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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Castres

Les Toulousains ont superbement battu Castres (26-9, avec bonus offensif), détenteur du Bouclier de Brennus, lors de la septième journée du Top 14.

 

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Castres Olympique 26 à 9 (mi-temps : 11-6 )
Beau temps ; belle pelouse ; 16.500 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Doussain (32), McAlister (62), Camara (76) ; 3 pénalités de McAlister (9, 39, 55) ; 1 transformation de McAlister (62).
Pour le Castres Olympique : 3 pénalités de Kirkpatrick (16, 27) et Kockott (74).
Stade Toulousain : : Poitrenaud ; Médard, Fritz, Fickou, Gear (puis Huget, 55); (o) McAlister (puis Beauxis, 75), (m) Doussain (puis Bézy, 70) ; Nyanga (puis Camara, 67), Galan (puis Millo, 71), Lamboley ; Tekori, Maestri ; Johnston (puis Montès, 76), Tolofua (puis Van der Heever, 79), Ferreira (puis Baille, 75).
Castres : Dulin ; Grosso, Lamerat, Kirkpatrick, Evans ; (o) Tales, (m) Tomas ; Caballero, Bornman, Wannenburg ; Gray, Faasalele ; Lazar, Rallier, Taumoepeau.

Le Stade a battu Castres, champion de France en titre, lors de la septième journée du Top 14. Au delà de ce succès honorifique, voilà qui permet aux Toulousains de présenter désormais un bilan provisoire positif dans la compétition (4 victoires pour 3 défaites), et également de s'installer solidement dans le premier tiers du classement. Il faut maintenant confirmer à l'extérieur, même si le prochain déplacement, samedi à Perpignan, ne s'annonce évidemment pas comme une partie de plaisir.
 

Du jeu, du jeu, du jeu


On assistait à un début de partie extrêmement enlevé à Ernest Wallon : les deux équipes se rendaient coup pour coup, n'hésitaient pas à relancer nombre de ballons, et si cette orgie de jeu s'accompagnait fatalement d'un peu de déchet, on se régalait. Territorialement, les Toulousains dominaient légèrement, et ils finissaient pas obtenir deux pénalités, et si la première était trop lointaine pour être tentée, McAlister, sur la deuxième, voyait son coup de pied de 53 mètres passer entre les barres.

Mais le champion, comme cela était prévisible, allait réagir, et sur un ballon distribué au pied dans le dos de la défense, Doussain, mis sous pression par plusieurs adversaires, perdait le ballon. Il s'en fallait d'un rien (en l'occurrence un sauvatage miraculeux le long de la ligne de touche) pour que le CO n'aille à dame, mais M. Poite revenait sur une faute toulousaine et Kirkpatrick égalisait (3-3, 16ème).

Toujours aussi alerte, la partie se poursuivait, avec encore une légère emprise stadiste sur les débats. Jusqu'alors, les défenses prenaient le meilleur sur les attaques, ce qui n'empêchait pas le public d'assister à quelques gestes de grande classe, à l'image d'une chandelle admirablement captée par Poitrenaud sous la pression tarnaise.

C'est par le biais d'une mêlée, à la 21ème minute, que le Stade obtenait une pénalité, qui ne lui permettait de repasser devant, car McAlister échouait dans son coup de pied. Dommage, car il était largement dans ses cordes, et on sentait déjà qu'on assistait au genre de matchs où il ne fallait pas laisser trop de points en route. 

En face, les visiteurs faisaient moins de sentiments, et Kirkpatrick, à la 27ème, exploitait une indiscipline stadiste bien malvenue pour doubler la mise et ainsi donner, pour la première fois, l'avantage aux siens.
Mais cela ne durait pas : au terme d'une superbe action, initiée par un formidable numéro de Fickou, Doussain inscrivait le premier essai de la rencontre. Toulouse reprenait les commandes, et c'était mérité. Mais l'étroitesse du score (8-6) indiquait bien que rien, loin de là, n'était encore acquis. Une action brûlante pour Castres venait d'ailleurs le confirmer quelques instants plus tard, mais les Bleu et Blanc, qui bénéficiaient in fine d'une pénalité, choisissaient la touche à cinq mètres. Une initiative malheureuse, car celle-ci était contré par l'alignement stadiste...

A quelques secondes de la pause, les hommes de Novès connaissaient un nouveau temps fort, exploité par McAlister sur pénalité. Les Rouge et Noir regagnaient les vestiaires sur le score de 11-6, après quarante minutes on ne peut plus sérieuses.
 

McAlister donne de l'air

 

Toujours aussi sérieuses et impliquées, les deux équipes débutaient la reprise sur le même tempo. A une situation chaude en faveur du Stade succédait un contre castrais, sur lequel le champion en titre obtenait une pénalité, manquée par Kirkpatrick qui trouvait le poteau.

Déjà important, le rythme devenait carrément insensé par la suite. Le ballon naviguait d'un camp à l'autre, et on assistait réellement à du très grand spectacle. Toulouse, à l'issue d'une séquence de 80 mètres, était à deux doigts de doubler la mise, mais le coup de pied de McAlister à destination de Médard était récupéré in extremis par la défense castraise...

Le Stade venait de laisser passer une belle opportunité, mais il fallait souligner que quelques secondes auparavant, le CO avait eu lui aussi une occasion, sauvée de justesse par Johnston.
A la 53ème, c'était McAlister, dans les 22, qui prenait le trou, mais il trébuchait et s'écroulait à quelques mètres de l'en-but. Un moindre mal, car le bras de M. Poite était tendu depuis quelques secondes, et il revenait à une pénalité, convertie par le Néo-zélandais. Avec un score désormais de 14-6 en sa faveur, le Stade était à l'abri d'un essai transformé.

Cela ne semblait cela dit pas leur suffire, car ils continuaient de plus belle leur domination par la suite. Aux alentours de l'heure de jeu, ils campaient littéralement dans les dix mètres opposés, et les charges successives de plusieurs Stadistes étaient stoppées à quelques centimètres. Mais sur la mêlée disputée dans la continuité, le pack toulousaine prenait le dessus et McAlister, lancé comme un boulet de canon, héritait du ballon et marquait !

La suite confirmait que Toulouse était dans un bon jour : les jolis mouvements s'enchaînaient, et avec un peu plus de réussite en plus, on aurait assisté à un troisième essai, synonyme de bonus offensif. Et à quatre minutes du coup de sifflet final, Camara réalisait un exploit personnel dans les 22, se débarrassait tout en appuis de plusieurs adversaires et marquait l'essai synonyme de victoire à cinq points. On en restait là, et Toulouse, au terme d'un match superbe, réalisait un superbe opération.
 

 

Photos du match

 
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