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Samedi 29 novembre

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 20h45

ST vs Grenoble : 29 novembre 2014

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Montpellier

Quatre jours après leur déconvenue européenne, les Toulousains ont battu Montpellier à Ernest Wallon (29-9, avec bonus offensif) à l'occasion de la 17ème journée du Top 14.

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Montpellier 29 à 9 (mi-temps : 10-6)
Temps frais ; belle pelouse ; 18.600 spectateurs environ ;  arbitrage de M. Raynal
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Médard (28, 59), Johnston (64, 68) ; 1 pénalité de Skrela (37) ; 3 transformations de Skrela (28, 59, 64).
Pour Montpellier : 3 pénalités de Bustos (24, 35, 52).
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, Caucaunibuca, Jauzion, Médard (puis Delasau, 68) - (o) Skrela, (m) Vergallo - Dusautoir, (puis Nicolas, 53) Picamoles, (puis Sowerby, 67) Bouilhou  (puis Nyanga, 59)- Maestri, Albacete - Lecouls (puis Johnston, 47), Servat (puis Lacombe, 68), Poux (puis Human, 53).
Carton jaune : Poitrenaud (34)
Montpellier : Thiéry - Bérard, G.Doumayrou, Fernandez, Bustos Moyano - (o) Trinh-Duc, (m) J.Tomas - Matadigo, Bost, Ouedraogo - Fakate, Hancke - Jgenti, Ladhuie, Figallo.
Carton jaune : Hancke (36)

Quatre jours seulement après avoir connu une défaite plus que rageante en Coupe d'Europe, les joueurs toulousains ont su se remobiliser pour décrocher une victoire importante en Top 14. Lors de la 17ème journée, les Stadistes ont en effet battu Montpellier, un concurrent direct dans la course à la qualification, et qui n'était pas venu sans ambition à Ernest Wallon.

Place maintenant, pour ceux qui ne disputent pas le Tournoi des VI Nations, à de courtes vacances. Mais il faudra rapidement remettre le bleu de chauffe, car dès 11 février, il faudra négocier, sans les internationaux, un périlleux déplacement à La Rochelle.

 

Médard sans opposition


Dans un début de partie équilibré, c'est le Stade qui obtenait la première pénalité, pour une faute au sol héraultaise. Skrela, de trente mètres environ, avait la malchance de trouver le poteau. Globalement, les Toulousains mettaient par la suite la main sur le ballon et s'installaient dans la moitié de terrain adverse, mais sans parvenir à prendre en défaut une défense adverse.

C'est pourtant le MHR qui se procurait, et de loin, la meilleure occasion, avec une échappée le long de la ligne de Matadigo, qui servait sur un plateau Doumeyrou. Il n'y avait plus de défenseurs, et l'essai était au bout... Sauf que le centre contrôlait mal le ballon et le laissait finalement échapper. Toulouse avait eu chaud.

Le match, en manque de rythme, se cantonnait au milieu de terrain. Quand les Rouge et Noir mettaient la main sur le ballon, ils peinaient à enchaîner les temps de jeu, en laissant trop souvent échapper le cuir. Sur une possession montpelliéraine, les Toulousains se mettaient à la faute et Bustos ouvrait le score. Il n'y avait que 3-0, mais au vu de la prestation des joueurs de Guy Novès jusqu'ici, il y avait de quoi se montrer (déjà) inquiet.

Heureusement, la première action d'envergure en faveur des locaux allait être la bonne. Après avoir multiplié les charges à deux mètres de la ligne, ces derniers sortaient la balle au large. Picamoles en héritait, et sa passe sautée, à destination de Médard, faisait la différence. L'ailier du soir n'avait plus qu'à sprinter pour inscrire le premier essai de la soirée.

Mais il ne fallait pas croire pour autant que la partie était gagnée. D'une part parce que Montpellier, globalement, continuait de faire la meilleure impression et, de l'autre, en raison d'une contre-attaque bien menée par Julien Tomas et sur laquelle Poitrenaud, auteur d'une faute à retardement sur le demi de mêlée, écopait d'un carton jaune. Bustos réduisait le score sur pénalité, et les Toulousains allaient devoir évoluer dix minutes en infériorité numérique.

Mais, à quelques encablures de la pause, Hancke était à son tour sanctionné d'un carton jaune, sur une attaque bien menée par Jauzion. Skrela ajoutait trois points au compteur des siens, et l'égalité -au nombre de joueurs présents sur la pelouse - était rétablie.

 

 

Johnston, le trois-quart


C'est tambour battant que les Rouge et Noir attaquaient la reprise, avec une très longue séquence à près de dix temps de jeu et durant laquelle les charges se succédaient dans les cinq mètres adverses. Plusieurs fois, on pensait que l'essai était au bout, mais la défense, une fois de plus, était au rendez-vous côté visiteur.

Les Toulousains, à force de dominer aussi près de la ligne, obtenaient plusieurs pénalités, qu'ils ne tentaient pas, pour choisir la mêlée. Il faut dire que leur domination dans ce secteur, depuis le coup d'envoi, ne souffrait d'aucune contestation. M. Raynal, à l'issue d'un affrontement entre les deux packs, annulait un essai de Médard pour un en-avant de passe. Le coup était passé près, mais, depuis le début du deuxième acte, le comportement des coéquipiers de Thierry Dusautoir incitait à l'optimisme.

Mais il ne fallait pas pour autant penser que Montpellier allait se résigner à subir. Alors qu'on les pensait acculés, les surprenants visiteurs trouvaient les ressources pour s'installer à nouveau dans le camp toulousain. La sanction ne tardait pas : Bustos convertissait une pénalité et l'écart, désormais, était réduit à sa plus simple expression (9-10, 53ème).

L'inquiétude, hélas, était une nouvelle fois de mise moins de deux minutes plus tard. Bustos, de quarante mètres, voyait son ballon s'écraser sur le poteau sur une nouvelle pénalité, mais cela témoignait du réveil montpelliérain. Le Stade, par la suite, gâchait une impensable occasion d'essai : Bouilhou, à la conclusion d'un mouvement, avait largement la place d'aller derrière la ligne, mais le troisième ligne choisissait de donner à Caucaunibuca, qui laissait échapper le ballon... Il y avait de quoi enrager, et on espérait qu'on ne venait pas d'assister au tournant de la rencontre.

Heureusement, le Stade n'allait pas avoir le temps de le regretter : Skrela adressait une merveille de ballon au pied dans le dos de la défense et Médard s'en saisissait pour donner de l'air à son équipe. Le tableau d'affichage indiquait maintenant 17 à 9, et l'affaire prenait une tournure intéressante, malgré le comportement irréprochable, répétons-le, de Montpellier.

Mais cette fois, Toulouse était lancé : Johnston, dans sa position habituelle de trois-quart, héritait d'un ballon et faisait la différence, après avoir mystifié le dernier défenseur d'un crochet dévastateur, pour aplatir à son tour. 
L'écart, dorénavant, semblait définitif. Les Toulousains s'en donnaient à coeur joie, tentaient beaucoup, réussissaient souvent et ajoutaient un nouvel essai, suite à une touche à cinq mètres cafouillée, toujours par Johnston .

Le reste n'était plus que formalité : le Stade dominait face à une équipe logiquement démobilisée, et s'acheminait vers une victoire plus tranquille qu'on ne l'aurait pensé à l'issue du premier acte.

 
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