques imprécisions, perdant ainsi quelques ballons, notamment en touche.
Mais, dans l'ensemble, il eût été injuste de faire la fine bouche : le Stade développait un beau rugby, commençait à prendre un ascendant assez net en mêlée, et certains joueurs (Servat, Médard, Jauzion) faisaient de grandes différences dès qu'ils touchaient le ballon. Elissalde, de près de quarante mètres, ajoutait trois points dans l'escarcelle de son équipe, sans que l'on puisse dire que ce soit immérité.

Mais, encore une fois, il aurait été injuste de ne pas souligner le bon comportement général des Castrais, qui faisaient mieux que se défendre sur la pelouse du Stadium. Teulet, ainsi, passait une pénalité, juste récompense d'un temps fort assez intense des siens dans les dix mètres toulousains. Toulouse, pourtant, réagissait dans la foulée et Delasau, à la réception d'une superbe passe volleyée de Jauzion, passait son adversaire direct et était tout près d'inscrire le troisième essai de sa formation. En tout cas, on assistait à du grand spectacle, ce qui n'échappait aux supporters des deux camps, totalement survoltés. 

A quelques minutes de la pause, Elissalde, depuis la ligne médiane, connaissait son premier échec de l'après-midi, en étant court de quelques mètres sur pénalité. Le score n'évoluait plus, et les locaux regagnaient les vestiaires avec un avantage de 17-6.

 

David corse l'addition

 

Le CO attaquait le plus fort à la reprise et Delasau, auteur d'un plaquage haut, était sanctionné, ce qui permettait à Teulet de réussir son troisième coup de pied de l'après-midi.Cette impression était confirmée par la suite, avec plusieurs attaques tarnaises qui mettaient à mal l'arrière-garde toulousaine. Le Stade, cela dit, avait le bon goût de laisser passer l'orage sans subir trop de dommages, à l'exception de la pénalité suscitée.

Et, peu à peu, malgré un déchet toujours aussi important en touche, les Rouge et Noir reprenaient la direction des opérations. Cela n'était pas vain, car Castres se mettait sur une chandelle de Médard en position de hors-jeu, et Elissalde, décidément très en réussite au pied, ajoutait trois nouveaux points. Les Haut-Garonnais ne profitaient pas longtemps de ce nouvel avantage, car dans la foulée ou presque, une faute au sol permettait à Teulet de réussir à son tour un coup de pied.

De plus en plus tendus, les débats ne donnaient pas lieu aux mêmes envolées que lors du premier acte. Cela n'empêchait pas Elissalde de passer une pénalité plus qu'importante à l'heure de jeu, qui faisait passer le score à 23-12. Le troisième essai était marqué à la 65ème côté toulousain, avec à l'origine une percée tonitruante de David, repris mais qui trouvait le moyen de transmettre. Après un judicieux relais de Delasau, Clerc sprintait derrière l'en-but et inscrivait son deuxième essai personnel. La messe semblait dite.

La suite, du reste, allait le confirmer. Le ressort était cassé côté castrais et c'était le Stade, au contraire, qui continuait à se montrer dangereux. A la 70ème, David était à  la conclusion d'une magnifique séquence collective, pour le quatrième essai de son équipe. Le public pouvait chanter la qualification des siens pour les demi-finales : plus rien, en effet, n'allait lui arriver jusqu'au coup de sifflet final.
 
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