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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Stade Français

Le Stade Toulousain s'est qualifié pour les demi-finales de la H Cup en éliminant le Stade français, 42 à 16. Il défiera le Leinster.
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Stade français 42 à 16 (mi-temps : 13-10)
Temps beau et chaud ; belle pelouse ; 36.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Lewis (Irlande)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Jauzion (40), Albacete (61) et Heymans (75) ; 7 pénalités de Skrela (23, 33, 46, 49, 67, 71, 80) ; 3  transformations de Skrela (40, 61, 75).
Pour le Stade français : 1 essai de Roncero (20) ; 3 pénalités de Beauxis (25, 44, 47) ; 1 transformation de Beauxis (20).
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, Fritz, Jauzion, Heymans - (o) Skrela, (m) Kelleher - Picamoles (puis Sowerby, 51), Dusautoir (cap), Bouilhou - Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 41) - Lecouls (puis Johnston, 41), Servat, Poux (puis Human, 51).
Stade français : Southwell - Arias, Bastareaud, Gasnier, Mir.Bergamasco - (o) Beauxis, (m) Oelschig - Leguizamon, Rabadan, Burban - Papé, Palmer - Marconnet, Szarzewski, Roncero (cap).

Donné favori de son quart de finale, le Stade Toulousain a été fidèle au rendez-vous et s'est qualifié dimanche pour le dernier carré de la compétition. Il y affrontera le Leinster, vainqueur heureux de Clermont deux jours plus tôt. Ce sera le 1er mai.
Aucune surprise ne pouvait être décelée à la lecture de la composition d'équipe toulousaine. Du 9 au 15, les indisponibilités des uns et la forme affichée par les autres aboutissaient à une formule classique. A l'avant, le staff enregistrait la rentrée de Millo-Chluski, alors que Picamoles, très en vue lors de ses dernières sorties, était préféré à Sowerby pour attaquer la partie.

 

Roncero, logiquement

On assistait à un début de match particulier, où les deux équipes, sans doute tendues, cherchaient avant tout à occuper le terrain en usant du jeu au pied. Territorialement, le Stade français était légèrement dominateur, mais les premières escarmouches étaient toulousaines, avec quelques raids tentés par un Vincent Clerc visiblement très en jambes. C'est pourtant Paris qui se procurait une occasion en or, avec une superbe percée de Beauxis, suivie d'un coup de pied à suivre dans l'en-but. Gasnier était le premier sur le ballon, mais était surpris par un rebond (très) défavorable, qui permettait à Heymans d'aplatir avant lui. Toulouse avait eu chaud.

Par la suite, les locaux obtenaient une pénalité, tentée depuis le milieu du terrain par Fritz, qui voyait le ballon passer d'un rien à côté. Pas totalement libérés, les Rouge et Noir commettaient  quelques maladresses et rendaient ainsi trop de ballons à un adversaire qui n'en demandait pas tant. Ainsi, si le score était vierge après dix grosses minutes de jeu, le Stade français menait aux points. Cette avance n'était plus virtuelle à la vingtième minute de jeu quand, à la conclusion d'une attaque amorcée par une charge impressionnante de Bastareaud, Roncero marquait en force sous les poteaux.

Mené au score, le Stade réagissait par la suite, et une séquence interminable prenait place dans les dix mètres parisiens. A deux reprises, on crut Clerc puis Millo capables d'aller derrière la ligne, mais finalement sans succès. M. Lewis revenait pourtant à une faute parisienne et Skrela réduisait le score sans difficulté (3-7, 23ème). Cela était malheureusement en pure perte, car les Toulousains se mettaient à leur tour à la faute soixante secondes plus tard, ce qui permettait à Beauxis d'enquiller trois nouveaux points.

Clairement, Toulouse était en danger. Pour la première fois, les joueurs de la ville rose prenaient durablement le jeu à leur compte, mais sans pouvoir surprendre une défense adverse bien en place, malgré une jolie combinaison entre Clerc et Poitrenaud sur le côté droit. C'est finalement sur pénalité, à la 33ème minute, que Toulouse marquait ses prochains points.

La bonne passe toulousaine se poursuivait par la suite, mais il était décidément bien difficile de trouver une faille dans la défense parisienne, malgré les prouesses répétées de Poitrenaud. Le premier essai toulousain arrivait finalement sur l'ultime action du premier acte, avec un essai de près marqué par Jauzion, conclusion d'une sublime séquence dans laquelle toute l'équipe, ou presque, avait dû toucher le ballon. Les Haut-Garonnais menaient de trois points à la pause, mais le scénario du premier acte indiquait que, très clairement, rien n'était joué.

 

Un festival de pénalités

La partie reprenait sur un rythme décousue, et Toulouse, malheureusement, se mettait à la faute. A hauteur de la ligne médiane, Beauxis, malgré la distance, égalisait sans difficulté apparente. Les joueurs de Novès avaient un peu bêtement gaspillé l'avantage si durement acquis à la pause, mais reprenaient les devants, quasiment dans la foulée, grâce à un coup de pied de Skrela... Juste avant une nouvelle pénalité de Beauxis, suite à une faute sur le coup d'envoi ! Bref, la plus totale indécision restait de mise, même si, soixante secondes plus tard (!), Skrela réussissait un nouveau coup de pied (19-16, 48ème).

Après cette orgie de points, le calme revenait sur la partie, mais Toulouse, imperceptiblement, s'installait dans le camp parisien et commençait à récupérer des ballons que conquête directe, que ce soit en touche ou en mêlée. Dans un Stadium en fusion, l'emprise rouge et noire se confirmait au fil des minutes, et une magnifique action menée par un Jauzion en très grande forme aurait pu aller au bout. A la 57ème, Skrela connaissait son premier échec au pied de l'après-midi, et son équipe ne concrétisait pas sa bonne période.

Mais à force de dominer et d'être mené par, on le répète, un Yannick Jauzion exceptionnel, Toulouse était récompensé par un essai d'Albacete, point final d'une fort jolie séquence. Le Stade menait 26-16 et pouvait un peu plus respirer. Toujours aussi appliqués car conscients que Paris était loin d'être coulé, les Stadistes ne baissaient pas de rythme par la suite. Toujours dominateurs en terme de possession et d'occupation, ils ne laissaient pas un mètre d'espace au Stade français et étaient même à deux doigts de marquer à nouveau, suite à une action menée par Kelleher, Human et Dusautoir, avec finalement un en-avant entre les deux derniers nommés.

Il n'y avait plus, désormais, qu'une seule équipe sur le terrain et Paris passait le plus clair de son temps à subir. En mêlée, la supériorité toulousaine se faisait grandissante au fil des minutes, et la pénalité réussie par Skrela, à la 67ème, faisait passer la marque à 29-16. Le demi d'ouverture corsait un peu plus le score à la 71ème et l'affaire dès lors, semblait pliée (d'autant plus que Taylor écopait d'un carton jaune sur l'action). La messe était finalement dite à la 75ème, avec un superbe essai de Heymans, servi par un modèle de coup de pied à suivre de Médard.
Toulouse s'imposait finalement 42-16, sur un écart peut-être un peu sévère au vu de la première période. Mais le second acte, totalement maîtrisé, donnait à cette qualification un caractère totalement mérité.

 
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