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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h40

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Racing Metro 92

Les Toulousains ont battu le Racing Métro, 28 à 23 (sans bonus offensif), au Stadium, lors de la neuvième journée du Top 14.

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Racing Métro 28 à 23 (mi-temps : 16-6)
Temps agréable ; belle pelouse ; 28.000 spectateurs encviron ; arbitrage de M. Fitzgibbon (Irl)
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Kelleher (28) ; 5 pénalités de Skrela (18, 43, 48, 55, 78) ; t1 ransformation de Skrela (28) ; 2 drops de Poitrenaud (9) et Skrela (35).
Pour le Racing : 1 essai de Vulivuli (53) ; 5 pénalités de Wisniewski (19, 37, 57) et Steyn (71, 80).
Stade Toulousain :  Médard : Clerc, Jauzion, Poitrenaud (puis Fritz, 59), Delasau ; (o) Skrela, (m) Kelleher ; Dusautoir (cap), Picamoles (puis Sowerby, 72), Bouilhou ; Millo (puis Lamboley, 61), Maestro ; Johnston Montès, 67), Servat (puis Lacombe, 74), Human (puis Poux, 54).
Racing : Steyn ; Vulivuli, Chavancy, Masi, Mi. Bergamasco ; (o) Wisniewski, (m) Lorée (cap) ; Battut, Cronje, Vaquin ; Nailiko, Dellape ; Tuugahala, Festuccia, Brugnaut.

En battant le Racing Métro lors de la neuvième journée du Top 14, le Stade Toulousain a débuté de la meilleure des façons ses travaux d'Hercule, qui prennent la forme en ce mois d'octobre de cinq rencontres particulièrement importantes. A plus court terme, ce succès sur l'un des prétendants déclarés au titre de champion de France est avant tout une belle opération comptable, et permettra aux Rouge et Noir de préparer dans la sérénité la venue des Wasps, pour la première journée de la Coupe d'Europe, dont le Stade, faut-il le rappeler, est le tenant du titre.

Kelleher montre la voie

Le Racing, qui donnait le coup d'envoi, récupérait le ballon et développait une séquence à plusieurs temps de jeu, à l'issue de laquelle le drop de Wisniewski, tenté depuis la ligne médiane, ne passait pas si loin des barres. Le ton était donné. Plutôt dominateurs en terme de possession, les Parisiens se heurtaient à une défense stadiste particulièrement bien en place et qui ne lâchait pas le moindre mètre.

Peu à peu, pourtant, le jeu s'équilibrait, et les premières escarmouches étaient toulousaines. Le Racing commettaient quelques maladresses et donnaient ainsi de précieuses munitions. Ainsi, suite à un ballon perdu dans l'en-but, le Stade récupérait une mêlée à cinq mètres, pour un drop réussi in fine par Poitrenaud. Le Stade ouvrait le score (3-0, 9ème).

En difficulté, les visiteurs ne parvenaient pas à conserver le ballon, alors que Toulouse, sur chaque turnover, tentait de prendre de vitesse l'arrière-garde adverse. C'est d'ailleurs sur une séquence de ce type que les troupes de Guy Novès obtenaient une pénalité, manquée par Skrela de 45 mètres. Peu de temps après, le demi d'ouverture obtenait une nouvelle opportunité, mais guère plus aisée car tentée le long de la ligne de touche, à 28 mètres environ. Le ballon, cette fois, passait avec l'aide du poteau (6-0, 18ème).

Toulouse doublait la mise, mais n'allait pas en profiter longtemps : sur le coup d'envoi consécutif ou presque, les Parisiens réduisaient le score par Wisniewski, après une faute au sol.
La rencontre, par la suite, tombait dans un faux rythme et était malheureusement trop souvent interrompue par les coups de sifflet (justifiés) de M. Fitzgibbon. Après quasiment une demi-heure de jeu, aucune véritable occasion d'essai n'était à mettre sur le compte de l'une ou l'autre des équipes, même si un éclair de Delasau, finalement repris et projeté en touche aux quinze mètres, était à signaler. Dans la foulée, à l'issue d'une action plus que rondement bien menée, Kelleher inscrivait le premier essai de la partie, en force.

Le Stade prenait le large, et cela aurait pu être de façon plus importante si Johnston n'avait pas mal assuré sa passe lors d'une situation particulièrement intéressante. Mais quelques minutes plus tard, les locaux confirmaient leur montée en puissance par un nouveau drop, cette fois l'oeuvre de Skrela. La première période s'achevait par un coup de pied réussi par Wisniewski, et c'est donc sur le score de 16 à 6 que les deux équipes regagnaient les vestiaires.

Le Racing refait surface

Le Stade débutait le deuxième acte par le bon bout, en obtenant rapidement une pénalité sur mêlée. Skrela réglait sa mire et ajoutait trois points au total de son équipe (19-6, 43ème). L'écart commençait à devenir intéressant, mais une valise réussie par Wisniewski, qui aboutissait à une opportunité intéressante pour les Parisiens, rappelait qu'il fallait rester vigilant.

En mêlée, la supériorité toulousaine se faisait néanmoins de plus en plus grande, et l'une d'entre elles, partie des 22 rouge et noir, aboutissait à une splendide action, terminée par un coup de pied à suivre de Clerc, qui ne pouvait pas rattraper le cuir car victime d'un plaquage à retardement. M. Fitzgibbon ne bronchait pas, mais signalait par la suite et à juste titre un plaquage haut sur Picamoles, après lequel Skrela, décidément en verve, passait un nouveau coup de pied.

Le Racing, pourtant, marquait sur sa première occasion : Wisniewski, par un coup de pied de déplacement, trouvait Vulivuli, qui échappait à Delasau pour aplatir en coin. La marque passait à 22-11, puis 25-14 après un échange de pénalités.
Comme cela avait été le cas en milieu de première mi-temps, le rythme baissait sensiblement par la  suite. On signalait toutefois une échappée sur l'aile suivie d'un coup de pied à suivre de... Johnston, qui n'était pas loin, malgré l'incongruité de la situation, d'aller à dame.

Mais, peu à peu, le Racing prenait le commandement des opérations. En terme de possession, les Ciel et Blanc dominaient nettement, et obtenaient coup sur coup deux pénalités, réussies aisément par Steyn depuis la ligne médiane. Le score était de 25-20, et il restait six minutes à jouer. Rien, donc, n'était encore acquis.

Mais les joueurs de la ville rose trouvaient les ressources pour repartir de l'avant et cinfisquer le ballon, se mettant à l'abri de toute mauvaise surprise. Après une nouvelle pénalité réussie de part et d'autre, Toulouse s'imposait à l'arrivée 28-23, pour un succès globalement mérité.

 
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