• ERCC
  • Peugeot
  • Orange
  • LNR
Samedi 25 octobre

BATH RUGBY / STADE TOULOUSAIN

à 16h15

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Stade Français

En match de clôture de la troisième journée du Top 14, les Toulousains ont battu le Stade français, 34 à 16, sans empocher le bonus offensif .

A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Stade français 34 à 16 (mi-temps : 11-16 )
Temps beau et chaud ; bonne pelouse ; 28.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Gaüzère.
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Servat (17), Medard (49), Clerc (57) ; 5 pénalités de Vergallo (7), Fritz (29) et Bézy (44, 50, 61) ; 1 transformation de Bézy (49, 57).
Pour le Stade français : 1 essai de Rodriguez (40) ; 3 pénalités de Rodriguez (22, 34, 39) ; transformations de Rodriguez (40).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Heymans, 77) ; Clerc, Delasau (puis Bézy, 44), Fritz, Médard ; (o) Jauzion, (m) Vergallo (puis Kelleher, 52) ; Dusautoir, (puis Dusautoir, 52) Sowerby, Bouilhou ; Albacete (puis Boukerou, 70), Maestri ; Johnston (puis Lecouls, 52), Servat (puis Lacombe, 60), Human (puis Montès, 64).
Cartons jaunes : Fritz (3), Jauzion (34)
Stade français : Southwell - Valentin, Bousses, Liebenberg, Phillips (ou Raine) - (o) Rodriguez, (m) Oelshig - Leguizamon, Rabadan, Haskell - Marchois, Flanquart - Gerber, Sempéré, Slimani.
Cartons jaunes : Sempéré (8), Leguizamon (50), Liebenberg (62)

 

Une semaine après avoir été battu à Castres, le Stade Toulousain est reparti de l'avant à l'occasion de la troisième journée du Top 14. Vainqueurs du Stade français, les Rouge et Noir restent positionnés dans le peloton de tête, alors que la semaine à venir s'annonce démentielle : dès mercredi, il faudra se rendre à Montpellier, auteur 24 heures plus tôt d'un véritable exploit en s'imposant à Perpignan, avant de recevoir La Rochelle, dimanche à Ernest Wallon

 

Tension et cartons

Il ne fallait pas attendre bien longtemps (deux minutes, chronomètre en mains) pour assister à la première action brûlante de la partie. Elle était en faveur du Stade français, qui, par l'intermédiaire de Rodriguez,  transperçait l'arrière-garde toulousaine, avant que l'action ne s'arrête à cinq mètres, en raison d'un en-avant. Mais le match était lancé, et bien lancé. Dans la continuité, Paris campait dans les dix mètres toulousains, et un début de bagarre éclatait, au terme de laquelle Fritz écopait d'un carton jaune.

Réduits à quatorze, le Stade ne s'en laissait pourtant pas compter, et se procurait à son tour une superbe occasion d'essai, avec une relance sur plus de quarante mètres signée Poitrenaud, qui trouvait d'abord Clerc puis Jauzion en relais. La séquence était stoppée à dix mètres de la ligne, mais la tension, plus que palpable, aboutissait à un nouvel échauffourée. Cette fois, c'était Sempéré qui écopait d'un carton jaune, et les deux équipes se retrouvaient à égalité numérique. Sur la pénalité consécutive, Vergallo ouvrait le score, et son équipe menait 3-0.

Désormais dominateurs, les locaux campaient dans les trente mètres adverses et obtenaient une pénalité, hélas manquée par Vergallo. Il faut dire que le demi de mêlée, en l'absence de Fritz, devait endosser un rôle pour lequel il n'était pas prévu au moment du coup d'envoi.
Dominateurs en mêlée, les joueurs de la ville rose récupéraient des ballons importants sur cette phase de jeu. Fritz, entré en jeu, ne trouvait pas à son tour le chemin des barres, malgré une position plutôt favorable. Toulouse venait, en l'espace de quelques minutes, de laisser échapper six points largement dans ses cordes...

Peu en réussite dans les tirs au but, les Toulousains choisissaient de ne pas tenter la pénalité suivante, mais de trouver la touche. Une bonne initiative, car Servat, dans la foulée, s'emparait du ballon et marquait le premier essai de la rencontre, son deuxième de la saison.
Les débats, par la suite, avaient tendance à s'équilibrer. Le Stade français mettait le nez à la fenêtre, et bénéficiait des premières indisciplines adverses. Rodriguez, de plus de cinquante mètres, passait ainsi une pénalité qui permettait aux siens d'inscrire leurs premiers points.

Peut-être conscients que le score, désormais de 8-3, ne reflétait pas la physionomie globale de la rencontre, les hommes de Novès repartaient de l'avant. Après une nouvelle pénal'touche, les charges se multipliaient, mais sans parvenir en terre promise. Qu'importe, après une nouvelle démonstration en mêlée, ils obtenaient une pénalité, réussie par Fritz (11-3, 29ème).

Mais Paris prouvait qu'il avait de la ressource. Suite à une pénalité rapidement jouée, Jauzion se mettait à la faute et était à son tour exclu (sévèrement ?) temporairement. Rodriguez trouvait la cible, et ramenait la marque à 6-11. Mais, surtout, le Stade se retrouvait une nouvelle fois à quatorze contre quinze. Certes, cela n'empêchait les Rouge et Noir de se montrer conquérants, mais trois points, une nouvelle fois, étaient gâchés sur pénalité. Rodriguez, lui, faisait moins de sentiments, et réussissait depuis la ligne médiane un somptueux coup de pied, qui ramenait Paris à deux points (9-11, 39ème).

Mais c'était bien une fin de première période catastrophique que connaissaient les Stadistes : Rodriguez, après la sirène , transperçait le rideau défensif et filait derrière la ligne. Le Stade français menait 16-11, et si on ne pouvait pas dire que cela était totalement mérité, les dégâts étaient là : il allait falloir cravacher pour inverser la tendance...

Bézy fait du bien

La rentrée de Bézy, dès la 44ème minute, permettait aux Toulousains de rectifier le tir : la première pénalité obtenue était convertie, et le Stade revenait à deux points (14-16, 46ème). Cette fois, Toulouse profitait de ses temps forts : Médard, superbement décalé suite à une action menée par Poitrenaud, Bouilhou,  et Vergallo, sprintait derrière la ligne pour le deuxième essai stadiste.

Les mouches, visiblement, avaient changé d'âne. Coupable d'une faute grossière, Leguizamon laissait ses partenaires pour dix minutes, et Bézy ajoutait trois points. Par la suite, le Stade français perdait un ballon dans les 22 toulousains. Nicolas s'en emparait, donnait à Bézy qui finalement transmettait à Clerc, qui, soixante mètres plus tard, marquait à son tour.

Il n'y avait plus, désormais, qu'une seule équipe sur le terrain. Bézy réussissait une nouvelle pénalité au moment où Michael Cheika faisait entrer en jeu son banc de remplaçants. Liebenberg, à la 63ème, récoltait pour antijeu le cinquième carton de la partie ! Sans mettre la charrue avant les boeufs, on pouvait maintenant penser au bonus offensif.

Mais, malgré plusieurs situations favorables, Toulouse ne parvenait pas à concrétiser une domination devenue écrasante. Le Stade s'imposait finalement 34 à 16, au terme d'une prestation convaincante, même si l'absence du bonus sonnait comme un légitime regret.

 
La boutique en ligne
Le Cop'
Vivez Stade ! 0 892 69 31 15