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Samedi 06 septembre

CA BRIVE / STADE TOULOUSAIN

à 14h45

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Stade Toulousain / USAP

Longtemps malmenés par Perpignan, les Toulousains se sont finalement imposés 21 à 17(sans bonus offensif) lors de la 10ème journée du Top 14.
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat USAP 21 à 17 (mi-temps : 12-10)
Temps frais ; belle pelouse ; 25.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Doyle (Ang)
Pour le Stade Toulousain : 7 pénalités de McAlister (9, 16, 25, 38, 57, 68) et Beauxis (75).
Pour l'USAP : 2 essais de Sid (3), Chouly (55) ; 2  transformations de Hook (3, 55).
Stade Toulousain : Médard ; Matanavou, Fritz, Jauzion, Donguy ; (o) MacAlister (puis Beauxis, 68), (m) Doussain (puis Vergallo, 55) ; Picamoles (puis Nyanga, 60), Sowerby, Bouilhou (cap) ; Millo-Chulski (puis Maestri, 65), Lamboley ; Falefa (puis Johnston, 48), Servat, Poux (puis Montès, 79).
Perpignan : Michel ; Sid, Marty, Mermoz, Battle ; Hook (o), Cazenave ; Perez, Chouly, Tonita ; Tchale-Watchou, Olibeau, Mas, Guirado, Freshwater.

Le Stade s'est imposé face à Perpignan lors de la dixième journée du Top 14, samedi au Stadium. Cette victoire, obtenue avec le renfort des internationaux, est la huitième depuis l'entame de la saison et permet de tourner temporairement la page championnat sur une bonne note. Dimanche, c'est la H Cup qui sera sur le devant de la scène, avec la venue du club anglais de Gloucester à Ernest Wallon.

 

L'USAP frappe d'entrée


Les premiers instants de la rencontre montraient que Perpignan ne s'était pas rendu en Haute-Garonne dans le seul but de voir du pays. Tranchants, incisifs, les Catalans développaient un rugby de qualité, dans un premier temps contenu par une défense stadiste très concernée. Puis Mermoz, à la troisième minute, traversait tout le terrain pour être repris aux 22. L'action n'était pas terminée, et un merveilleux coup de pied de déplacement, signé Hook, trouvait Sid, qui devançait Servat avant d'aplatir. L'USAP prenait les devants.

Quelque peu sonné, le Stade mettait quelques instants avant de réagir. Puis développait son premier mouvement d'envergure, avant que l'arbitre, M. Doyle, ne signale une position de hors-jeu de ligne des visiteurs. De 30 mètres environ, sur le côté, McAlister trouvait la cible (3-7, 9ème).
Toulouse revenait au score, mais se faisait une nouvelle fois transpercer dès le coup d'envoi. Cette fois, c'était Tonita qui se faisait la malle, et c'était un petit miracle si un deuxième essai n'était pas au bout.

Bref, tout n'allait pas pour le mieux, et globalement, la possession par la suite était en faveur des visiteurs. Mais sur une action, un plaquage impressionnant de Donguy mettait l'équipe adverse sur le reculoir, tant et si bien qu'elle était sanctionnée. McAlister doublait la mise, et ramenait les siens à un points (6-7, 16ème).

Les choses, peu à peu, se mettaient en place. Sur un turn-over dans les 22 toulousains, Matanavou récupérait le cuir, grillait son vis-à-vis et s'échappait jusqu'à la moitié du terrain. L'ailier tapait à suivre mais était finalement devancé in extremis au moment de récupérer le ballon. Dommage, mais sur le coup, les Rouge et Noir avaient gagné soixante mètres.

Le même Matanavou, quelques minutes plus tard, réalisait un autre joli numéro, point de départ d'une séquence où Toulouse obtenait logiquement une pénalité, pour un hors-jeu. McAlister réussissait son troisième coup de pied de la journée et le Stade, pour la première fois, prenait l'avantage (9-7, 25ème). Un avantage de courte durée, car 120 secondes plus tard, Hook passait presque tranquillement un drop monumental de cinquante mètres.

Passée la demi-heure de jeu, c'est Perpignan qui mettait la main sur le ballon. Jusqu'alors, les Sang et Or prouvaient qu'ils méritaient infiniment mieux que leur classement actuel. En face, les coéquipiers de Jean Bouilhou ne déméritaient pas, et obtenaient d'ailleurs une nouvelle opportunité de prendre les devants. Mais McAlister, de plus de cinquante mètres, voyait le ballon passer à droite des poteaux. Le Néo-Zélandais avait plus de réussite à la 38ème, et la marque passait à 12-10.

C'est sur ce score que les deux formations regagnaient temporairement les vestiaires. Evidemment, l'affaire était très loin d'être entendue à ce moment-là.

 

Chouly double la mise


La reprise débutait par un formidable numéro en solo de McAlister, qui, à lui tout seul, progressait d'une trentaine de mètres. Sa passe acrobatique, était malheureusement mal captée par Bouilhou, qui commettait un en-avant. Dommage, mais Toulouse, au moins, avait attaqué le deuxième acte par le bon bout. Cette bonne impression était confirmée quelques instants plus tard, avec une action bien maîtrisée, achevée par un drop de McAlister qui, pourtant bien positionné, ne trouvait pas le bon chemin. 

Dans la foulée, Hook, sur la ligne médiane, trouvait le poteau. Voilà qui confirmait l'impression selon laquelle la partie pouvait se jouer à rien. Mais d'un point de vue général, les Rouge et Noir semblaient dans de meilleures dispositions que lors des quarante premières minutes. Une superbe opportunité, suite à un ballon tapé à suivre de Matanavou, s'offrait d'ailleurs à eux, et si l'essai n'était pas au bout, l'équipe obtenait une pénalité, manquée par McAlister.

On ne pouvait que le regretter, car l'USAP, sur sa première incursion dans la moitié de terrain toulousaine depuis le retour des vestiaires, marquait son deuxième essai, inscrit de près par Chouly, après un très bon travail de Sid. Hook transformait, et la marque passait à 12-17. Les choses commençaient à tourner au vinaigre, même si, dans la continuité, le Stade obtenait une pénalité sur mêlée, convertie par McAlister (15-17, 57ème).

Les locaux, par la suite, jetaient leurs forces dans la bataille, et dominaient. McAlister, de... 63 mètres, était un poil court sur pénalité, et son équipe restait derrière. A l'heure de jeu, un ballon tombé par les Catalans était tapé au pied par Donguy, qui semblait par la suite victime d'un tirage de maillot, sans que M. Doyle ne siffle.

McAlister, à nouveau à distance très lointaine, ne connaissait pas plus de réussite sur pénalité  (66ème), alors que les minutes défilaient. Mais à force d'avoir la main sur le ballon, les hommes de Novès forçaient Perpignan à passer son temps à défendre, et à multiplier les fautes. De 47 mètres, McAlister, cette fois, trouvait la cible, et son équipe reprenait l'avantage (18-17).

Rien n'était gagné, mais par la suite, le Stade ne baissait pas de rythme et poursuivait sa domination. Beauxis, à peine entré en jeu, manquait une pénalité lointaine pour une poignée de centimètres, mais convertissait la suivante. Il restait cinq minutes à jouer, et le Stade possédait quatre points d'avance. Une marge qui allait rester intacte jusqu'au coup de sifflet final. La victoire avait été ô combien difficile à obtenir, mais elle n'en était pas moins précieuse.

 

Photos du match

 
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