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Samedi 04 octobre

STADE TOULOUSAIN / STADE FRANÇAIS

Ernest Wallon à 20h45

Compte rendu

Match Toulon / Stade Toulousain

A Marseille (Vélodrome) - Toulon bat Stade Toulousain 32 à 28 (mi-temps : 16-13)
Temps agréable ; bonne pelouse ; 40.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées)
Pour Toulon : 2 essais de Mermoz (19) et Michalak (68) ; 6 pénalités de Michalak (8, 21, 29, 49, 59, 65) ; 2 transformations de Michalak (19, 68).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Doussain (5) ; 6 pénalités de Beauxis (17, 34, 58, 61, 70, 74) ; 1 transformation de Beauxis (5) ; 1 drop de Beauxis (41).
Toulon : Armitage ; Mitchell, Bastareaud, Mermoz, Smith ; (o) Michalak, (m) Tillous-Borde ; Fernandez Lobbe, Armitage, Smith ; Rossouw, Suta ; Hayman, Burden, Chiocci.
Stade Toulousain : Huget ; Clerc, David (puis Matanavou, 69), Fritz, Gear ; (o) Beauxis, (m) Doussain ; Qera, Picamoles (puis Galan, 53), Nyanga (cap, puis Camara, 50) ; Tekori, Millo-Chluski (puis Albacete, 50); Johnston (puis Montès, 37), Tolofua, Steenkamp (puis Ferreira, 50). 
Carton jaune : Qera (65)

Les Toulousains réalisaient une entame plus que convaincante : ils monopolisaient le ballon, franchissaient fréquemment grâce à la puissance de Picamoles, et prenaient logiquement le score, grâce à un essai de Doussain, parfaitement servi par Fritz. On jouait depuis moins de cinq minutes, et le Stade semblait parti sur les mêmes bases qu'une semaine plus tôt au Stade de France

Malgré la réduction du score de Michalak, sur pénalité, les Rouge et Noir poursuivaient sur leur lancée, avec une seule idée en tête : jouer, relancer et faire courir l'adversaire. Et si le jeu au pied était parfois approximatif, à l'ilage d'une touche non trouvée sur pénalité, l'ensemble faisait plaisir à voir. 
En touche, la mire, en comparaison de la semaine passée, était parfaitement réglée, alors que côté varois, on ne pouvait pas en dire autant : Nyanga et les siens récupéraient par ce biais de précieuses munitions, mais sans pouvoir se procurer de véritables occasions.

Alors que le quart d'heure de jeu était passé, la domination toulousaine était toujours de mise, et l'essentiel du jeu se déroulait dans les 22 du RCT. Les assauts de Picamoles faisaient énormément souffrir la défense adverse, et Beauxis, sur pénalité, ajoutait trois points, ce qui était plus que mérité. 
Mais, comme il fallait s'y attendre, Toulon allait réagir : une splendide action collective, menée par MichalakMitchell et Mermoz était conclue par ce dernier. Les deux équipes étaient à égalité (10-10).

Moins de deux minutes plus tard, les locaux récupéraient une pénalité sur mêlée, et Michalak, de plus de 50 mètres, donnait pour la première fois l'avantage à son équipe. Il faut dire qu'incontestablement, Toulon s'était ressaisi, à l'image d'une mêlée en faveur du Stade dans les 22 varois mais gagnée par le pack de Bernard Laporte.

Ce changement de physionomie se confirmait par la suite : Toulon dominait et n'était pas très loin d'inscrire son deuxième essai. La défense stadiste résistait tant bien que mal mais se mettait à la faute. Michalak faisait passer la marque à 16-10. 
Toulouse venait de passer un bien mauvais quart d'heure, en encaissant treize points de rang. Mais la réponse ne tardait pas, avec une pénal'touche à dix mètres parfaitement négociée. Hélas, les charges répétées de TekoriQera et Picamoles ne trouvaient pas la faille, alors que dans la foulée, une nouvelle touche, cette fois à cinq mètres, était perdue. 

Beauxis, à la 33ème, exploitait une faute de Smith sur un regroupement, et les joueurs de la ville rose revenaient à trois points. Globalement, le Stade finissait bien le premier acte, mais perdait malheureusement Johnston sur blessure. Sans préjuger de la gravité de celle-ci, il s'agissait d'une bien mauvaise nouvelle, à une semaine du quart de finale européen.

Le score n'allait plus évoluer, malgré quelques situations intéressantes mais qui ne donnaient rien, en raison notamment de quelques approximations en touche. Un secteur qui, après une entame irréprochable, connaissait quelques ratés.

 

Michalak au four et au moulin 
 

Dès la reprise, Tekori récupérait au sol un ballon dans les 22 toulonnais. Un petit exploit immédiatement récompensé par un drop impeccable de BeauxisToulouse égalisait, et la suite incitait à l'optimisme, entre relances inspirées et jeu au pied millimétré. 
Par la suite, le Stade monopolisait le ballon, et la puissance de ses avants, notamment Steenkamp, occasionnaient de gros dégâts. Une grosse séquence s'achevait par une nouvelle tentative de drop, mais cette fois, Beauxis, il est vrai de près de 50 mètres, échouait.

La rencontre, en tout cas, était toujours aussi rythmée et agréable à suivre. Les deux formations se rendaient coup pour coup et Toulon, après un ballon gardé au sol par Clerc, reprenait l'avantage.
Alors que Picamoles devait céder sa place sur blessure, Beauxis voyait un nouveau drop passer à droite des poteaux. Une occasion venait de s'envoler, mais on sentait les Stadistes en mesure de réussir un coup au Vélodrome.

A la 56ème, Toulouse récupérait une pénalité plus que précieuse sur mêlée. Beauxis égalisait, mais pour quelques instants seulement, car Michalak passait à son tour trois points. 
La partie, c'était maintenant évident, allait se jouer à rien. Après une position de hors-jeu de ligne, Beauxis, en position très lointaine, ramenait le score à 22-22. C'est à partir de ce moment-là que le RCT allait connaître un gros temps fort. La séquence, interminable, n'allait pas au bout, mais les dégâts étaient conséquents : carton jaune pour Qera et pénalité réussie par Michalak...

La suite allait virer au vinaigre : après un ballon mal contrôlé par Galan sur une chandelle, Michalak récupérait, tapait au pied pour lui-même et aplatissait. En quelques secondes, Toulouse avait encaissé dix points et se trouvait désormais hors du bonus défensif. 
Fort heureusement, Beauxis, depuis la ligne médiane, passait une monstrueuse pénalité et ramenait les siens à sept points, puis à quatre, après que le pack toulonnais eut été sanctionné en mêlée. 

Malgré ce sursaut, plus rien n'allait être marqué. Le Stade ramenait donc du Vélodrome le bonus défensif. Une performance méritoire, même s'il faut maintenant attendre la fin du championnat pour savoir s'il s'agit bel et bien d'une bonne opération. 

 
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