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Vendredi 22 août

STADE TOULOUSAIN / CASTRES

Ernest Wallon à 20h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Racing Metro 92

Les Toulousains, au terme d'un match d'anthologie, ont battu le Racing Métro (41-36, sans bonus offensif) lors de la 3ème journée du Top 14 Orange.
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Racing Métro 41 à 36 (mi-temps : 25-16)
Temps beau et chaud ; bonne pelouse ; 24.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Cardona (Provence).
Pour le Stade Toulousain : 4 essais de Nyanga (13), Jauzion (22, 75), Poitrenaud (40) ; 5 pénalités de McAlister (30, 33, 57, 71, 78) ; 3 transformations de McAlister (13, 22, 75).
Pour le Racing : 3 essais de Bobo (4), Vakatawa (46), Cronje (68) ; 4 pénalités de Wisniewski  (17, 18, 37) et Germain (63) ; 3 transformations de Wisniewski (4, 46) et Germain (68).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Delasau (puis Matanavou, 46), David (puis Fritz, 60), Jauzion, Donguy ; (o) McAlister, (m) Doussain ; Nicolas, Galan (puis Sowerby, 60), Nyanga (cap) ; Maestri, Lamboley ; Montès (puis Falefa, 49), Guinazu (puis Basualdo, 55), Hoeft.
Racing Métro : Fall – Bobo, Chavancy, Boussès, Vakatawa – (o) Wisniewski, (m) Lorée – Qovu, Cronje, Battut – van der Merwe, Ghezal – Sa, Arganese, Brugnaut.
Carton jaune : Ben Arous (71)

C'est un sacré ouf de soulagement que peuvent pousser les Toulousains. Comme cela ne leur était en effet que très rarement arrivé, ils n'étaient pas favoris avant une rencontre à domicile. Il faut dire que c'était le Racing Métro, leader du championnat avant cette journée et bien moins amoindri au niveau des absences, qui venait fouler la pelouse du Stadium. Mais à défaut de disposer de toutes ses forces vives, le club a du courage et de la fierté à revendre. Et c'est bien ces deux valeurs, au terme d'une rencontre de toute beauté, qui lui ont permis de se sortir du piège tendu par les Franciliens. L'heure n'est évidemment pas venu pour autant de pavoiser : dès vendredi, Biarritz, qui a un besoin vital de points, se rend à Ernest Wallon.

 

Du très grand spectacle


Les Toulousains réalisaient une entame intéressante, pleine d'envie, et monopolisaient le ballon dans les premiers instants. Une action intéressante, parvenue à l'aile, se terminait par un en-avant de Delasau, mais les locaux avaient pris le match par le bon bout. Et pourtant... Sur uen pénalité concédée sur la ligne médiane, Wisniewski trouvait une touche à cinq mètres. Le ballon était conservé, et parvenait à l'aile où la défense stadiste était en infériorité numérique. Bobo, en vitesse et puissance, allait derrière la ligne.

Les Parisiens prenaient l'avantage, et si cela était problématique, cela ne semblait pas toucher le moral des Rouge et Noir, qui repartaient de plus belle à l'attaque. Une nouvelle longue séquence se concluait par un drop manqué de McAlister, après notamment un joli numéro de Nyanga, mais les joueurs de la ville rose ne baissaient pas les bras.

Leurs efforts étaient d'ailleurs presque récompensés après une faute du Racing, dont un joueur plongeait sur un regroupement. McAlister manquait de débloquer le compteur de son équipe, alors que depuis plusieurs minutes, les Ciel et Blanc n'avaient pas dépassé leurs 22 mètres. Mais sur un des rares ballons en possession des Parisiens, les Toulousains récupéraient le cuir, développaient une contre-attaque de 60 mètres pour finalement aller sous les poteaux, grâce à une échappée finale de Nyanga. Le score était dorénavant de parité (7-7), et ce n'était que justice.

Si rien, bien entendu, n'était encore acquis, les locaux avaient eu le bon goût de remettre les pendules à l'heure, et assez rapidement. Généreux, appliqués, ils faisaient en tout cas un excellent début de partie, alors que les débats étaient très agréables à suivre. Wisniewski, pourtant, venait rappeler après une faute de Galan qu'il ne fallait surtout pas commettre de fautes (7-10, 16ème), avant de doubler la mise, moins de deux minutes plus tard. Le Racing reprenait quelque peu le large, alors que les Toulousains, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, avaient gâché l'essai de Nyanga.

Mais il était dit que Toulouse, décidément, était à réaction. Un coup franc à trente mètres était rapidement joué par Galan, qui, à lui seul, monopolisait l'attention de plusieurs défenseurs. Le ballon parvenait vite à l'aile, où Poitrenaud faisait la différence, avant de servir Jauzion, qui y allait de son deuxième essai personnel depuis le coup d'envoi de la saison. Le Stade, pour la première fois, prenait l'avantage (14-13, 22ème).

Il s'en fallait de peu pour que Toulouse ne triple la mise, peu avant la demi-heure de jeu. McAlister réalisait un numéro extraordinaire et traversait le terrain à lui seul. Il servait Jauzion à quinze mètres, mais ce dernier était repris in extremis et laissait échapper le ballon. Dommage, mais le Néo-Zélandais, sur ce coup-là, avait démontré l'étendue de son talent.
A force de dominer, les coéquipiers de Clément Poitrenaud obtenaient logiquement des pénalités, et sur un hors-jeu de Battut, McAlister ajoutait trois points. La marque passait à 17-13 (30ème).

Les minutes passaient, et Toulouse régalait son public. Quel contraste avec la copie rendue une semaine plus tôt à Gerland ! McAlister, dans tous les bons coups dans le jeu, corsait un peu plus la note sur pénalité, avant que Wisniewski, à l'issue d'un gros temps fort de son équipe, réussisse son coup de pied. Et à la dernière seconde, Poitrenaud était à la conclusion d'une superbe action, pour le troisième essai des siens ! La pause était atteinte sur le score de 25-16, et le moins que l'on puisse dire est qu'on avait assisté, quarante minutes durant, a du très grand spectacle.

 

Un final incroyable


La reprise débutait sur le même tempo, avec un Stade dominateur et qui démontrait toujours autant d'envie. Si McAlister trouvait le poteau sur une pénalité dans ses cordes, on ne pouvait que se féliciter, encore une fois, de la qualité de jeu proposée par les Toulousains. Mais le Racing n'est pas leader du championnat pour rien : sur une action rondement menée, il marquait à son tour un superbe essai, par Vakatawa,  et se relançait totalement.

Voilà qui venait rappeler qu'il fallait à tout prix rester vigilant. Avec les Fidjiens du Racing, on sentait les visiteurs capables de faire de gros dégâts à tout moment de la partie. Et, si le jeu proposé par les Toulousains restait de qualité, l'emprise rouge et noire sur les débats était sans doute moindre de ce qu'elle avait été lors du premier acte.

Matanavou, entré à la place de Delasau, n'était pas loin de convertir un subtil coup de pied à suivre de Jauzion. Alors que la domination locale reprenait de plus belle, McAlister convertissait sur pénalité une faute au sol francilienne. La marque passait ainsi à 28-23, ce qui donnait un peu d'air au Stade.

La rencontre, par la suite, baissait quelque peu d'intensité. Il faut dire que la chaleur, intense en cet après-midi, avait dû éprouver les organismes. Le Racing obtenait une pénalité sur la ligne médiane à l'heure de jeu, mais avait perdu quelques minutes plus tôt leur maître-artilleur, Wisniewski, sorti sur blessure. Germain, qui tentait le coup de pied, connaissait la même réussite que son demi d'ouverture, et sa formation restait au contact (26-28, 63ème).

Les choses, peu à peu, devenaient inquiétantes, quand une faute stupide donnait à Germain l'occasion de donner l'avantage au Racing, ce qu'il faisait (28-29). Il restait treize minutes à jouer, et Toulouse, un peu contre toute attente, était désormais mené. Et la douche froide intervenait en très peu de temps, quand Cronje, à la réception d'un coup de pied dans le dos de la défense, aplatissait. Le tableau d'affichage indiquait désormais 28-36, et le bonus défensif, à ce moment-là, n'était même pas en poche.

Le carton jaune infligé à Ben Arous, pour un plaquage dangereux sur Doussain, redonnait de l'espoir, mais le temps, évidemment, jouait contre les troupes de Guy Novès. McAlister, sur la pénalité consécutive, ramenait les siens à cinq points (31-36). Et Toulouse repartait de plus belle. Et sur une séquence d'anthologie, Poitrenaud passait dans un mouchoir et donnait à Jauzion, qui marquait ! Le Stadium était en transe, quand la transformation de McAlister donnait un avantage inespéré une poignée de secondes auparavant (38-36).
Une minute plus tard, de soixante mètres, McAlister parachevait une oeuvre en tous points exceptionnelle, sur une pénalité improbable.

Le score, heureusement, n'allait plus évoluer. C'était à un match d'anthologie que l'on venait d'assister et les Toulousains venaient de prouver que, même diminués, ils avaient de sacrées ressources.

 

Photos du match

 
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