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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Perpignan

Les Toulousains ont battu Perpignan (30 à 20, sans bonus offensif) lors de la sixième journée du Top 14, grâce notamment à une belle deuxième mi-temps.
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat USAP 30 à 20 (mi-temps : 13-13 )
Temps beau et agréable ; belle pelouse ; 19.000 spectateurs ; arbitrage de M. Garces (Béarn)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Kelleher (30), Fritz (46), Heymans (69) ; 2 pénalités de Skrela (3, 25) ; 3 transformations de Skrela (30, 46, 69) : 1 drop de Skrela (57).
Pour Perpignan : 3 essais de Candelon (13), Tuilagi (38), Britz (78); 1 pénalité de Hume (26) ; 1 transformation de Porical (78).
Stade Toulousain : Médard ; Ahotaeiloa (puis Heymans, 67), Jauzion, Fritz (puis Kunavore, 60), Donguy ; (o) Skrela (puis Bélie, 70), (m) Kelleher ; Pelous, Nyanga (puis Dusautoir, 56), Bouilhou (cap) ; Millo-Chluski (puis Sowerby, 46), Albacete ; Lecouls (puis Montès, 61), Servat (puis Lacombe, 73), Human (puis Poux, 56).
Carton jaune : Pelous (66)
USAP : Burger ; Planté, Manas, Grandclaude, Cendelon ; (o) Hume, (m) Durand ; Vaki, Tuilagi, Guiry ; Vilaceca, Alvarez-Kairelis ; Pulu, Guirado, Freshwater (cap).
Carton jaune : Bozzi(66)

Le Stade Toulousain a mis à profit la venue de l'USAP pour engranger son deuxième succès consécutif, le quatrième en six matchs. Cette victoire permet aux Rouge et Noir de doubler leur adversaire du jour au classement et de s'installer, pour la première fois de la saison, dans le trio de tête du Top 14. Tout cela est donc de bon augure, même si Perpignan, décimé au niveau des lignes arrières, n'avait peut-être pas fait de ce déplacement à Toulouse un objectif majeur. Place maintenant à un court mais compliqué déplacement à Castres, vendredi prochain, face à une équipe en manque de points.
Le groupe des vingt-deux joueurs n'enregistrait aucune modification par rapport à celui de Montauban. Dans le XV de départ, Médard officiait à l'arrière, en lieu et place de Poitrenaud, alors qu'à l'aile, la titularisation d'Ahotaeiloa permettait à Heymans de souffler. C'est le même objectif qui avait conduit à la titularisation de Pelous en numéro 8, alors que Sowerby prenait place sur le banc.

 

Toulouse manque son entame

 
Après un début de match décousu, c'est le Stade qui ouvrait le score, via une pénalité de Skrela, après un plaquage haut de Freshwater sur une offensive toulousaine. Perpignan faillit bien répliquer ans la foulée, mais sur un intelligent ballon tapé à suivre par Hume, Burger commettait un en-avant dans l'en-but. C'était malheureusement la seule chose à signaler des dix premières minutes : le Stade se montrait bien trop indiscipliné ou maladroit pour apporter un quelconque danger dans le camp catalan. Coups de pied imprécis, manque de communication sur une chandelle adverse, touche perdue sur lancer stadiste... Le début de rencontre réalisé par les Rouge et Noir contrastait terriblement avec celui réalisé une semaine plus tôt à Sapiac.

Et Perpignan, qui dominait territorialement, marquait logiquement le premier essai de la partie : sur une pénalité jouée rapidement par Durand, Candelon héritait du ballon et aplatissait facilement face à une défense prise de vitesse.
Conscients de ne pas pouvoir se contenter d'un jeu aussi pauvre, les locaux passaient la vitesse supérieure dès le coup de renvoi consécutif : certes, ils ne trouvaient pas d'espace au sein d'une ligne perpignanaise bien en place, mais obtenait une pénalité, hélas manquée par Skrela. Peu après, une mêlée bien négociée par le pack était bien poursuivie par une passe dynamique de Kelleher. Le jeu se déployait au large, et un coup de pied vicieux de Fritz contraignait le dernier rempart usapiste à sortir en touche, sur ses cinq mètres. Dans la foulée, sur un regroupement, une faute était sifflée en faveur des hommes de Novès. Cette fois, Skrela doublait la mise, et son équipe reprenait les devants... pour moins de soixante secondes : pour avoir eu un mot plus haut que l'autre envers M. Garces, Kelleher était sanctionné et Hume passait une pénalité.

Le réveil sonnait enfin à la demi-heure de jeu, quand Bouilhou prenait le trou à hauteur de la ligne médiane et progressait sur une bonne vingtaine de mètres. Le capitaine toulousain jouait admirablement le coup en fixant son vis à vis et en donnant le ballon à Kelleher, qui filait entre les barres. Sur sa première réelle opportunité, Toulouse avait marqué.

Par la suite, et le champion de France retombait dans ses approximations, malgré une mêlée qui semblait peu à peu prendre le dessus. Aux vingt mètres sur une possession catalane, Durand réalisait une superbe valise en échappant au plaquage de Lecouls et donnait acrobatiquement à Tuilagi, qui marquait en force. Le score n'allait plus évoluer, et les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité (13-13). Le Stade, c'est peu de le dire, n'avait pas rassuré son monde : il allait falloir se montrer beaucoup moins irrégulier au cours du deuxième acte pour éviter toute mauvaise surprise.

 

Jauzion donne de l'air

 
On ne peut pas dire, malheureusement, que les choses changeaient radicalement après la pause. Mais sur un éclair, le Stade marquait son deuxième essai. C'était dout d'abord Médard, servi par Human en bout de ligne, qui était repris à cinq mètres. Mais l'arrière ne perdait pas le ballon, et celui-ci repartait au large, où Fritz passait dans un trou de souris en faisant parler sa puissance, pour donner à Jauzion arrivé à hauteur. Malgré deux adversaires sur le dos, ce dernier aplatissait.

Si on ne pouvait pas dire que le jeu toulousain brillait par sa fluidité, les Stadistes dominaient territorialement et occupaient le camp catalan. Bien servi par Skrela, Médard s'échappait le long de la ligne de touche, était plaqué à un mètre et sa passe à destination du même Skrela ne trouvait pas preneur. A la 56ème minute, Skrela passait un drop à hauteur des 25 mètres et donnait dix points d'avance aux siens.
Si tout n'était pas parfait, les coéquipiers de Fabien Pelous pouvaient y voir une juste récompense de leurs efforts et de leur domination, car il y avait longtemps, à ce moment-là, que Perpignan n'avait pas passé la ligne médiane ballon en main.

Après que Porical eut trouvé le poteau sur une pénalité, Toulouse repartait de l'avant et tentait de dynamiser le jeu. Mais on décelait toujours quelques petites maladresses qui venaient réduire à néant des situations au départ intéressantes. A la 66ème minute, Bozzi et Pelous écopaient chacun d'un carton jaune après un début de bagarre entre les deux joueurs. L'affaire allait être entendue à la 69ème minute : après une mêlée à cinq mètres, une croisée entre Kelleher et Heymans mettait dans le vent la défense perpignanaise, et ce dernier marquait.

Le score était dorénavant de 30 à 13, et si on était loin d'imaginer pareil écart à l'issue des quarante premières minutes, il fallait convenir que Toulouse, à défaut d'être brillant, avait réalisé une deuxième période on ne peut plus sérieuse. Perpignan réduisait l'écart à la 78ème minute, quand Britz concluait une contre-attaque rondement menée.
On en restait là, et le Stade tenait sa victoire. Si elle avait été assez longue à se dessiner, elle privait un concurrent direct aux demi-finales d'un point de bonus défensif. L'après-midi avait donc été globalement positive.

 
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