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Samedi 01 novembre

LOU / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Compte rendu

Match Stade Toulousain / Toulon

Les Toulousains ont très difficilement battu Toulon (19-18) lors de la dixième journée du Top 14, ce qui les place seuls en tête du championnat.

 

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Toulon 19 à 18 (mi-temps : 8-13)
Temps frais ; belle pelouse ; 19.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Rosich (Armagnac-Bigorre)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Fritz (13), Kelleher (62) ; 3 pénalités de Michalak (8) et Du Toit (63, 78).
Pour Toulon : 2 essais de Ai'i (22), Rooney (65); pénalités de Pisi (20) ; 1 drop de Ai'i (3) . 1 transformations de Pisi (22).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis du Toit, 70); Swanepoel, Kunavore, Fritz, Donguy ; (o) Michalak, (m) Kelleher ; Nyanga (puis Raynaud, 70), Sowerby, Bouilhou ; Lamboley, Pelous ; Poux, Lacombe (puis Ducasse, 75), Human (puis Montès, 41).
Toulon : Ai'i ; Andreu, Mariner, Kefu, Rooney ; (o) Pisi, (m) Jordaan ; Sourice, Van Niekerk, Collins ; Skeate, Maestri ; Castle, C. Liebenberg, Galasso.
Cartons jaunes : Ribes (59), Van Niekerk (77)

Malgré l'absence d'une kyrielle d'internationaux (douze au total), le Stade Toulousain s'est imposé devant Toulon lors de la dixième journée du Top 14. C'est peu dire, pourtant, que ce succès a été long et pénible à obtenir : d'abord en raison de la belle résistance proposée par l'adversaire, ensuite car, il faut bien le reconnaître, ls Rouge et Noir ont déjà été plus inspirés que ce samedi. Cette victoire, pourtant, la huitième consécutive toutes compétitions confondues, permet au club de rester dans une bonne dynamique et de consolider sa place dans le quatuor de tête du championnat. Vendredi, il faudra effectuer, toujours avec un effectif très amoindri, un délicat déplacement à Bourgoin.
Si, on l'a dit, de nombreux éléments manquaient à l'appel, le XV de départ avait fort belle allure. Douze internationaux étaient ainsi alignés, alors que l'information numéro un concernait la première titularisation de Frédéric Michalak sous ses "nouvelles" couleurs. On relevait pour le reste la rentrée de Grégory Lamboley en deuxième ligne, absent depuis plusieurs semaines en raison d'une blessure à la cuisse. Le banc des remplaçants faisait la part belle aux Espoirs, puisque six d'entre eux se tenaient prêts à entrer en jeu.

 

Toulon fait (bien) de la résistance

 
C'est Toulon qui, incontestablement, réalisait le meilleur départ : d'abord en occupant efficacement le terrain, puis en faisant preuve de réalisme quand, suite à un dégagement toulousain effectué en catastrophe, Ai'i claquait un drop impeccable. Le Stade, quelque peu imprécis jusque là, réagissait rapidement, et Michalak, après un plaquage haut sur Fritz, passait une pénalité synonyme d'égalisation.
Le RCT, étonnant en ce début de partie, se procurait une magnifique occasion d'essai à la 11ème minute : un coup de pied de Michalak était contré, Jordaan se saisissait du ballon et semblait filer derrière la ligne, mais Michalak, revenu du diable vauvert, plaquait in extremis le demi de mêlée adverse. Mais c'est pourtant Toulouse qui marquait en premier : Poitrenaud, à la réception d'une chandelle, décalait intelligemment Donguy. Ce dernier donnait à Kunavore, qui s'engouffrait dans le trou pour finalement passer à Fritz, lequel aplatissait au prix d'un bel effort.

Les locaux prenaient les devants, mais cela ne masquait pas pour autant leur début de rencontre mi-figue mi-raisin. Toulon réduisait le score sur pénalité à la 20ème, sans que l'on puisse crier au scandale, tant l'équipe faisait belle figure. Cette impression était confirmée quelques instants plus tard, quand le RCT marquait à son tour un essai, au prix d'une fort belle contre-attaque conclue par Ai'i et sur laquelle Poitrenaud, trop seul face à deux adversaires, ne pouvait rien faire.

Déjà embêtante, l'affaire faillit prendre une tournure inquiétante à la 26ème minute, quand les hommes d'Umaga trouvaient une nouvelle fois le trou dans une défense bien trop laxiste. L'essai de Ai'i n'était pas validé par l'arbitrage vidéo, mais les Toulousains, incontestablement, avaient eu chaud. Conscients du danger, les Stadistes tentaient d'inverser la tendance, mais de façon quelque peu désordonnée. Ils laissaient de surcroît échapper quelques points faciles, à l'image d'une pénalité manquée par Michalak, alors qu'elle était largement dans les cordes du demi d'ouverture. Dans le même registre, Kunavore, parti à hauteur des 30 mètres, tapait au pied en situation de deux contre un alors que Swanepoel, sur sa droite, semblait une solution préférable.
Le score en restait là, malgré une belle opportunité constituée par un joli décalage de Poitrenaud pour Donguy, qui finissait par être poussé en touche. A 8-13 à la pause, les joueurs de Novès allaient devoir s'employer pour éviter une déconvenue.

 

Toulouse laisse des points en route

 
La partie reprenait sur un rythme décousu, ce qui n'empêchait pas Toulon de dominer territorialement les premiers instants, notamment grâce à un jeu au pied d'une grande justesse.  Peu à peu, pourtant, la physionomie changeait et c'était au tour du Stade de camper dans le camp adverse. Toulon commettait des fautes, mais Michalak, malheureux dans ses tentatives, manquaient deux pénalités en l'espace de quelques minutes.
En mêlée, la domination stadiste devenait sans partage, mais malgré les munitions ainsi glanées, elles n'étaient pas converties en raison de certaines maladresses.

A force de se mettre à la faute, Toulon écopait d'un carton jaune. Sur une touche, le jeu se déployait au large mais rien, décidément, ne souriait jusqu'ici aux Toulousains car Donguy laissait échapper le ballon alors qu'il aurait pu aller à l'en-but en marchant. Il restait 20 minutes à jouer et le score n'évoluait pas, même si le jeu se déroulait désormais, et depuis un bon moment, dans les 15 mètres toulonnais. Le RCT continuait de souffrir le martyr en mêlée mais ne rompait pas, à défaut de plier de façon considérable.
C'était néanmoins chose faite à la 62ème minute, après une énième mêlée à cinq mètres. Kelleher partait au ras et marquait en puissance un essai libérateur, même si  la transformation manquée par Kunavore ne permettait pas au Stade de passer devant (13-13). Mais cela ne durait pas : après avoir subtilisé un ballon sur touche toulonnaise dans ses 22 mètres, Toulouse tentait de contre-attaquer en partant au large. Mais Donguy laissait échapper le cuir et Rooney la poussait du pied avant d'aplatir.

Cette fois, l'odeur de roussi était plus que présente, d'autant plus qu'une nouvelle pénalité manquée ne donnait pas l'occasion de recoller au score dans la foulée. Heureusement, Du Toit, entré en jeu quelques secondes plus tôt, passait un coup de pied qui ramenait son équipe à deux points... juste avant que Vidal ne manque à son tour une pénalité, pourtant jouable.
Toulouse exploitait l'un des derniers ballons et sur un ruck, Van Niekerk se mettait à la faute. Il était exclu dix minutes, mais donnait surtout la possibilité à Du Toit d'offrir la gagne à son équipe. Le Sud-africain ne tremblait pas et donnait la victoire à Toulouse. C'est peu dire que celle-ci avait été difficile à obtenir.

 
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