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Samedi 16 août

STADE TOULOUSAIN / US OYONNAX

Ernest Wallon à 18h30

Les nouveaux maillots BLK du Stade Toulousain

Compte rendu

Match Toulon / Stade Toulousain

Les Toulousains se sont inclinés face à Toulon (13-18), au stade Vélodrome, lors de la septième journée du Top 14.

A Marseille (Vélodrome) - Toulon bat Stade Toulousain 18 à 13 (mi-temps : 3-3)
Temps couvert ; pelouse grasse ; 60.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Garcès (Béarn)
Pour Toulon : 3 pénalités de Wilkinson (21, 55, 60) ; 3 drops de Wilkinson (41, 44, 63).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Michalak (52) ; 1 pénalité d'Elissalde (67) ; 1 transformation d'Elissalde (52); 1 drop de Michalak (15) .
Toulon : Lamont ; Marienval, Kefu, Robinson, Sinoti ; (o) Wilkinson, (m) Mignoni ; El Abd, Fernandez-Lobbe, Van Niekerk (cap) ; Skeate, Suta ; Kubriachvili, Bruno, Emmanuelli.
Carton jaune : Kubriachvili (24)
Stade Toulousain : Médard (puis Donguy, 48) ; Clerc, Jauzion (puis David, 65), Fritz (puis David, 30-40), Heymans ; (o) Michalak, (m) Elissalde ; Dusautoir (cap, puis Maka, 65)), Picamoles (puis Sowerby, 53), Nyanga ; Albacete, Millo-Chluski ; Lecouls (puis Poux, 53), Servat, Human (puis Johnston, 65).
Carton jaune : Nyanga (46)

Le Vélodrome, décidément, ne réussit guère aux Toulousains ces dernières saisons. Après y avoir été battu par Clermont en demi-finale il y a trois ans puis par le RCT, déjà, lors de la saison dernière, le Stade a chuté face à Toulon pour le compte de la 7ème journée du Top 14. Les Rouge et Noir n'ont pourtant pas démérité sur la pelouse habituellement dévolue à l'Olympique de Marseille, et le point de bonus défensif apparaît comme une juste récompense. Samedi prochain, c'est un nouveau sommet qui attend les Toulousains, avec la venue du Stade français au Stadium.

 

Une entame intéressante

 
La première action significative de la partie était en faveur des Toulousains, dès la 3ème minute. Fritz, à la conclusion d'une séquence de toute beauté où s'étaient illustrés Médard, Human et Michalak, tapait à suivre jusque dans l'en-but, mais était devancé au moment d'aplatir.  Sur ce coup-là, les Stadistes avaient réalisé une superbe illustration de passes après contacts, et avaient créé une première brèche dans l'arrière-garde varoise.

Les joueurs de Novès réussissaient en tout cas un début de match qui faisait plaisir à voir. Ils tentaient beaucoup et développaient des mouvements intéressants, s'offrant même le luxe de récupérer de précieuses munitions au sol, sur des ballons au départ toulonnais. A la 13ème minute, Médard était projeté en touche à dix mètres de l'en-but toulonnais, à la conclusion d'une action certes stérile mais bien menée.
Au quart d'heure de jeu, après un groupé-pénétrant toulousain qui pénétrait dans les 22 du RCT, Michalak claquait un drop impeccable. Très objectivement, cette ouverture du score était on ne peut plus conforme à la physionomie des débats, tant les Toulousains affichaient une belle maîtrise depuis le coup d'envoi.

A la 21ème, alors que les visiteurs étaient toujours bien dans leur match, une relance renversante de Lamont faisait progresser son équipe d'une cinquantaine de mètres. Cette envolée se terminait par une pénalité en faveur des Toulonnais, réussie par Wilkinson (3-3). Dans la foulée, après une perte de balle de Jauzion, Toulon développait une rapide contre-attaque sur laquelle la ligne stadiste était sanctionnée pour hors-jeu. Wilkinson manquait son coup de pied, et le score n'évoluait pas.

Un premier tournant intervenait à la 25ème minute, quand Kubriachvili, coupable d'une obstruction sur Michalak, écopait d'un carton jaune, qui paraissait un peu sévère. Michalak, sous la bronca du public, voyait son coup de pied passer de peu à côté des poteaux. Le score restait de parité, mais Toulouse allait passer dix minutes en supériorité numérique. Cela ne débutait d'ailleurs pas de la meilleure des façons, car Toulouse concédait une pénalité qui permettait à ses adversaires de se positionner dans son camp. Cela faillit d'ailleurs se terminer par un drop de Wilkinson, mais le stratège anglais, il est vrai à près de quarante mètres, connaissait un nouvel échec.
Par la suite, les coéquipiers de Dusautoir perdaient quelques ballons que Toulon s'empressait d'enterrer, afin de laisser courir le chronomètre. A la 35ème, David, entré en lieu et place de Fritz, prenait le trou mais commettait un en-avant sur sa passe à destination de Nyanga au moment où il était plaqué. Dommage, car le décalage était fait et l'essai semblait pouvoir être au bout.
Les deux équipes se quittaient temporairement sur ce score de 3-3. Globalement, les Rouge et Noir avaient bien mené leur affaire et s'étaient montrés plutôt dominateurs. On regrettait simplement le nombre trop important de ballons rendus et cette situation à 15 contre 14 qui n'avait débouché sur rien de concret.

 

Wilkinson, Monsieur Drop

 
La reprise ne débutait pas de façon idéale pour les Toulousains, qui encaissaient d'entrée de jeu un drop de Wilkinson. Comme cela avait été le cas au cours du premier acte, les Stadistes étaient efficaces en conquête, subtilisaient des ballons sur des touches adverses, mais perdaient trop de ballons sur des maladresses. Wilkinson, en face, faisait payer la note : l'Anglais claquait son deuxième drop en l'espace de trois minutes et portait l'avance des siens à six points.

Tout allait mal, décidément : à la 46ème, Dusautoir, sur un regroupement, était sanctionné pour un rucking, alors que le joueur toulonnais incriminé était couché sur le ballon. Pénalité pour Toulon et carton jaune pour... Nyanga, suite à une erreur d'appréciation du corps arbitral ! Mais le Stade, réduit à 14, allait réagir : Michalak, dans ses 22, interceptait une passe de Van Niekerk, et sprintait sur soixante mètres : après avoir échappé à une cuillère de Wilkinson, il allait entre les barres. Toulouse reprenait l'avantage (10-9), mais pour quelques instants seulement : après un nouveau ballon perdu sur une maladresse, le Stade concédait une pénalité, convertie par Wilkinson.

Trop souvent sanctionnés, les joueurs de la ville rose manquaient d'encaisser une nouvelle pénalité, de 55 mètres, de Wilkinson. Menés de deux points, ils peinaient à prendre le jeu à leur compte comme ils l'avaient fait lors du premier acte. A l'heure de jeu, Clerc était pénalisé pour avoir gardé un ballon au sol et Wilkinson, en position nettement plus aisée que précédemment, creusait l'écart (15-10). L'ouvreur du XV de la Rose, totalement déchaîné, passait son troisième drop de l'après-midi à la 65ème minute.

Désormais menés de huit points, les Toulousains étaient hors des clous pour le bonus défensif. Il faut dire que Toulon, totalement transfiguré par rapport à la première mi-temps, était cette fois dominateur et méritait de mener au tableau d'affichage. Le Stade, cela dit, ne s'avouait pas vaincu et avait le mérite de ne pas baisser les bras. A la 66ème, le Stade exerçait une forte pression dans les dix mètres toulonnais et le RCT finissait par se mettre à la faute. Elissalde réduisait l'écart, et son équipe avait sur ce coup-là fait preuve de réalisme (13-18, 67).
Rien n'était perdu, et Clerc venait le rappeler, en passant au milieu d'une forêt de joueurs adverses. Alors que l'ailier allait entrer dans les 22 et défier Wilkinson en position de dernier défenseur, il était fauché par une cuillère.
Malgré un impressionnant baroud d'honneur sur la dernière possession et un arbitrage vidéo nécessaire pour annihiler une ultime action de Clerc, rien n'était lâché par Toulon, qui s'imposait donc. Le bonus défensif, comme cela avait été le cas à Perpignan et Clermont, était certes bon à prendre, mais il semblait bien qu'il y avait la place de ramener un résultat positif de ce déplacement.

 
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