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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h40

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Harlequins

Malgré une grosse domination, les Toulousains ont été battus par les Harlequins (24-31) lors de la 4ème journée de H Cup, dimanche au Stadium.

 


A Toulouse (Stadium)- Harlequins bat Stade Toulousain 31 à 24 (mi-temps : 15-10)

Temps frais ; belle pelouse : 33.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Rolland (Irlande).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Maestri (38), Doussain (70) ; 4 pénalités de McAlister (4) et Doussain (47, 51, 60) ; 1 transformation de Doussain (38).
Pour les Harlequins : 3 essais de Brown (11, 62), Gray (25) ; 4 pénalités de Evans (5, 64, 71, 74) ; 2 transformations de Evans (25, 62).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David, Jauzion, Matanavou - (o) McAlister, (m) Doussain - Dusautoir (cap), Sowerby (puis Picamoles, 61), Bouilhou (puis Nyanga, 52) - Millo-Chluski, Maestri (puis Lamboley, 67) - Johnston (puis Poux, 61), Servat (puis Botha, 61), Montès (puis Human, 41).
Harlequins : Brown ; Stegmann, Hopper, Casson, Monye ; (o) N. Evans, (m) Care ; Skinner, Easter, Robshaw (cap) ; Robson, Vallejos ; Johnston, Gray, Lambert.
Carton jaune : Easter (69)

Vainqueurs à l'occasion du match aller en Angleterre, le Stade n'a pas été en mesure de récidiver dimanche au Stadium lors de la quatrième journée de H Cup. Malgré une domination constante, le club s'est incliné face aux Harlequins, et s'est compliqué la vie dans l'optique de la qualification pour les quarts de finale. Rien n'est évidemment perdu, mais les Toulousains ont grillé leur joker. 

 

Le réalisme est anglais


La partie débutait bien pour les Toulousains, qui se montraient dangereux d'entrée de jeu ou presque, avec une échappée superbe de Dousssain, qui grillait la politesse à plusieursadversaires avant d'être repris aux 22. La suite ne donnait rien, mais voilà qui lançait idéalement la partie pour les locaux. Moins de deux minutes plus tard, ces derniers obtenaient une pénalité sur mêlée, et McAlister, de 25 mètres environ, ouvrait la marque (3-0, 4ème).
Cela, malheureusement, ne durait pas, car dès le coup d'envoi, Millo réalisait un plaquage dangereux, et Evans n'avait aucun mal pour égaliser. On imaginait que ces points immédiatement et facilement donnés n'avaient pas dû faire particulièrement plaisir à Guy Novès...

Mais la mêlée, décidément, constituait le point fort stadiste en cette entame de rencontre. Une deuxième pénalité était ainsi obtenue par ce biais, et McAlister trouvait cette fois le poteau. Toulouse venait de laisser passer une occasion, mais ne se décourageait pas, à l'image d'une sublime séquence, débutée par un contre en touche de Sowerby dans les 22 stadistes, et arrêtée soixante mètres plus haut, sans toutefois que cela n'aille à dame.

Mais les Anglais, eux, allaient se montrer plus réalistes en marquant le premier essai de la partie, quand Brown récupérait un ballon judicieusement tapé dans le dos de la défense. L'arrière, déjà marqueur au match aller, donnait l'avantage aux siens (8-3, 11ème). Les débats faisaient rage par la suite, et McAlister, assez peu à l'aise depuis le coup d'envoi, manquait une nouvelle pénalité pourtant facile et Toulouse restait ainsi en retard. Le Néo-zélandais, dans la foulée et alors que la domination rouge et noire se faisait de plus en plus précise, ne connaissait pas plus de réussite. C'étaient déjà neuf points qui avaient été gaspillés, alors qu'aucune des tentatives n'était réellement délicate.

L'affaire se corsait un peu plus, quand, après un coup de pied à suivre dont le rebond trompait totalement Vincent Clerc, les Quins récupéraient le cuir pour aller derrière la ligne. Le score était désormais de 15-3 , et il y avait de quoi s'inquiéter. Le Stade réagissait immédiatement, mais Matanavou, sur son aile, était in extremis projeté en touche. Puis c'était Clerc, à la conclusion d'un mouvement de grande classe, qui marquait enfin ! Mais l'essai était justement refusé pour un en-avant de passe de Jauzion. Le réalisme continuait de fuir les Toulousains, mais incontestablement, leur jeu était en ordre de marche.

Les opportunités se multipliaient, mais le score n'évoluait pas, malgré l'omniprésence de Fritz, entré en jeu à la place de David, blessé. C'était encore lui qui faisait une énorme différence à la demi-heure de jeu, mais Médard, à la réception de sa passe acrobatique après contact, commettait un en-avant. Mais à force de dominer, le Stade marquait enfin : Bouilhou prenait un espace dans les 22, fixait admirablement le dernier défenseur et délivrait une authentique offrande à Maestri, qui n'avait plus qu'à filer sous les barres. Le tableau d'affichage indiquait ainsi 10-15 quand les deux équipes partaient se mettre au chaud pour la pause. La situation restait compliquée, mais une partie du retard avait été comblée.

 

La domination toulousaine


La deuxième période repartait sur les chapeaux de roue, et Dusautoir, encore au four et au moulin, obtenait une pénalité, à hauteur de la ligne médiane. Cette fois, McAlister ne la tentait pas et malgré une grosse présence dans les 22 sur la pénal'touche consécutive, rien n'était marqué. Dans la foulée, une faute anglaise sur un ruck était convertie par une pénalité de Doussain, et Toulouse revenait à deux points (13-15, 47ème).

Il n'y avait, depuis le coup d'envoi de la seconde période, qu'une seule équipe sur le terrain. Dusautoir, encore lui, était à l'origine d'une pénalité en faveur du Stade, trop délicate pour être tentée. Mais après la touche, les charges se multipliaient, et Servat emportait tout sur son passage, pour un essai... refusé à la vidéo. M. Rolland revenait néanmoins à une faute préalable de la part des Quins, et Doussain donnait aux siens une longueur d'avance (16-15, 51ème).

Les Rouge et Noir étaient déchaînés, et une échappée de Matanavou était à deux doigts d'être achevée victorieusement par Clerc. Si l'issue de la rencontre restait incertaine, on assistait à du grand spectacle du côté du Stadium. A la 54ème, suite à une touche à cinq mètres, un mal toulousain s'effondrait dans l'en-but anglais, mais M. Rolland n'accordait pas l'essai.

La physionomie de la partie ne changeait pas par la suite, et Toulouse creusait l'écart à l'heure de jeu, grâce à une pénalité de Doussain (19-15). C'était juste avant le troisième essai anglais, né d'un cafouillage sur le renvoi. Il y avait de quoi enrager, car les Quins, outrageusement dominés, avaient trouvé le moyen de passer devant (22-19).

Il restait moins de vingt minutes à jouer, et les Anglais, comme pratiquement à chaque fois cette après-midi, scoraient sur l'une de leurs seules incursions dans la moitié de terrain adverse, via un coup de pied de Evans. Mais les coéquipiers de Yannick Jauzion ne baissaient pas les bras, et repartaient à l'abordage. Un carton jaune était donné à Easter pour une succession de fautes, et sur la pénal'touche, Doussain marquait de près. Toulouse n'était plus qu'à un point, mais concédait une pénalité, réussie par Evans (24-28, 73ème).

Le demi d'ouverture des Harlequins récidivait peu après, et ces derniers possédaient désormais sept points d'avance. Plus rien n'allait être marqué, et Toulouse, pour ne pas avoir su concrétiser ses nombreux temps forts, devait se contenter du point de bonus défensif. Cela évidemment, était très loin de suffire à son bonheur.

 

Photos du match

 
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