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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Clermont Auvergne

Pour leur ultime match de la saison à domicile, les Toulousains ont battu Clermont, champion de France en titre, 15 à 6.
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Clermont 15 à 6 (mi-temps : 7-3 )
Temps frais ; vent violent ; pelouse grasse ; 35.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Péchambert  (Périgord Agenais)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Médard (28), Caucaunibuca (60) ; 1 pénalité de Bézy (41) ; 1 transformation de Bézy (28).
Pour Clermont : 2 pénalités de Parra (26, 47).
Stade Toulousain : Heymans (puis Fritz, 50); Médard (puis Clerc, 67), Jauzion, Poitrenaud, Caucaunibuca ; (o) Bézy (puis Skrela, 50), (m) Doussain ; Nyanga (puis Picamoles, 63), Sowerby, Dusautoir ; Albacete, Maestri (puis Boukerou, 63) ; Johnston (puis Montès, 69), Servat (puis Lacombe, 50), Human (puis Poux, 50).
Carton jaune : Jauzion (34)
Clermont : Floch ; Murimurivalu, Rougerie, Canale, Malzieu ; (o) James, (m) Parra ; Bardy, Vermeulen, Bonnaire ; Privat, Cudmore ; Zirakashvili, Tii Paulo, Faure.

Les Toulousains ont réussi leur dernière prestation de la saison à domicile. Dans un Stadium plein comme un oeuf, ils ont en effet réussi la performance de battre Clermont, champion de France en titre, lors de la 26ème journée du championnat. Cette victoire leur permet de terminer en tête du classement à l'issue de la première phase, ce qui constitue une première depuis l'avènement du Top 14. Les joueurs ont maintenant rendez-vous dans trois semaines, à Marseille, pour les demi-finales de la compétition.
 
Exploit de Caucau, essai de Médard

 
C'est un vent violent qui soufflait sur le Stadium au moment du coup d'envoi. Ce paramètre, incontestablement, allait avoir son importance au cours de la rencontre. Sur une mêlée consécutive à un en-avant de Rougerie, le Stade obtenait la première pénalité de la partie, qu'il choisissait de ne pas tenter, sans doute en raison du vent qui soufflait de face.

Quelques instants plus tard, James, largement dans ses 22, dégageait son camp, et le ballon filait... en ballon mort, 80 mètres plus loin ! Les conditions atmosphériques, cela se confirmait, allaient jouer un rôle majeur. Sur l'offensive suivante, les Rouge et Noir étaient à deux doigts de marquer, mais leurs charges étaient à chaque fois stoppées à une poignée de centimètres de la ligne. Ils obtenaient finalement une pénal'touche, mais malgré un lancer en leur faveur, ils perdaient le ballon. C'était la deuxième fois depuis le coup d'envoi, et cela constituait le seul point noir dans l'entame des Stadistes, qui, pour le reste, régalaient le public tant ils semblaient dans de bonnes dispositions.

Les hommes de Guy Novès, par la suite, continuaient à proposer un maximum de jeu et dominaient nettement les débats. Un ballon à suivre de... Johnston, tapé depuis le milieu du terrain, était à deux doigts d'être récupéré par le pilier, qui aurait pu filer à l'essai. Bref, tout allait pour le mieux, à l'exception d'une nouvelle munition perdue en touche.
Mais si ce secteur était défaillant, la mêlée, elle, était au sommet. Une nouvelle pénalité était ainsi obtenue sur cette phase de jeu et cette fois, Bézy choisissait de la taper, hélas sans réussite.

La suite allait cependant se montrer plus confuse. Les approximations se multipliaient, et le jeu devenait de plus en plus haché. Les débats, globalement, s'équilibraient, et l'ASM s'autorisait quelques sorties dans les 22 adverses. Un joli coup de pied à suivre de James jusqu'à l'en-but aurait d'ailleurs pu trouver preneur, si Heymans n'était intervenu fort à-propos. Mais c'étaient bien les Jaunards qui débloquaient le tableau d'affichage, via une pénalité de Parra (3-0, 26ème).

La réaction toulousaine était immédiate : après une percée de Heymans qui était finalement trop juste pour aller au bout, le jeu se déployait au large, où Caucaunibuca réalisait un petit exploit, pour finalement servir dans un fauteuil Médard, qui marquait sans difficulté. A la demi-heure de jeu, Rougerie se blessait assez sérieusement, et Jauzion était sur l'action sanctionné d'un carton jaune, sans que l'on puisse faire de corrélation entre l'action du Toulousain et la blessure du joueur auvergnat.

Réduit à quatorze, le Stade subissait logiquement par la suite, et il s'en fallait d'un rien pour que Clermont ne marque pas dans la foulée, après un regroupement à un mètre de la ligne suivi d'un pick and go. Les visiteurs obtenaient malgré tout une pénalité, qu'ils ne tentaient pour jouer une touche à cinq mètres. Une tactique qui faillit se révéler payante, car le ballon était conservé, et il fallait une défense héroïque pour repousser les innombrables charges des Jaune et Bleu. L'interminable séquence s'achevait par un en-avant, et Toulouse s'en tirait à bon compte. Le score en restait là, et Toulouse possédait donc un léger avantage de quatre points quand il regagnait les vestiaires.
 
Exploit de Caucau... essai de Caucau
 
La reprise ne pouvait pas mieux débuter pour les Toulousains, qui obtenaient d'entrée une pénalité, réussie par Bézy. Le score passait à 10-3, au moment où Jauzion entrait en jeu. Après une succession de mêlée, l'ASM obtenait à son tour une pénalité, et Parra réduisait le score. Pour tout dire, la partie n'avait pas encore retrouvé son rythme de croisière, et les deux formations se montraient assez brouillonnes depuis la reprise.

C'est au moment où on commençait à s'ennuyer ferme que l'éclair est venu, une nouvelle fois, de Caucaunibuca : sur son aile, à la conclusion d'une jolie séquence, le Fidjien mystifiait sont adversaire direct, résistait à un plaquage et donnait un sacré bol d'air à son équipe. Cela semblait sonner temporairement les Clermontois, qui baissaient d'un ton par la suite. Comme un symbole, Parra manquait une pénalité largement dans ses cordes, et les champions en titre ne parvenaient à conserver le ballon plus de deux ou trois temps de jeu.

Totalement libérés, les Toulousains tentaient au contraire les coups les plus improbables, à l'image d'une surprenante action en solitaire de Caucau, parti de son en-but pour être finalement repris cinquante mètres plus loin. Il fallait cependant rester vigilant, et un long temps fort de Clermont, achevé par un en-avant de Fofana au moment où il allait aplatir, était sans doute la meilleure piqûre de rappel.

Mais plus rien de notable n'intervenait jusqu'au coup de sifflet final. Le Stade prouvait que son élimination européenne avait été digérée, et terminait la première phase sur une bonne note, en position de leader. Rendez-vous maintenant à Marseille pour les demi-finales.
 
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