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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Montpellier

Les Toulousains ont battu Montpellier (34-0, avec bonus offensif) lors du premier match de 2009 comptant pour la 14ème journée du Top 14.
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Montpellier 34 à 0 (mi-temps : 15-0)
Temps froid ; bonne pelouse ; 18.700 spectateurs environ ; arbitrage de M. Bessot (Limousin)
Pour le Stade Toulousain : 5 essais de Lamboley (9), Kelleher (27, 69), Jauzion (61), Fritz (76); 1 pénalité de Michalak (20); 3 transformations de Michalak (27, 61) et Du Toit (69).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Heymans, Fritz, Jauzion (cap, puis Médard, 70), Clerc ; (o) Michalak (puis Du Toit, 64), (m) Kelleher ; Dusautoir, Lamboley (puis Sowerby, 53), Nyanga (puis Bouilhou, 55); Albacete, Pelous (puis Millo, 53); Lecouls (puis Poux, 59), Servat, Human (puis Perugini, 59).
Montpellier : Sarraméa ; Brana, Smith, Rees, Kuzbik ; (o) Trinh-Duc, (m) Tomas ; Bost, Picamoles (cap), Ouedraogo ; Gorgodze, Macurdy ; Baïocco, Caudullo, Van Niekerk.
Carton jaune : Rees (55)

Le Stade Toulousain a engrangé face à Montpellier son dixième succès de rang en championnat (le quatorzième toutes compétitions confondues). Cette victoire, face à l'une des équipes ambitieuses du championnat, permet au club de conforter sa place dans le quatuor de tête de la compétition et d'effectuer un petit pas supplémentaire vers les demi-finales, programmées au mois de mai. Beaucoup de chemin reste à parcourir d'ici là, à commencer par un déplacement à Dax dès vendredi prochain.
Par rapport à l'équipe victorieuse de Mont de Marsan lors du dernier match de 2008, le staff enregistrait les retours de Kelleher, Heymans et Human, en vacances à ce moment-là, et de Millo-Chluski, rétabli de sa blessure au mollet. Dans le XV de départ, on relevait essentiellement la présence de Greg Lamboley au couloir, à un poste qu'il avait déjà occupé avec succès en Coupe d'Europe face à Newport.

 

Une entame en fanfare

 
C'est un Stade Toulousain mort de faim et plein d'envie qui attaquait la rencontre. Les Rouge et Noir investissaient la moitié de terrain adverse et mettaient énormément de rythme à la partie. A la 6ème minute, ils bénéficiaient d'une pénalité pour une faute au sol héraultaise et Michalak, en position peu favorable, voyait le ballon passer de peu à côté.
Cela ne constituait pas un coup d'arrêt pour des Toulousains toujours aussi impressionnants : moins de deux minutes plus tard, Michalak attaquait la ligne et se débarrassait de deux adversaires. La séquence se terminait à l'aile, où une touche était finalement obtenue. Dans la foulée, une action à peu près similaire aboutissait à une jolie combinaison entre Poitrenaud et Heymans, lequel décalait Lamboley, qui marquait en coin. Le troisième ligne, déjà auteur d'un doublé la saison passée devant Montpellier, prouvait qu'il se sentait décidément très à l'aise face aux Héraultais.

Loin de se contenter de cet avantage, les locaux continuaient leurs efforts, bien aidés en cela par une conquête jusque là impeccable. Montpellier n'avait que des miettes à négocier et à la 18ème minute, il réussissait pour la première fois à franchir ballon en mains les trente mètres toulousains. Trinh-Duc tentait un drop, sans doute révélateur du peu de solutions qui s'offraient au demi d'ouverture, mais il ne trouvait pas la cible. Michalak, au contraire, passait sa première pénalité soixante secondes plus tard, et le score passait à 8-0.

Les débats se rééquilibraient quelque peu par la suite, mais c'est encore Toulouse qui se procurait une nouvelle occasion, avec une passe au pied de Jauzion à destination de Clerc, malheureusement trop croisée et qui finissait en touche. On assistait dans tous les cas à une superbe partie, et Kelleher doublait la mise à la 26ème, en partant au ras d'une mêlée à cinq mètres pour filer sous les barres. Il y avait 15-0, et cela récompensait la formidable première demi-heure des Stadistes. 
Les minutes défilaient et les Stadistes, toujours aussi sérieux, dominaient en terme de possession et d'occupation. En mêlée, la supériorité rouge et noire était manifeste et le pack héraultais souffrait énormément  sur ces phases de jeu. Le tableau d'affichage n'évoluait plus jusqu'à la pause, et c'est avec le sentiment légitime du devoir accompli que les Stadistes pouvaient regagner les vestiaires.

 

Deux de plus pour Kelleher

 
C'est sur le même tempo que débutait le deuxième acte, avec des Stadistes toujours aussi volontaires, qui poursuivaient leur domination. Toulouse ne tentait plus désormais les pénalités et obtenaient quasiment coup sur coup deux pénal'touches intéressantes : sur la première, un maul s'arrêtait à trois mètres de la ligne alors que sur la seconde, le ballon était échappé au moment où le groupé-pénétrant s'effondrait dans l'en-but.

Le Stade venait de laisser passer deux occasions, mais emmené par un Thierry Dusautoir impressionnant d'activité, il tenait toujours le bon bout. A la 50ème, toutefois, le MHRC obtenait une pénalité face aux poteaux (trente mètres) mais Sarraméa, peu en réussite, connaissait son troisième échec de l'après-midi. Voilà qui symbolisait en tout cas le réveil héraultais, confirmé peu après par une échappée en bout de ligne signée Picamoles, finalement projeté en touche à cinq mètres de l'en-but.

A la 55ème minute, Rees écopait d'un carton jaune pour une obstruction sur Poitrenaud, après que ce dernier eut tapé à suivre. Toulouse se retrouvait en supériorité numérique et tenait là une magnifique opportunité de marquer un troisième essai. Kelleher faillit bien y parvenir après avoir pris le trou aux quinze mètres, mais il était rattrapé tout près du but. Puis c'était au tour de Heymans de s'échapper, pour décaler Fritz à l'aile, mais celui-ci était aussi plaqué à cinq mètres environ de l'objectif.

Les charges se multipliaient et Montpellier, acculé dans ses cinq mètres, commettait de plus en plus de fautes. Totalement asphyxiés, les visiteurs défendaient leur ligne avec courage et un peu miraculeusement au vu de l'insistance toulousaine, ils pliaient mais ne rompaient pas. A l'heure de jeu, ce qui semblait inéluctable se produisit : après une touche bien négociée, la balle partait au large et Jauzion faisait parler sa puissance en allant derrière la ligne, malgré les plaquages simultanés de deux adversaires. La marque passait à 22-0.

Les hommes de Novès tenaient à ce moment-là le bonus, mais ne ménageaient pas leurs efforts pour autant. A la 68ème, après une superbe combinaison en touche entre Bouilhou et Millo, le jeu se déployait et le Stade obtenait une pénalité à cinq mètres. Kelleher la jouait rapidement pour lui même et y allait de son deuxième essai personnel.

Le festival se poursuivait et après un joli mouvement, Poitrenaud réalisait un petit numéro et donnait à Fritz, qui marquait en force. La coupe était pleine, et le Stade s'imposait donc largement, au terme d'une prestation superbe, sans doute l'une des plus accomplies de la saison.

 
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