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Samedi 25 octobre

BATH RUGBY / STADE TOULOUSAIN

à 16h15

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Racing Metro 92

Vainqueurs du Racing Métro 92 lors de la 24ème journée du Top 14 (28-23, sans bonus offensif), les Toulousains peuvent encore croire à un barrage à domicile.


A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Racing Métro 92 28 à 23 (mi-temps : 10-9 )
Temps beau et agréable ; bonne pelouse ; 19.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Matheu (Armagnac-Bigorre)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Poitrenaud (4), Maestri (46), Bouilhou (75)  ; 3 pénalités de Skrela (12, 43, 63) ; 2 transformations de Skrela (4, 75).
Pour le Racing : 1 essai de Cronje (58) ; 4 pénalités de Mehrtens (28, 49, 55, 78)  ;1 drop de Mehrtens (1).
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, Fritz, Jauzion, Heymans (puis Médard, 41) - (o) Skréla, (m) Kelleher - Sowerby (puis Bouilhou, 59), Picamoles, Dusautoir -(puis Maka, 75) Albacete, Maestri - Lecouls, (puis Johnston, 45),  Servat (puis Basualdo, 75) , Poux (puis Human, 45).
Carton jaune : Jauzion (55)
Racing Métro : Scarbrough - Bobo, Ward, Steyn, Saubade - (o) Mehrtens, (o) Fillol - Chabal, Cronje, Leo’o - Nallet (cap), Dellape - Baïocco, Diomandé, Tuugahala.

Une semaine après avoir été battu à Biarritz, le Stade Toulousain est reparti de l'avant à l'occasion de la 24ème journée du Top 14, en battant le Racing Métro. Ce succès, obtenu face à un adversaire direct dans la course à la qualification, qualifie mathématiquement les Rouge et Noir pour les barrages. Des barrages que le Stade peut encore espérer disputer à domicile, même s'il faudra sans doute pour cela s'imposer à Bourgoin dans une semaine.

Poitrenaud dans tous les coups

Sur sa première possession, le Racing prenait l'avantage, via un drop impeccable de Mehrtens, tapé depuis les 22. Voilà qui plaçait d'emblée les Toulousains dans une position délicate, mais leur réaction faisait plaisir à voir : une séquence interminable s'installait dans le camp parisien, et les escarmouches lancées par Clerc, Heymans, Jauzion et Poux, pour ne citer qu'eux, mettaient à mal la défense adverse. A force d'être étirée, l'arrière-garde francilienne laissait des espaces, et Poitrenaud s'engouffrait dans l'un d'entre eux pour inscrire le premier essai de la partie.

Désormais dans la partie, le Stade poursuivait sa marche en avant, et monopolisait le ballon. Cela obligeait les visiteurs à se mettre à la faute, mais Skrela, il est vrai dans une position difficile, ne trouvait pas la cible. Mais le demi d'ouverture se rattrapait quelques instants plus tard, en étant l'auteur d'une magnifique percée, avant de servir Fritz à hauteur. Le centre, plaqué, ne pouvait pas aller derrière la ligne, mais M. Matheu revenait à une position de hors-jeu parisienne, et Skrela creusait l'écart.

Réellement dans son assiette, Toulouse continuait de produire un jeu de grande qualité, avec pour illustration une exceptionnelle relance de Poitrenaud, qui éliminait à lui seul plusieurs adversaires. L'action se terminait par un petit coup de pied à suivre de Kelleher dans les 10 mètres parisiens, mais aurait mérité meilleur sort. Alors que l'on avait quitté les Stadistes sur une mi-temps pour le moins décousue face à Biarritz, on ne pouvait que louer le rugby limpide qu'ils développaient jusque-là.

Les belles envolées se succédaient, et on notait en premier lieu les charges énormes de Picamoles, qui, à maintes reprises, progressait de plusieurs dizaines de mètres, malgré les plaquages successifs de joueurs adverses. Les débats, cependant, avaient tendance à s'équilibrer par la suite, même si les Rouge et Noir s'évertuaient à produire autant de jeu que possible. A la 28ème, Toulouse concédait une pénalité (sévère ?), et Mehrtens doublait la mise pour les siens.
Cette réduction du score était confirmée plus tard par le réveil des Racingmen, désormais dominateurs en terme de possession et d'occupation. Aucune occasion d'essai, certes, n'était à signaler, mais Mehrtens, en position pourtant favorable, connaissait son premier échec de la soirée.

Mais le Parisien ne laissait pas passer l'opportunité qui lui était offerte à la 39ème. Le Métro revenait à un point, et il fallait convenir que cela était conforme à la nouvelle physionomie de la partie. Toulouse, un peu comme cela avait été le cas à Anoeta, concédait bien trop de pénalités et connaissait de surcroît un déchet trop important en touche. La mi-temps était atteinte sur le score de 10-9, et le Stade, après un début tonitruant, avait laissé son adversaire s'installer dans la partie. Plus que jamais, il fallait repartie sur de bonnes bases lors du deuxième acte.

 

Le drôle d'essai de Maestri

La deuxième mi-temps reprenait par une nouvelle action de classe de Poitrenaud, qui éliminait à nouveau plusieurs adversaires dans un petit périmètre. Le Racing se mettait à la faute, et si la pénalité, rapidement jouée, aboutissait à un essai, M. Matheu ne validait pas la séquence. Tout n'était pas vain pour les Toulousains, car Skrela passait néanmoins la pénalité.

Le Stade marquait dans la foulée un essai original, avec pour origine une percée de Clerc, qui trouvait Maestri au relais. Ce dernier tapait à suivre le long de la ligne de touche, et les joueurs parisiens s'arrêtaient de jouer, persuadés que la ballon était sorti des limites du terrain. Cela n'était pas l'avis du juge de touche et Maestri, intelligemment, poursuivait son action pour aplatir.

Ce n'était pourtant pas le moment, malgré le nouvel écart constitué, de s'endormir sur ses lauriers. La suite le confirmait, et sur son offensive suivante, les Parisiens obtenaient une pénalité, convertie par Mehrtens. Le match, décidément, était très loin d'être plie, puisque Jauzion écopait d'un carton jaune peu après et que Mehrtens ramenait l'écart à trois points (15-18, 55ème).
Les mouches, décidément, avaient changé d'âne, car sur un mouvement "classique" des trois-quarts, une sautée de Bobo faisait la différence, pour un essai en bout de ligne de Cronje.

L'affaire devenait sérieuse, mais Toulouse, loin d'être découragé, repartait à l'abordage. Les efforts ne tardaient pas à être récompensés, via une pénalité de Skrela (21-20, 63ème). Moins de soixante secondes plus tard, le demi d'ouverture toulousain obtenait une nouvelle pénalité, mais n'avait pas autant de réussite, et le score n'évoluait pas. Mais, depuis quelque temps, Toulouse avait repris le jeu à son compte, et commençait à sérieusement bousculer son adversaire en mêlée. Cela permettait de récupérer quelques ballons précieux, et alors que l'on était dans les dix dernières minutes, le jeu se cantonnait dans les 22 franciliens. Et cela finissait par payer : un coup de pied par dessus la défense était signé Skrela, et Bouilhou, après un cafouillage, ramassait le cuir pour aplatir.

Mehrtens, sur une faute malvenue, passait un nouveau coup de pied qui ramenait son équipe à cinq points (23-28), mais le match était plié. Le Stade, auteur dans l'ensemble d'un bon match, avait su conserver ses chances dans l'optique d'un barrage à domicile.

 
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