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Samedi 19 avril

US OYONNAX / STADE TOULOUSAIN

à 14h55

Compte rendu

Match Toulon / Stade Toulousain

Après avoir viré en tête à la pause, les Toulousains ont été battus par Toulon (21-9), au Stade Vélodrome, lors de la 24ème journée du Top 14.
A Marseille (Vélodrome) - Toulon bat Stade Toulousain 21 à 9 (mi-temps : 3-6)
Temps ensoleillé ; belle pelouse ; 53.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour Toulon : 2 essais de Sackey (53, 56) ; 2 pénalités de Wilkinson (51, 70) ; 1 transformation de Wilkinson (53) ; 1 drop de Wilkinson (16).
Pour le Stade Toulousain : 3 pénalités de Fritz (3, 32) et Doussain  59).
Toulon : Lamont ; Sackey, Lovobaluvu, Henson, Sinzelle ; (o) Wilkinson, (m) Cibray ; El Abd, Van Niekerk (cap), Missoup ; Samson, Suta ; Hayman, Bruno, Emmanuelli.
Carton jaune : Van Niekerk (34)
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Médard, 55) ; Delasau, Fritz, Jauzion, Caucaunibuca ; (o) Doussain, (m) Vergallo (puis Donguy, 67) ; Nyanga (cap, puis Galan, 71), Sowerby, (puis Picamoles, 50) Lamboley ; Maestri, Millo (puis Boukerou, 57) ; F. Johnston (puis C. Johnston, 50), Lacombe (puis Servat, 50), Poux (puis Tarroque, 57).

Une semaine après un succès homérique en quart de finale de Coupe d'Europe, le Stade s'est inciné au Vélodrome, face à Toulon, lors de la 24ème journée du Top 14. Rien n'est bien sûr dramatique dans cette défaite, et le staff n'avait pas caché, avant la rencontre, que la grande priorité était la venue de Bourgoin à Ernest Wallon, samedi. En cas de victoire sur les Isérois, en effet, la route vers l'accession directe aux demi-finales serait dégagée.
 
Jaune pour Van Niekerk

Les Toulousains réalisaient une entame intéressante et monopolisaient le ballon. Ils obtenaient même une pénalité, suite à une mêlée conquérante. Depuis la ligne médiane, avec un léger vent dans le dos, Fritz ouvrait tranquillement le score.  Globalement, les deux équipes n'étaient pas totalement entrées dans la partie, qui manquait de rythme dans les premières minutes. Le Stade, lui, se contentait de faire des choses simples, et y parvenait plutôt bien.

Si Toulon, logiquement, mettait peu à peu le nez à la fenêtre, les Rouge et Noir contenaient bien les assauts adverses. Ils obtenaient même une deuxième pénalité sur mêlée, Haymans ayant été encore une fois sanctionné. Trop lointaine pour être tentée, cela permettait néanmoins aux Stadistes d'occuper le terrain.
Mais le RCT, même en souffrance, peut compter sur un joueur de la trempe de Wilkinson, qui, en déséquilibre, réussissait un drop de plus de cinquante mètres, pour égaliser !

Cela ne mettait pas un terme, cela dit, aux bonnes volontés toulousaines. Doussain obtenait une pénalité, qui semblait prendre le bon chemin, mais non validée par M. Poite, qui ne jugeait pas utile de faire appel à la vidéo. Fritz, en position lointaine, ne trouvait pas non plus la cible quelques minutes après, et les visiteurs avaient déjà laissé échapper six points.

Les minutes défilaient, et la partie impressionnait par son intensité, notamment dans les rucks. Toulon se montrait extrêmement fébrile et rendait beaucoup de ballons à un adversaire qui n'en demandait pas tant. Peu après la demi-heure de jeu, Fritz passait un nouveau coup de pied, en position toujours aussi délicate. Sur le renvoi, Poitrenaud captait impeccablement le ballon et était plaqué dangereusement par Van Niekerk, qui écopait d'un carton jaune.

Par la suite, en supériorité numérique, le Stade dominait les débats, mais sans parvenir à creuser l'écart. Fritz, à la conclusion d'une très longue séquence, tentait un drop qui passait de peu à côté. Le score en restait là et Toulouse regagnait les vestiaires en menant 6 à 3. On pouvait presque regretter ce faible écart, car contre toute attente, les hommes de Guy Novès avaient passé quarante minutes presque tranquilles.
 
Cinq minutes fatales

Le Stade, à l'image de ce qu'il avait fait lors du premier acte, réalisait une entame intéressante. Doussain, sur pénalité, voyait le ballon s'écraser sur la transversale et Jauzion, qui récupérait le cuir, était à deux doigts d'aller derrière la ligne. Toulouse venait de laisser passer une belle occasion, mais continuait de bien tenir le choc, en conservant le ballon.

Doussain, à l'ouverture, orientait parfaitement le jeu des siens et occupait parfaitement le terrain. Depuis l'entame de la seconde période, Toulon n'avait pas encore passé la ligne médiane balle en mains, mais sa première incursion allait être la bonne, via une pénalité de Wilkinson, qui égalisait (6-6, 51ème). Cette fois, les Varois étaient lancés, et ils inscrivaient leur premier essai sur leur première opportunité, après une belle action de Lovobalavu, qui tapait au pied pour Sackey, qui marquait.

L'ailier anglais se mettait en évidence en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, en résistant à plusieurs plaquages pour réussir un doublé. En l'espace de quelques minutes, Toulouse avait pris l'eau et annihilé ses chances de succès. Mais les coéquipiers du capitaine Nyanga n'abdiquaient pas, et réduisaient l'écart, grâce à une pénalité de Doussain. Le tableau d'affichage indiquait 18-9, et le point de bonus défensif restait envisageable.

Maxime Médard, sur une action de classe, passait en revue la quasi totalité de la défense adverse, pour finalement être repris à trois mètres. Le soutien était là, mais Donguy laissait échapper le ballon. On pouvait le regretter, car c'était une occasion en or qui venait de passer. Dans la foulée, Wilkinson, toujours aussi précieux, passait un coup de pied pourtant fort délicat pour corser l'addition.

Plus rien ne changeait jusqu'au coup de sifflet final, et Toulouse renrait donc bredouille du Vélodrome. Si cela ne devrait pas prêter à conséquence pour la suite des opérations, il y avait de quoi nourrir quelques regrets, tant le Stade avait tenu la dragée haute à son adversaire durant plus d'une mi-temps.

 
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