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Samedi 19 avril

US OYONNAX / STADE TOULOUSAIN

à 14h55

Compte rendu

Match Stade Toulousain / USAP

Lors de la 16ème journée du Top 14, les Toulousains ont battu Perpignan (22-11, sans bonus offensif), détenteur du Bouclier de Brennus.

A Toulouse (Ernest Wallon) – Stade Toulousain bat Perpignan 22 à 11 (mi-temps : 9-5)
Temps pluvieux ; pelouse grasse ; 33.000 spectateurs environ ; arbitrage de M.Matheu (Armagnac)
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Poitrenaud (73) ; 2 pénalités de Michalak (12, 30) ; 1 transformation de Michalak (73); 2 drops de Skrela (8, 78).
Pour Perpignan : 1 essai de Britz (18) ; 2 pénalités de Porical (42, 67) .
Stade Toulousain : Poitrenaud ; Médard (puis Heymans, 62), Fritz (puis Clerc, 75), Jauzion, Donguy ; (o) Skrela, (m) Michalak ; Dusautoir (cap, puis Picamoles, 43), Sowerby, Lamboley ; Millo, Maestri ; Lecouls (puis Johnston, 41), Servat (puis Lacombe, 75), Poux (puis Human, 41).
Perpignan : Porical ; Sid, Marty, Grandclaude, Burger ; (o) Hume, (m) Durand ; Britz, Tonita, Le Corvec ; Tchale Watchou, Olibeau ; Mas (cap), Guirado, Freshwater.

Le Stade Toulousain, lors de la seizième journée du Top 14, a remporté un match important face au champion de France en titre. Vainqueurs de Perpignan, les Rouge et Noir restent calés dans le peloton de tête du classement et sont toujours en course sur deux tableaux pour la suite de la saison. Les joueurs n'auront pourtant pas le temps de savourer ce succès de prestige : dès dimanche, ils se rendront à Bayonne, pour un match tout aussi capital. 


Perpignan attaque fort


Perpignan
attaquait le mieux la partie et campait dans les 22 toulousains dès le coup d’envoi. A maintes reprises, la défense rouge et noire semblait sur le point de craquer, mais il y avait toujours un sursaut, un dernier défenseur pour annihiler les velléités offensives catalanes. Une interminable séquence s’achevait ainsi par un drop usapiste manqué, alors que la situation était plus que prometteuse. Le score restait nul et vierge, et on pouvait dire que le Stade s’en sortait (plus que) bien.
Et pourtant, Toulouse allait marquer en premier. Encouragé par un public loin d’être profane et qui sentait ses protégés en difficulté, Skrela passait un drop sur la première possession des siens dans le camp adverse. Le réalisme stadiste se confirmait quelques instants plus tard : à l’issue d’un groupé-pénétrant qui avait progressé sur une bonne dizaine de mètres, Perpignan se mettait à la faute. Michalak, dans une position loin d’être évidente, doublait la mise et donnait six points d’avance à son équipe.

Mais, alors que l'on pensait le match des Toulousains définitivement lancé, l'USAP mettait à nouveau le nez à la fenêtre et scorait en bout de ligne, à l'issue d'un mouvement à multiples temps de jeu et fort bien construit. Britz aplatissait pour les visiteurs, et l'écart était désormais réduit à sa plus simple expression (5-6, 18ème). 
Les débats avaient tendance à s'équilibrer par la suite. Les deux formations étaient solides sur leurs bases et chacune d'elles, en position d'attaque, se heurtait à une défense bien en place. La seule opportunité à signaler était l'oeuvre de Donguy, très en vue depuis le début de la rencontre, qui s'échappait sur son aile pour être repris à une quinzaine de mètres. Cette séquence venait illustrer parfaitement à quel point l'arrière-garde catalane savait se montrer belliqueuse, dans le bon sens du terme, face aux assauts toulousains. Mais, imperceptiblement, les hommes de Novès s'installaient dans le camp adverse. Sur un maul à nouveau conquérant, ils obtenaient une nouvelle pénalité, réussie par Michalak.

A l'exception d'une chaude action en faveur des Catalans mais sur laquelle les Toulousains restaient vigilants, plus rien n'était à signaler jusqu'à la pause. Le Stade menait de quatre points, et à l'exception d'une entame où il avait été clairement en difficulté, il avait plutôt bien mené sa barque. Restait à confirmer cela au cours du deuxième acte, car l'étroitesse du score ne donnait aucune garantie à ce moment-là.


 Poitrenaud décisif


La reprise, du reste, confirmait qu'il était bien trop tôt pour s'endormir sur ses lauriers : Porical passait une pénalité à la 42ème et sa formation, à nouveau, revenait à un point (8-9). La partie, dès lors, s'emballait quelque peu, et on assistait à quelques relances osées, à l'image d'une touche rapidement jouée par Poitrenaud pour lui-même, dans ses 22, et qui échappait à deux vis-à-vis pour s'échapper sur une quarantaine de mètres.

Les deux équipes, par la suite, se partageaient à peu près équitablement la possession, et le jeu se cantonnait au milieu de terrain. Les points, c'était désormais une évidence, allaient désormais valoir très cher, et il allait falloir saisir la moindre opportunité. Or, sur une chandelle à nouveau récupérée par un Donguy toujours aussi présent, Michalak manquait de peu son premier coup de pied de la soirée après une faute catalane. Quelques instants plus tard, depuis plus de cinquante mètres, Fritz ne connaissait pas plus de réussite, et le score n'évoluait pas. 

On regrettait évidemment ses opportunités manquées, mais elles symbolisaient pourtant un changement de physionomie : peu à peu, Toulouse mettait la main sur le ballon, et l'USAP passait le plus clair de son temps à défendre. Cela était certes encourageant, mais le seul point qui séparait les deux équipes ne permettait pourtant pas d'envisager la suite avec un maximium de sérénité.

Mais dans la continuité, Michalak, depuis plus de 40 mètres, renouait avec la réussite au pied. Toulouse reprenait quatre points d'avance et se mettait à l'abri d'un drop ou d'une pénalité. Cela n'était pas rien, mais ne durait pas, suite à trois points réussis par Porical. Il restait environ dix minutes à jouer. Quelques instants plus tard, on assistait à la plus belle occasion de la deuxième période : Donguy, à la réception d'un superbe coup de pied de déplacement de Skrela, n'était pas loin d'aller derrière la ligne, malgré les plaquages de plusieurs défenseurs. L'action se poursuivait, et si Johnston prenait le trou, il était aussi rattrapé. 

Mais l'abnégation toulousaine allait finir par payer : suite à un coup de pied à suivre dans les cinq mètres catalans, un Sang et Or était certes le premier sur le ballon, mais voyait sa passe interceptée par Poitrenaud, venu au pressing. Toulouse menait de huit points, soit le plus grand écart depuis le coup d'envoi. Le Stade monopolisait le ballon par la suite, poursuivant sa domination. Skrela passait un nouveau drop et la victoire des siens, désormais, ne faisait plus de doute. Globalement, et surtout au vu du deuxième acte, c'était mérité.

 
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