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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Racing Métro 92

Vainqueurs du Racing en match de barrage du Top 14 (33-19), les Toulousains défieront Toulon en 1/2 finale de la compétition, le 24 mai à Nantes.

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Racing Métro 33 à 19 (mi-temps : 14-11 )
Temps agréable ; pelouse grasse ; 30.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Garcès.
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Fickou (18), Picamoles (54) ; 7 pénalités de McAlister (3, 28, 40, 48, 58, 68, 75) ; 1 transformation de McAlister (54).
Pour le Racing : 2 essais de Matadigo (36), Chavancy (55) ; 3 pénalités de Wisniewski (5, 12, 61).
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Huget, Jauzion (puis David, 65), Fickou, Médard ; (o) McAlister (puis Beauxis, 75), (m) Doussain (puis Burgess, 76) ; Dusautoir, Picamoles, Bouilhou (puis Nyanga, 68) ; Albacete, Maestri (puis Millo, 68) ; Johnston (puis Poux, 75), Servat (puis Bregvadze, 75), Kakovin (puis Steenkamp, 45).
Racing Métro 92 : Hernandez ; Imhoff, Chavancy, Estebanez, Bobo ; (o) Wisniewski, (m) Machenaud ; Le Roux, Matadigo, Battut ; Van Der Merwe, Carizza ; Ducalcon, Szarzewski, Brugnaut.

Et de 20 ! Vainqueur du Racing Métro en match de barrage au Stadium, le Stade s'est du même coup qualifié pour les demi-finales du championnat de France. C'est la vingtième fois consécutive qu'il atteint le dernier carré de la compétition. C'est Toulon, finaliste de la Coupe d'Europe et deuxième à l'issue de la phase régulière, qui l'attendra à Nantes, le 24 mai prochain. Pour préparer cette échéance, les Toulousains disposent maintenant de deux semaines...
 

Jauzion-Fickou, duo marquant


Les Toulousains, dans un Stadium en fusion, attaquaient la rencontre tambour battant. Après avoir obtenu une mêlée dans les 22 mètres adverses, ils mettaient la mêrlée francilienne au supplice et obtenaient une pénalité, facilement transformée par McAlister.
Malheureusement, cette bonne entame n'était pas immédiatement suivie d'effets : dès la 5ème minute, le Racing obtenait coup sur coup deux pénalités : si la première lui permettait d'occuper le terrain, la deuxième était pour Wisniewski l'occasion d'égaliser.

A la 12ème minute, si le Stadium entonnait un magnifique hommage à Jauzion, c'était aussi l'occasion pour Wisniewski de doubler la mise. Cela traduisait non seulement l'indiscipline stadiste, mais aussi le fait que depuis quelques minutes, la possession était clairement en faveur des Ciel et Blanc.

Mais Toulouse avait de la ressource : bien servi par un magnifique Jauzion, qui se débarrassait à lui tout seul de plusieurs adversaires, Fickou inscrivait le premier essai de la partie. Dans la foulée, une sublime action, initiée par Médard, et poursuivie de façon incroyable par Huget, faisait frissonner le public. hélas en pure perte, car M. Garcès choisissait d'annihiler l'action pour un en-avant... inexistant.

Mais cela ne contrariait pas le réveil des Toulousains, qui se montraient dominateurs par la suite. Une pénalité de McAlister faisait passer la marque à 11 à 6, ce qui était plus conforme à ce qui était montré par les Rouge et Noir.
Mais à force de dominer sans (trop) marquer, les hommes de Novès s'exposaient, forcément. Et même si cela était contraire à la physionomie de la partie, une contre-attaque fulgurante, initiée par Bobo et conclue par Matadigo, permettait aux Franciliens d'égaliser (11-11, 36ème). Certes, une pénalité de McAlister, après la sirène, permettait aux locaux  de virer en tête à la pause, mais l'étroitesse du score incitait évidemment à la plus élémentaire des prudences.

 

Picamoles creuse l'écart


Dès la reprise, un énorme temps fort intervenait pour le Stade : un joli coup de pied de McAlister occupait le terrain, et le Racing, à cinq mètres, perdait le ballon en touche. Hélas, malgré les très nombreuses charges toulousaines, aucun joueur ne parvenait derrière la ligne. Le Stade venait de laisser filer une belle opportunité, mais plus les minutes défilaient, plus la domination des champions de France était manifeste : alors que l'on jouait depuis 8 minutes en seconde période, le Racing n'avait pas dépassé sa moitié de terrain.

Cantonnés à défendre, les joueurs des Hauts de Seine finissaient par concéder une pénalité, facilement convertie par McAlister. Le Stade prenait (un peu) d'air. Cela se confirmait quelques instants plus tard, au plus fort de l'emprise toulousaine sur les débats : après une pénal'touche à cinq mètres, un maul se structurait et Picamoles marquait le deuxième essai des siens. Après la transformation de McAlister, il y avait désormais 24-11.

Très franchement, on commençait à se dire que les affaires prenaient bonne tournure. Mais le Racing, décidément, prouvait qu'il avait de la ressource et marquait à son tour, dans la foulée. Wisniewski trouvait le poteau sur la transformation, et le tableau d'affichage indiquait dorénavant 24-16. Cela laissait aux Stadistes une petite marge, d'autant plus que McAlister, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ajoutait trois points sur pénalité.

Certes, une pénalité de Wisniewski ramenait les visiteurs dans la partie, mais la domination toulousaine, incontestable, offrait à ce moment-là la meilleure des garanties pour la suite des événements. On pouvait certes regretter que pareille emprise ne se matérialise pas un peu plus par des points, mais le jeu développé par les Rouge et Noir faisait plaisir à voir.

Il restait un quart d'heure à jouer, et alors que Jauzion sortait sous un tonnerre d'applaudissements, Toulouse maintenait la distance (27-19). Guy Novès, après une pénalité plus qu'importante réussie par McAlister, faisait entrer du sang neuf, avec Nyanga et Millo. L'équipe toulousaine gérait remarquablement les dix dernières minutes, et s'imposait logiquement, après avoir montré un très beau visage. Tous les espoirs, désormais, sont permis.

 

 

Photos du match

 
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