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Vendredi 26 septembre

BAYONNE / STADE TOULOUSAIN

à 20h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Castres

Malgré un contexte défavorable, les Toulousains, privés de nombreux joueurs, se sont imposés devant Castres (34-27, sans bonus offensif)lors de la 20ème journée du Top 14.


A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Castres 34 à 27 (mi-temps :  10-14)

Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 18.741 spectateurs ; Arbitrage de M. Cardona (Provence)
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Donguy (39), Johnston (46), Fritz (70), Galan (78) ;2  pénalités de McAlister (25, 74) ; 4 transformations de McAlister (39, 46, 70, 78).
Pour Castres : 3 essais de Wihongi (6), Martial (18), Caballero (50) ; 2 pénalités de Teulet (54) et Bernard (60) ; 3 transformations de Teulet (6, 18, 50).
Stade Toulousain : Jauzion - Matanavou, Fritz, David (puis Doussain, 76), Donguy - (o) McAlister, (m) Burgess - Nyanga (puis Nicolas, 74), Sowerby (puis Galan, 62), Bouilhou (cap) - Albacete, Millo-Chluski (puis Lamboley, 54)- Johnston (puis Falefa, 77), Bregvadze, Human (puis Steenkamp, 54).
Castres : Teulet - Martial, J.So'oailo, Cabannes, Andreu - (o) Bernard, (m) Lacrampe - Caballero, Masoe (cap), Diarra - Capo Ortega, Rolland - Wihongi, Rallier, Forestier.
Carton jaune : Masoe (38)

Dans un match qui sentait le piège à des kilomètres à la ronde, le Stade a eu le bon goût de renouer avec la victoire, une semaine après avoir lourdement chuté à Clermont. Privés de nombreux titulaires en puissance, qui affrontent dimanche l'Angleterre lors du Tournoi des VI Nations, les Toulousains ont trouvé les ressources pour battre une équipe castraise qui, elle, était au complet et ne s'était certainement pas déplacée à Ernest Wallon sans arrière-pensée. Le championnat va maintenant faire relâche pour une semaine, pour mieux repartir dans quinze jours, avec en point de mire un déplacement à Bordeaux-Bègles pour les Rouge et Noir.

 

Donguy soigne ses stats

Le début de rencontre, entre deux équipes qui relançaient tous les ballons, était particulièrement agréable à suivre. La première occasion était en faveur des Toulousains, avec une magnifique échappée de Matanavou, sur son aile, mais le Fidjien, en un contre un face au dernier défenseur, assurait mal son coup de pied à suivre, qui filait directement en touche.

Mais en face, Castres était très loin de démériter, et après un drop totalement manqué par Bernard, Teulet, sur pénalité, trouvait le poteau. Hélas, le ballon revenait en jeu et les visiteurs s'en saisissaient, pour marquer au près après plusieurs charges.
Par la suite, la partie restait échevelée, et si les turnovers étaient fréquents, c'était aussi en raison du rythme insensé imprégné par les deux formations. On assistait de temps en temps à des gestes superbes, à l'image d'un coup de pied de déplacement décroisé de McAlister à destination de Matanavou, qui ne pouvait malheureusement pas maîtriser le cuir.

Le Stade dominait très nettement, et campait dans les trente mètres castrais. L'essai marqué par Martial, après un sprint de 60 mètres suite à une interception d'une passe de Fritz, n'en paraissait que plus cruel. Toulouse était mené 14-0, et se trouvait déjà nanti d'un handicap bien encombrant.
Loin de se décourager, les Stadistes partaient à l'abordage de la moitié de terrain adverse, mais de manière un peu trop brouillonne pour surprendre la défense tarnaise. McAlister, à la 23ème, manquait une pénalité qui aurait permis à son équipe de débloquer son compteur, mais ne tremblait pas à la 25ème (3-14).

La physionomie ne changeait pas par la suite. Les hommes de Novès dominaient territorialement, mais sans se créer de réelles occasions d'essai. Il faut dire également que Toulouse ne connaissait pas beaucoup de réussite, une pénalité lointaine de McAlister s'écrasant sur le poteau, sans que Fritz, arrivé à toutes enjambées, ne parvienne à contrôler le ballon après le rebond.

A cinq minutes de la pause, les locaux tentaient d'enfoncer le verrou castrais, mais leur maul ne franchissait pas la ligne, malgré des efforts répétés. Puis, Millo était à deux doigts d'aller à l'essai, mais était trop court de quelques centimètres. Sur l'action, Masoe écopait d'un carton jaune pour une succession de fautes. Le Stade prenait la mêlée à cinq mètres, et Donguy marquait un essai... annulé, M. Cardona revenant à une faute castraise, sans laisser l'avantage ! Heureusement, cela ne prêtait pas à conséquence, car moins d'une minute plus tard, Donguy plongeait dans l'en-but, pour un essai cette fois validé.

La pause était atteinte sur le score de 14 à 10, après la très difficile transformation de McAlister. Toulouse était revenu dans la course.

 

Fritz redonne espoir

D'entrée, le Stade, bien aidé par le jeu au pied de McAlister, mettait la pression sur Castres, acculé dans son camp. Les visiteurs souffraient, souffraient, et finissaient logiquement par craquer, pour un essai tout en force de Census Johnston. Pour la première fois, Toulouse prenait les devants (17-14, 46). Cela ne durait pas : un énorme coup de pied de dégagement de McAlister, tapé depuis ses cinq mètres, finissait en... ballon mort pour quelques centimètres, 80 mètres plus loin ! Sur la mêlée consécutive, Caballero s'échappait et marquait de près (17-21, 50ème).

Toulouse, réellement, n'était pas payé de ses efforts, et semblait quelque peu accuser le coup. Sur un ballon castrais tapé à suivre jusque dans l'en-but, Donguy jouait les pompiers de service et aplatissait in extremis. Pour le reste, les débats faisaient rage, avec une intensité assez impressionnante, dans un match toujours aussi rythmé. Mais pour la première fois, la domination était castraise, et Teulet exploitait cette bonne période par une pénalité (24-17, 57ème).

A l'heure de jeu, Barnard exploitait une faute toulousaine un peu stupide et donnait aux siens une avance qui commençait à devenir inquiétante. Mais encore une fois, autant le Stade avait nettement dominé le premier acte, autant il était maintenant en difficulté. Et sur un groupé-pénétrant, il fallait un énorme effort de la défense rouge et noir pour que le pack castrais ne s'effondre pas en terre promise.

Mais l'espoir revenait à dix minutes de la fin, sur un bon passage toulousain. Fritz récupérait sur une attaque un ballon tombé au sol, et filait entre les barres grâce à sa puissance. L'écart n'était plus que de trois points (24-27), juste avant que McAlister n'égalise sur pénalité. Il restait six minutes.
Et l'essai de la victoire intervenait à la 77ème, après un coup de pied de déplacement de McAlister pour Donguy, qui fixait et donnait à Galan, qui marquait ! Le score n'allait plus évoluer, et un peu comme contre le Racing en début de saison, Toulouse avait su renverser une situation bien mal engagée. Mais l'alerte avait été sérieuse.

 

Photos du match

 
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