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Samedi 03 mai

STADE TOULOUSAIN / GRENOBLE

Ernest Wallon à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Stade Français

Malgré une nette domination, notamment en deuxième mi-temps, les Toulousains n'ont pu faire mieux que match nul contre le Stade français (9-9).

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain et Stade français font match nul 9 à 9 (mi-temps : 6-6)
Temps beau et chaud ; 32.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour le Stade Toulousain : 3 pénalités de Michalak (15, 33) et Elissalde (60).
Pour le Stade français : 3 drops de Beauxis (10, 29, 65).
Stade Toulousain : Médard ; Donguy (puis Clerc, 67), Fritz, David, Donguy ; (o) Michalak, (m) Elissalde (puis Jauzion, 73) ; Maka (puis Bouilhou, 36), Sowerby (puis Picamoles, 49), Dusautoir (cap) ; Albacete, Millo (puis Lamboley, 65) ; Lecouls (puis Johnston, 49), Servat (puis Lacombe, 65), Poux (puis Human, 58).
Carton jaune : Poux (8)
Stade français : Liebenberg ; Mi. Bergamasco, Boussès, Bastareaud, Arias ; (o) Beauxis, (m) Dupuy ; Ma. Bergamasco, Leguizamon, Burban ; Vigouroux, Palmer ; Attoub, Kayser, Marconnet.

De quoi enrager. Malgré un match sérieux et une très nette domination en deuxième période, les Toulousains n'ont pu faire mieux que match nul devant le Stade rançais lors de la 8ème journée du Top 14. Le réalisme parisien, symbolisé par trois drops de Beauxis,et une défense très bien en place ont empêché les Stadistes de signer une victoire qui aurait été méritée.  La prochaine étape pour les hommes de Novès est maintenant un déplacement à Montpellier, samedi prochain. Ce sera l'ultime étape avant le début de la Coupe d'Europe.

Poux, le jaune surprise

 
Les Toulousains prenaient le meilleur départ en mettant la main sur le ballon et en investissant le camp parisien dès le coup d'envoi. Et dès la deuxième minute, le Stade obtenait une pénalité en position favorable, qui n'était finalement pas tentée pour être jouée rapidement. Cela ne surprenait pas la défense des visiteurs, et l'action avortait.

Cette bonne entame était confirmée par la suite, notamment en mêlée, où le pack rouge et noir récupérait trois ballons en moins de dix minutes, sur des introductions parisiennes. Si aucune véritable occasion d'essai n'était à recenser, i n'y avait rien à redire sur l'investissement et l'envie que montraient les joueurs de la ville rose depuis le coup d'envoi.Hélas, à la 9ème minute, Poux écopait d'un carton jaune assez incompréhensiblep our un plaquage jugé dangereux. Sur la pénalité, Beauxis trouvait le poteau et si le score restait à 0-0, Toulouse allait devoir évoluer durant dix minutes en infériorité numérique. 

Le demi d'ouverture parisien, moins de deux minutes plus tard, réussissait un drop qui permettait aux siens de mener au tableau d'affichage (3-0, 10ème). Michalak, dans la foulée, ne connaissait pas la même réussite et voyait le ballon passer à droite des poteaux, sur une pénalité tapée de près de cinquante mètres. Mais le 10 toulousain passait en revanche sa deuxième tentative, d'ailleurs dans une position très similaire, à la 15ème minute. Toulouse égalisait, et les deux formations étaient toujours dos à dos quand Poux, suspension purgée, rentrait en jeu. Le Stade avait su éviter ce premier écueil en restant au contact alors que le carton infligé au pilier, répétons-le, semblait bien sévère. 

La partie se poursuivait, et si Toulouse dominait légèrement les débats, il peinait à se montrer dangereux ballon en mains. Il fallait dans ces conditions s'en remettre au pied, mais pas plus Fritz que Michalak, sur des drops, ne trouvaient la cible. Hélas, Beauxis, au contraire, ajustait la mire et réussissait son deuxième drop de la journée, qui redonnait trois points d'avance aux siens. Si le Stade tentait bien de réagir, mais il était contré dans les 22 adverses et Paris développait une contre-attaque fort bien menée par Bastareaud. Mais alors que le surnombre était manifeste, le ballon était tombé par un Parisien. Toulouse avait eu chaud. 

A la 33ème, Michalak passait une pénalité synonyme d'égalisation, dans une partie qui peinait dans l'ensemble à avoir du rythme. Globalement, les Stadistes dominaient en terme de possession, et leur conquête, incontestablement, prenait le dessus. Mais c'est bien sur un score de parité que la pause était atteinte. On était loin, évidemment, d'avoir quelconque garantie à ce moment-là.

Une domination stérile

 
Dès la reprise, Toulouse obtenait une pénalité, proche de la ligne médiane. Le coup de pied de Michalak partait en direction des poteaux, mais s'écrasait finalement sur la barre horizontale.
Comme lors de l'entame du premier acte, les Stadistes mettaient la main sur le ballon, avec aux commandes un Fred Michalak inspiré. A la 50ème minute, les Rouge et Noir passaient un très long moment dans les 22 adverses, multipliaient les temps de jeu, balayaient le terrain dans sa largeur, mais sans parvenir à trouver la faille.

Il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain depuis l'entame du deuxième acte. Michalak, qui tentait des pénalités il est vrai bien délicates, en manquait une nouvelle à la 52ème. Peu avant l'heure de jeu, alors que l'emprise stadiste sur les débats ne se démentait pas, les locaux obtenaient une mêlée à cinq mètres, mais une action promise à l'essai était annulée pour un passage à vide entre Donguy et Albacete
Il y avait de quoi enrager, mais par rapport à la première période, les joueurs de Novès se procuraient des occasions. Et à la 62ème, leur abnégation était récompensée par une pénalité d'Elissalde. Toulouse, enfin, prenait les devants, et ce n'était que justice.

Mais Beauxis, comme Wilkinson une semaine plus tôt au Vélodrome, connaissait un taux de réussite maximal sur ses drops. Lors de la première incursion de son équipe dans le camp toulousain depuis des lustres, le Parisien claquait son troisième drop de la journée (9-9, 65ème). La fin de match promettait d'être tendue.
Les Rouge et Noir, comme ils l'avaient fait sur la quasi-intégralité de la seconde période, repartaient à l'assaut des 22 franciliens dès le coup d'envoi. Une fois encore, ils avaient le ballon, mais sans parvenir à trouver une ouverture. Paris, lui, passait son temps à (très bien) défendre, et ne récupérait le ballon que pour le dégager le plus loin possible.

Cela dit, les spectateurs toulousains retenaient leur souffle quand le Stade français, lors de sa deuxième incursion dans les trente mètres adverses, tentait un nouveau drop. Heureusement, ce n'était pas Beauxis,sorti un peu plus tôt, mais Oelschig qui s'y essayait. Sans succès. Aucun changement de physionomie n'intervenait jusqu'au coup de sifflet final : Toulouse dominait, mais sans parvenir à convertir leur emprise au tableau d'affichage. Les deux équipes se séparaient sur un match nul. Au vu des efforts consentis et de la domination exercée, les Toulousains pouvaient légitimement avoir le sentiment d'avoir perdu deux points.

 

 

 

 
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